BOUTER — BOUTON
Bouter, mettre.
Je pense que vous dites vrai , et que j^avons bouté le nez dessus.
Méd. malgré lui, I, 5.
Quand il s'y boute, il parle tout fin drait, comme s'il lisoit dans un livre. — Jbid.y II, i.
Ce n'est pas à vous à bouter-lh votre nez. - Ibid. , ibid.
Je veux tout d*un plein sault te botUre à la renverse.
Des R08IBII8 Beadlibu, Le Galimatioi, Y, 5.
199 Gela m'a fort réconforté,
Et le cœur au ventre bouté, - Lobbt, Muze hUtnr., 3i décembre i65i.
Pbrmibr laquais : Où les bouterom-nous (les sièges)? - Sbcord laqdais : 11 faut dire : où les mettrons-nous ? Faquin ... je pense que tu n*as servi que dans un village et chez quelque maître de charrue.
RoBiifBT, Panégyr, de l'Éc. de$ Fem., 166/i, 1" entrée.
Elle pour qui j^aurois bouté ma main au feu I
MoKTPLBURT, Àmbigu com,, 3* interm., se. 16.
On eût dit ce qu'on en eût dit ;
Je Taurois bouté dans mon lit. - Poisson, Le Zig-Zag, se, 1.
^ Le dictionnaire de Godefroy cite des exemples de ce mot depuis les époques les plus reculées.
Bouter dessus, se couvrir.
Monsieur, couvrez-vous, s'il vous plaît; le soleil pourroit vous incommoder. — Monsieur, boutez dessus. — Méd. malgré lut, I, 5.
* Lucas, paysan, traduit en langage paysan ce que Valère a dit en langage ordinaire. — Dans le mariage forcé, Sganarelle, un bourgeois, dit dans le même sens : fx Mettez donc deesuê, s'il vous plaît.» - Se. 1.
Voir plus loin Mettre,
Bouton : serrer le bouton, locution.
Je suis homme pour serrer le bouton à qui que ce puisse être.
G. Dand., I, 4.
Aussi faut-il que les pères . . . tantost . . . laschent un petit la bride aux appétits de leurs enfans, et tantost aussi ils leur eerrent le bouton et leur tiennent la bride roide. - Amtot, Trad, de Plut, : tr Comment il faut nourrir (élever) les enfants?», chap. xvin.
La seconde (lettre) me serre le bouton de trop près pour me dispenser (me permettre) de prendre un si long délai. - Malu., IV, i36.
198 Enfin les Suédois, dit-on, Serram aux Danois le bouton ,