BONNET — BONTÉS
Elle (cette pièce de poésie) m*a semblé quelquefois bien raffinée, ci m^a fait souvenir de cet ancien orateur qui ne roulolt pas dire sans figure : «r Je vous donne le bonjour.i> - Balzac, LeU. à Chapelain, i5 mars i6âo, édit. 1669, p. 98.
Qui dit amoureux dit impatient, et qui dit impatient suppose un homme qui a plus tôt donné un coup de pied au cui que le bonjour, - Rbgnabd, Sérénade, se. 6.
Et je viens des premiers vous donner le bonjour, - Id., Ménechmei, UI, 1 1.
* On disait également donner le bonsoir, - Voir GoAMPiiBSLé, La Rue Saint-Denye, se. 5 ; - QuixvuLT, L'Amant inditcret, IV, 19; - Rignard, Divorce, I, 8, etc.
Bonnet.
Votre bonnet k la main , le premier : Monsieur est gentilhomme et vous ne rêles pas. - G. Dand., I, 6.
Enfonce ton bonnet en méchant garçon. — Fourb. de Scap.y I, 5.
Je porteray mon bonnet et mes chausses sur le théâtre.
GouGKjroT, La Ccméd. det Comédiene, II, 1.
Alors le petit courteau de boutique ne portera plus le castor à Tenvie de la noblesse et des hommes de qualité; û sera tout honteux (T heureux) de porter le petit bonnet à Tautique, et Madame la bourgeoise, sa femme, sera toute gogueiue d'cstre habillée de bon gros drap, au lieu de vestemens de soye, ainsi qu'une trop grande licence a toléré depuis Quelque temps.
(Jaquett de l'accouchée, 169a, bibi. elxév., p. 938.
5 ... Si j'osois me croire , J^abandonnerois Técritoirc , Le jusf-au-corps et le bonnet, - Lobbt, Muze hietor,, ih juin 1666.
. . . Après le haut rang ou votre amour le met ,
Je n'en doive parler que la main au bonnet, - Th. Gob5. , Amour à la mode, III, 1.
* K Bonnet, habillement qui sert à couvrir la tète et qui en a à peu près la figure. . . Il y a des bonnets de plumes, des bonnets ronds, des bonnets de fer ou salades. . . Ccsi dans rentrée de Charles VII à Rouen, le 10 novembre 1/1^9, qu*on commença à voir en France Tusagc des chapeaux et des bonnets, qui s'y introduisit depub peu à peu à la place des chaperons, desquels on s'étoit servi de tout temps...» - Le P. Danibl, Hist, de France, II, i tioA. — <r . . . Si ce bonnet étoit de velours, on Tappeloit mortier; s'il n'étoit que de laine, on Tappcloit simplement bonnet, , . Autrefois ils étoicnt de laine; depuis environ cent ans (i639-i73d), on ne les fait plus que de carte, que Ton couvre de orap ou de serge.» - Diction, de Trévoux,
Bontés pour bontés le singulier pour le pluriel.
1673 Et ne vous laissez point séduire à vos bontés, — Fem, sav., V, a.
4c Bontés, au pluriel, signifie marques de bonté; prodiguer ses boutés à quelqu'un. Mais dans le vers de Molière, il a le sens du singulier.
189 Cette Reine dont les bontés De notre foiblesse mortelle Tous les défauts ont surmontés. - Malu., Sur l'Attentat, , ,