‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 181 sur 395 · BOTTE · texte numérisé non relu

BOTTE

i65 Et les charmes de tes bwiéi N^ont-ils pas sur les volontés Une si parfaite puissance. ,

Malb., Ode à M. le Gr, Ecuyer, texte de i63o (Coll. des Gr. Ecriv.), 1. 1, p. 1 SI.

Sur la tendance k employer le pluriel pour le singulier, voir U. Ëstienuc, Langage fr, ilalianué, t. II, p. iii-iia, édit. Liseux, et, dans ce Lexique, les mois ardeun, indémeneee.

Ces demoiscaux et demoiselles. . . disent-ils bontêz d'une âme ou clartez d'un astre au pluriel? amitié pour amour T. . . ealaire pour loyer? toy pour voue à ceux qu'ils honorent ... 7 Yeu que ces nouveaux ouvriers se parent sans scrupule de ces (açons de parier. - M"* db Goubrat, L'Ombre, 1697, p. 6a 1-69 a.

Botte, terme d'escrime.

Ahl quelle brave hotte il vient là de lui porterl — Princ. d'EL, II, 5.

Soutenez, marauds, soutenez. Allons I A cette botte! à cette autre!

Fourb, de 5cap., II, 6.

Les hons coups s'appellent boite franche.

Le P. Rbr^ Fbançois, Merv» de la nature, in-4% 1696, p. i55.

Une fille de chambre qui faisoit la Sain(e-n'y-touche , luy voulant allonger une IfOtte franche, \\iy dit. . . - D'Outillb, Conteê, 1 6hU ; Paris, Jouaust, i883 , II, p. 76.

J'avois cent fois dans le sans chaud Juré dans notre camp tout haut Que je vouloisyàtr0 une botte, Après le retour de la flotte, Contre ce traître empoisonneur.

ScABBoif, Virg. trav., Paris, David, 1706, 1, p. loS.

Nous portâmes dans leurs posleres

Des estocades mortifères.

Et disions : Je n'y pensois pas,

Quand, portans trop haut ou trop bas.

Nous n'ajustions pas bien la botte, - Id., ibid,, p. 1^5.

II no parioit que de darder, D'eslocader, défaire Lotte.

DâssoucT, Ovide en belle humeur, i65o, in-4% p. 91.

96 Ils mirent l'épcc à la main.

Et, jetant à bas leurs calotes.

Se tirèrent diverses bottée, - Lobbt, Mute hûtor,, 3 novembre 1657.

n luy porte, ayant bien quarté,

Une botte dans le costé. - Bicheb, Ovide bouffon, 1669, p. 696.

* Le mot, dans ce sens, vient de l'italien botta, coup porté.

Au figuré :

Pour un fourbe qui n'a que vos feux pour ressource. Vous avez fait porter cette botte à ma bourse.

MoMTPLEUBT, GentUh, de Beauce, V, T).

Page 1