‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 170 sur 395 · BLANC — BLANCHIR SOUS LE HARNOIS · texte numérisé non relu

BLANC — BLANCHIR SOUS LE HARNOIS

gemre, Inzarre, tous deux sont bons; mais bizarre est tout à fait de la Cour, en quelque sens qu^on le prenne. Aussi la prononciation de bizarre avec un x est beaucoup plus douce et plus agréable que celle de bigearr$ avec le gea; M. Coeâeteau a toujours écrit bizarre. Les Espagnols disent aussi bizarro; mais ce mot signifie parmy eux leate et brave ou galant n (au lieu àe/antaique ou moroee, comme chei nous). — Palru dit à ce sujet : «rEn son vHiêtoire Rom,, Goeffeteau dit la bizarrerie de eee déparlemen$, parlant de Cafigula. Bizarre ffàgm^e fantasque et bizarrerie signifie extravagance, n — L^ Académie française (170a) ajoute : ffOn ne dit présentement plus que bizarre; ce qui fait voir que ce mot-là est le seul dont on se doive servir, c^est que ceux qui ont dit bigearre n^ont point dit bigearre^ ment ny bigearrerie, mais bizarrement et bizarrerie,v - Yâdoilas, édit. Cnassang, II, p. &-6.

En effet, dans Agieilat {i()6^)y Corneille a parlé de

573 Tamour, dont la bizarrerie

Se jour? assez souvent du fond de notre cœur.

Cependant René Bary, dans sa Rhétorique, édition de 1676 (la première est de i663), admet encore bizarre et bigearre; mais, dit-il, tries délicats sont pour le premier mot?». — En 1680, Richelct donne bizarre et bigearre, mais bizarre comme plus usité; Furetière (1690) donne bizarre ou bigearre, sans indiquer de préférence; en 169a , dans sa i'* édition, l'Académie donne 6t2«rrr0 seul ; mais, dans ses éditions de 1718 et 17/10, elle renvoie de bigearre à bizarre, sans observation; à partir de 1769, bigearre disparaît.

Blanc, monnaie.

i&3i 11 te coûta six blancs lorsque tu m'en fis don. - Dép. am., IV, /i.

i*i8 On luy baille une grosse somme,. . .

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