‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 2 sur 395 · À CELLE DES ÉCRIVAIIVS DE SON TEMPS · texte numérisé non relu

À CELLE DES ÉCRIVAIIVS DE SON TEMPS

1** A, prép., avec un infin., équivalant à en avec un partie, prés.

179 Monsieur, vous vous moquez, j'aurois honte à la prendre.

Dép. am.y I, s.

Une oreille un peu délicate pâtit furieusement h entendre prononcer ces mots-là. - Préc, ridic, se. 4.

5oo Votre choix est tel

Qu'à vous rien reprocher je serois criminel. - Sgan.y se. ao.

1689 L'allégresse du cœur s'augmente à la répandre.

É€.de8Fem.,lV, 8.

1 336 il le bien prendre, au fond. - /Wrf., IV, 6.

1 359 Et que puis-je résoudre, à voir cet homme mort? - Ibid. , V, 1 .

1683 II faut avec vigueur ranger les jeunes gens.

Et nous faisons contre eux à leur être indulgents. - /Wd., V, 7.

A prendre le mot dans la plus mauvaise signification.

Crit. de VÉc, desFem,, se. 3.

8/1 Il n'est à la Cour oreille qu'il ne lasse

A conter sa bravoure et l'éclat de sa race. - Misanth., I, 1.

i65/i A \o\xs faire éclater notice zèle aujourd'hui,

Nous craignons de faillir et de vous méconnoitre.

Amph,y III, 5.

Pai dit à la mère le dessein que vous aviez conçu pour Mariane à la voir passer dans la rue. - UAv., II, 5.

Et Ton ne devient guère si riches à être honnêtes gens.

Bourg, gent.y III, 12.

Elle avoit, à pleurer, une grâce touchante. — jPourft. deScap.,lj 9.

78 Ma tristesse redouble à la tenir secrète. - Gobr., Le Cid, I, a. 884 Allons noos délasser à voir d'autres procès. - Rio., Plaid,, III, U.

Nous n'en apprenons Tart qjaCà hanter vos écoles.

Th. GoBif., Amour à la mode, 11, 8.

J'aurois cru Dure un crime à vous rien déguiaer.

Id. , Charme de la Voix, 111 , 1 .

J'ai fort bien discerné sa façon de marcher.

Et j'ai connu sa mère à l'entendre parier. - Quirâult, L'Amant inditcret , 1 , 1 .

Écoutez, j'aime à rire, et je souffre à me taire.

MoHTFLBURT, Coméd. poète, IV, 1.

Beau-frère, à juger par la mine,

La 8<Eur a <piel({ue gram de vertu masculine. - Id., ibid,, III, 7.

2** A, prép., avec un infin., équivalant à lorsque avec un mode personnel.

Les filles ont toujours honte h témoigner ce qu'elles ont dans Tâme.

ri«.,II, 6.

C'est à rendre l'esprit qu'on voit ce qu'un homme a dans le cœur.

Mai*h., Il, 367.

7/11 Ahl Mélite, pardon I Je t'offense à nommer

Celle qui m'empêcha si longtemps de t'aimer. - Cobh., Mélite, III, a.

UZU A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. - Id., L« Cid, II, 3.

n (l'homme) ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre.

La Bbut., n, 96.

Je n'en connois aucun, et tous, à leê entendre.

Sont mes meilleurs amis, et viennent me surprendre.

Rbchabd, Mhechmee, IV, 6.

3** A, prép., avec un infîn., équivalant à un verbe à un mode personnel précédé de gui, sujet.

La voilà aussit6t à eentir tous les maux de Tabsence.

Mal. imag., II, 5.

t C*est-à-dire qui êent.

li^ A, prép., avec un infin., équivalant à un mode personnel précédé d'un relatif complém. direct.

1 446 Vous avez d autres yeux à pouvoir consulter. - D. Gare. , IV, 9. * C'est-à-dire que voue pouvez comeuiter.

5® A, prép., en y dans^ avec un nom de personne.

Ce sont de beaux morveux, de beaux godelureaux . . . , et je voudrois bien savoir quel ragoût il y a à eux. - UAv.y II, 5.

Aussi n*y a-t-il gens aa monde à qui plus tôt le courage s'abaisse qa^à emu: à qui il s'élève sans occasion. - Malh., U, 77. - Trad, de Sénèq.

911 S'il ne revivoit pas ouprmcê Nicomède. - Gobr., Nicom,, III « 9.

Voyant bien qu'il ne falloit plus avoir d'espérance au marquis,

FuHiriàaB, Rom, bourg., p. 101.

i3&i Mais sa force est au Dieu dont l'intérêt me guide. - Rac, Ath,, IV, 3.

6° A, prép., en, dansy avec un nom de chose.

1&6 Je ne me trompe guère aux choses que je pense.

D^, am., I, 3.

1 5 1 Et quand nous nous mettons quelque chose à la tête.

Éc. des Mar., I, 9.

537 Et j'en ai refusé cent pistoles, crois-moi,

Au retour d'un cheval amené pour le Roi. - Fâch. , II, 6.

En votre place, j'achèterois une belle tapisserie. . . que je ferois mettre à sa chambre. — Am. méd.y I, 1.

879 Madame, Tamitié doit surtout éclater

Aux choses qui le plus nous peuvent importer. -ilfûantA., III, U.

16&3 Laissez-moi m'assouvir dans mon courroux extrême.

Et laver mon aflîront au sang d'un scélérat. — Amiph.^ III, 5.

Ce sont . . . des emportements de jeune personne qui n'a encore rien vu, et ne fait que d'entrer au monde. — G. Dand., III, 6.

Je trouve en votre personne dequoi avoir raison aux choses que je fais pour vous. - UAv., I, 1.

Nous n'avons rien reconnu au mémoire que nous avons. - Ibid. , III, /t.

Elle a une aversion horrible pour le jeu, ce qui n'est pas commun aux femmes d'aujourd'hui. - Ihid.^ II, B.

Voici bien du trouble et du désordre au contrai que vous venez de faire. - Ibid., V, 5.

518 De vous claquemurer aux choses du ménage. - Fem. sav., I, 1 .

99 Ainsi ^ n'ayant au cœur nul dessein pour Glitandre. - Ibid., I, 1.

68 Nous saurons toutes deux imiter notre mère : . . . Vous, aux productions d'esprit et de lumière, Moi, dans cdles, ma sœur, qui sont de la matière. - Ibid^, 1, 1.

981 Aux ballades surtout vous êtes admirable.

— Et dans les bouts-rimés je vous trouve adorable.

Fem. sav., III, 5.

1 570 Gardez que cette humeur, mon père, ne vous change.

Il m'envoie à sa place.

Mal, imag.y II, 3, édit. i683, 169& : ven saplacen.

/i8 Us {^auront pour guide aux êerUierê de la paix. - Corn. , Office th la Vierge.

S^adrcssant à lui à même temps. - Sbokais, Nouv,fra>iç,, k* Nouv. , p. 1 67 .

Ce qui est nature aux animaux , nous l'appelons misère en l'homme.

Pascal, Pentéei, édit. Molinier, I, 71.

Les seules règles naturelles sont les loix du pays aux choses ordinaires, et la pluralité aux autrn, - Id., ibid., I, 100.

La cabale Pyrrhonienne consiste à cette amhiguit^, - Jd., ibid., I, 170.

N'ayex point cenûance aux paroleê de mensonge. - Id., ihid,, I, 998.

Je m'engagerois à un trop long discours si je rapportois ici . . . toutes les raisons naturelles qui portent les vieilles gens à se retirer du commerce du monde.

La Rocbbf., I, 365.

N*estH;e pas ridicide de voir (dans VÉcole deê Femmeê) Amolphe enseigner eu pleine rue à Alain et Georgette comment ils doivent faire pour empêcher Horace d'entrer à son logis? - Zelinde, i663, se. 8.

Agamemnon revint à son pays. - Bac, VI, 91. — Rem, sur VOdyêêée,

786 Mettons le sceptre aux maint dignes de le porter. - Id. , Phèdre, II , 6.

Je suis ravie du bonheur que vous avei eu à tout ce que vous avei entrepris.

Sév., I, 396.

On ne croit pas qu'il y ait du poison à son affaire. - Id., VI, 919.

N'osant avaler le morceau qu'ils ont à la bouche, ils le jettent à terre.

La BlDT. , I, 991.

C'est son visage que l'on voit aux almanachs représenter le peuple ou l'assistance. - Id., I, 986.

Vous vous trompez fort à votre calcul. - Rbonaid, Hom. à h, fort., I, 5.

If. Voiture emploie très souvent tantôt à, tantôt en, après les mêmes verbes.

Je pefMf trop souvent en vous. - Voiturb, i656, p. 78.

ïtay pen$é toute la nuit aux deux personnes que vous sçavez. - Id., ibid., p. 196.

Dans cet espace de temps , je êongeay . . . trois ou quatre fois en Mademoiselle ... ; le reste je l'employay à penser en Madame votre mère et en vous. - Id. , ihid., p. 999.

Je songe à tous les services que je vous ay rendus. - Id., ibid,, p. 3oo.

Quiconque aurait part en vostre esprit se pourroit vanter d'estre en la plus haute place du monde. - Id., ibid., p. 176.

Sans rien contribuer de mon côté, j'ay part au profit. - Id., ibid., p. 385.

7** A , prép. , chez.

3o5 Et je vais de ce pas au Prince, pour lui dire . . .

Princ. (TÉl., 1,3.

1/109 Armande, prenez soin d'envoyer au notaire, - Fem. sav, , IV, 6.

1/137 ^^^^ dresser le contrat, elle envoie au notaire. - Ibid., IV, 5,

Est-ce ainsi, négligente,

Qu^on court au médecin, lorsque mon mai augmente?

MoNTrLBOBT, Dome médecin, IV, 6.

8** A, prép., pour.

1393 Des biais qu'on doit prendre à terminer nos vœux.

VÉt.,l\, 1.

U n craint d'être la dupe, à ne te point mentir. - Ibid., I, 1.

3 5 Et tout ce que d'ardeur font paroitre les femmes

Parfois n'est qu'un beau voile à couvrir d'autres flammes.

Dép. am, , 1 , 1 .

171 C'est une étrange chose, à vous parier sans^ feinte.

£c. des Mar., I, 9.

93/t Allez, il vous sied mal de railler ma douleur. Et d'abuser, ingrate, à maltraiter ma flamme. Du foible que pour vous vous savez qu'a mon âme.

Fâch., 1, 5.

3o3 il ne vous rien cacher de la vérité pure. -'Éc. des Fem,, I, /i.

1 i/i3 La place m'est heureuse à vous y rencontrer. - Ibid., IV, 6.

Le beau sujet à divertir la Cour, que Monsieur Boursault!

Impr. de Vers., se. 5.

79 Ce dédain si fameux eut des charmes secrets A me faire avec soin rappeler tous ses traits.

Princ. d'EL, I, i.

639 Quelle raison aurois-je à combattre vos vœux? - Tart., II, 3.

9/17 Et même à fuir vos yeux mon cœur se résolut.

Vous croyant un obstacle à faire mon salut. — Ibid., III, 3.

1 853 A vous mettre en lieu sûr je m'oflre pour conduite. - Ibid. , V, 6.

35/1 II ne faut que ce foible à décrier un homme. - Misanth., 1,3.

A vous dire le vrai, mon père, je ne puis pas vous promotlre. . .

VAv.,m, 1.

On vous vit prêter votre témoignage à faire pendre ces deux personnes. - Pourc.y I, 3.

572 Mais cest trop aiix bontés que vous avez pour moi Que de laisser régner les tendresses de père

Jusque dans les yeux d'un grand Roi. — Psyché , II, 1.

N'as-tu point de honte, loi, de demeurer court à si peu de chose?

Fourh, de Scap., I, 2.

Cela m'auroit donné plus de facilité à rompre ce mariage.

Ibid., I, 4.

Je vais disposer tout mon monde au divertissement que je vous ai promis. — Escarb. , se. 1 .

La résolution où il vous écrivit hier qu'il étoit de vous faire demander en mariage est une prompte voie à vous faire connottre s'il dit vrai ou non. - Mal. imag.y I, k.

Donnez-nous au moins le temps. . . de voir naître en nous. . . cette inclination si nécessaire à composer une union parfaite.

iita.,n, 6.

S^ii a des dents et des ongles, c^est à tout autre usage plutôt f^à le faire redouter. - Malh., II, 109.

Vous n^avez point attendu mon conseil à vous résoudre. - Ib., II, 369.

C'est, à n'en mentir point, un sujet sur le^d je serois bien aise de m'étendre.

Id., I, 395.

Madame, n'auriez-vous point des étuis à cœurs ou pour des cœurs?

SoiBL, Polyandre, I, 696-1668.

Celles qui ne sont pas nées au mal n*cn font jamais. <- Id. , ibid., II, 585.

639 ô le bonteux motif à changer de maîtresse I - Coin., MdUê, II, 6.

760 Du moins dis quelque chose à te justifier I - lo.. Place Roy., III, 6.

989 Je ferai mon possible à bien venger mon père. - Id., Le dd, III, /i.

De quel air me prendrai-je à faire le mauvais?

Th. Corh., Amour à la mode, IV, 7.

Que pouvois-je autre chose à guérir mes ennuis? - Id., Engag. du hazard, IV, 9.

EUc est née à la danse et peut s'en faire honneur. - Id., L'Inconnu, I, 6.

Tout ce que vous dites fait à un des desseins , et rien contre l'autre.

Pascal, Peneéeê, édit. Molinicr, I, 181.

87 Et j'aurois grand plaisir, à ne vous rien celer. - Dbspb., Sat, X.

A vous dire le vrai, poiu> décider un point aussi important. . .

Id. , Lee Héro$ de Roman.

A parler populairement, on peut dire d'une seule nation. . . qu'elle n*a qu^une seule religion; mais, à parler exactement, il est vrai. • • que chacun presque y a la sienne. - La Rochbp., II, 9 66-9 A 7.

596 II n'attend qu'un prétexte à l'éloigner de lui. - Rac, Androm., II, 3.

1066 Tous deux à me tromper sont-ils d'intelligence? - Id., Bajazet, III, 7.

Puisqu'à vous arrêter mes vœux sont superflus,

Partez; vous le vouiez, je n'y contredis plus. - Qoirault, Lee RwaUt, V, 9.

Ce m'est un grand fardeau que le moindre secrel.

Qdiiiaiilt, La Mère coquette, I, i.

Âttendrai-je à parler, trahissant votre flamme, Que de Monsieur Braillard je devienne la femme?

MoifTFLiURY, Trigaudin, V, t.

Je m*ofirc à vous venger, et la chose est possible. - Id., Dame médecin, III, 9.

On ne saigne point en ce pays aux rhumatismes. - Si?., IV, 389.

Ne croyei pas que nous perdions un moment à partir. - Id. , III , 63.

n a bien et fidèlement exercé sa charge de médecin, et tué poiu> le moins dix mille personnes à sa part. - Rbgnâbd, DetcerUe d'Arleq,, se. 9.

On feroit bien mieux de vous laisser passer la première, et d^attendre à nm marier que vous eussiex trois ou quatre enfants. - Id., Hom» à h, fort». II, 1.

Mais, à vous parler net, sans que Tesprit fatigue,

Près du sexe je sais me démêler d'intngue. - Id., Joueur, II, 4.

9° A, prép., jusque.

Je suis fôchée à mourir de ce qu'où me fait faire contre vous.

Éc. des Fem.y III, û. {LetL d^ Agnès.)

967 Et servante et valet, que je viens de trouver,

N'ont jamais, de quelque air que je m'y sois pu prendre, Adouci leur rudesse à me vouloir entendre. - Ibtd.y ihid.

AS Dont l'appétit grossier aux bétes nous ravale. - Fem, sav., I, 1 .

96 Et vous ne tombez point aux bassesses humaines. — Ibid.

8&9 Mais à l'effet entier je veux pousser l'idée. - Ibid., III, 9.

G*est que, depuis un temps, Lucile, à ce qu'on dit,

Est malade à garder même souvent le lit. - Mohttliubt, Dame miédecin, 1,7.

Devrois-tu pas savoir de quel air je maltraite

Quiconque s^émancipe à me cont^ fleurette? - Quuâult, Lee Rivalee, II, 7.

Je suis amoureux à la rage. - Rmkaad, Mar. de la Fol., se. â.

Elle est vieille et jalouse à désoler les gens. - Id., Ménechmee, 1,9.

1 o'' A , prép. , propre à. . .y susceptible de. . .^ capable de. . .

17&9 Cherchons une maison à vous mettre en repos. -VÉt., V, s.

59 5 Et vous pourriez avoir sur l'objet de mes vœux Un empire à pouvoir rendre mon sort heureux.

Dép. am.y II, 9.

3 6 Et plein de beaux dictons à réciter par cœur. — Sgan. , se. 1 .

/i5& S'il ne 8e passe rien

A fournir le sujet d'un secret entretien. — D. Gare. II, i.

617 Me faire un sûr asile à braver ses desseins. - Ibid.y II, 5.

1767 La couronne n'a rien à me rendre content. - Ibid.y V, 5.

93 (Je) ne savois à quoi je devois recourir

Pour sortir d'une peine à me faire mourir. - Fâek., I, 1.

397 Que ne puis-je à mon traître inspirer le souci

D'inventer quelque chose à me tirer d'ici! - Ibid., II, 3.

89 Et la Cour et la Ville

Ne m'offrent rien qu'objets à m'échauffer la bile,

Misanth.y I, 1.

3 3/1 La peste de ta chute! Empoisonneur au diable,

En eusses-tu fait une à te casser le nez! — Ihid.y 1,3.

35 0 N'est-ce pas une idée à me désespérer?- Mélie., II, i.

393 N'ayant ni beauté ni naissance

A pouvoir mériter leur amour et leurs soins. - Psyché ^ I, 3.

566 Celte longue lunette h faire peur aux gens. — Fem. sav., II, 7.

i38i Et pleins d'un ridicule et d'une impertinence

A décrier partout l'esprit et la science. - Ibid., IV, 3.

Voici une aventure, si vous voulez, à vous défaire des médecins.

Mal. imag.y III, 6.

U se nomme Aguilera, un des hommes du monde le plus à tout.

Ghapeliiii, Guzm. d^Alfar,, i63o, UI, p. 190.

♦ C'est-à-dire propre à tout.

891 Ahl que n'as-tu des yeux à lire dans mon âme! - Gobn., Médée, III, 3.

i535 Invente à m'éblouir quelques nouveaux détours. - lo., Ment,, V, 3.

760 Du moins dis quelque chose à te justifier. - Id., Place Roy., III, 6.

1096 Ciëon d'Haiicamasse

Lui vend une harangue à renverser l'État. - Id., AgéiU,, III, a.

Encor si ce magot étoit un homme à piairo !

MoNTFLEURT, FUle du Capitaine, II, i.

Elles sont à charmer, il faut que je l'avoue. - Id., Coméd. poète, I, 3.

A-t-elle un nom et une éducation à se contenter de cette médiocrité?

Sét., VII, A 50.

Ce n'est point une persoime à donner cette mar<[ue de foiLlcssc.

Id., vit, 76, 77.

Comment me trouves-lu aujourd'hui? — A charmer. - Recxadd , La Coquette, I , q.

Je t'assure que tu es d*un air à faire payer contribution à tous les cœur:; de la vilk. * lo., ilnd., ibid.

Pardi, Mademoiselle, vous voilà à charmer. - Rigrabd, Hom. à h, fort,, 'III, a.

£t je vous aime aussi plus que vous ne pensei.

— Un bel amour vraiment, à me casser le nez. - lo., Fal. am., I, 3.

1 1° A, prép., par. ^

9i6 Ne laissez point duper vos yeux h trop de foi. - Dif, am.^ I, 3.

Ne vous laissez point entraîner aux premiers mouvements de votre passion. - UAv. , V, &.

Tai fait chanter ma passion aux voix les plus touchantes, et Tai fait exprimer en vers aux plumes les plus délicates. - Am, magnif., I, s.

1871 Soyez ferme à vouloir ce que vous souhaitez,

Et ne vous laissez point séduire à vos bontés. — Fem. sav., V, 9.

1 58i J'aurois cette foibiesse

De me laisser mener par le nez à ma femme? - Ibid.^ Aid,

Ehl Monsieur, laissez-vous toucher à ses prières et aux miennes.

Mal. imag.^ III, se. dern.

S^ils connoissoient quelqu^un qui fût plus homme de bien que les autres, ils se laissoient conduire à lui. - Mâlh., Il, 709.

Les bétes. . . Se laissent tuer aux uns comme aux autres. - Id., II, 517.

Les philosophes ne se laissent persuader quM la raison.

Gtb. di Biboibac, Voff, dam la Lune.

799 A tes moindres coups d'ceil je me laisse charmer. - Gobn., IUu$. eom,, III, 5.

1 1 96 Qu'importe à quels périls il gagne une maîtresse? - Id., La Suit., IV, 5.

Je . . . me suis laissé conduire au fameux Lope de Vega.

Id. , Ép. déd. du MetUeur.

Les moutons se laissent conduire au premier qui marche.

FoBiTiàBi, R<nn. bourg., p. i/io.

Soi Je me laissai conduire à cet aimable guide. - Rac, Iphig., Il, 1.

Faites toucher votre œil malade à la Sainte Épine. - lo., IV, 467. - Port-Roy.

Faire ratifier à Monsieur le Prince le traité des Frondeurs. -> La Rocbif. , II, 999.

Je prie le lecteur. . . de ne laisser point entraîner son esprit au premier mouvement de son cœur. - Id., I, 97.

Il n*est rien qui vous puisse nuire Pourvu quM mes conseils vous vous laissiez conduire. - Pbbbault, Peau d*Âne.

A6 Et se laissant régler à son esprit torlu. - Dispb. , Sai. IV.

98 A leurs traits délicats se laissent pénétrer. - lo. , ÉpU. VII.

Je prie les honnêtes gens de ne se pas laisser surprendre aux subtilités raffinées de ces petits esprits. - Id., Le Libr. au lecl. en léte des Satiret, 1669.

Je ne me laisse jamais entraîner au torrent.

Rbgnabd, Crit.du Ligat, um'r., se. 9,

El veux-tu, te laissant entraîner au torrent.

Toujours dans ses erreurs suivre un peuple ijuoranl ? ~ Id. , fcpi(.

12** A, prép,, selon y auprès.

A votre mine et à vos discours, ii faut que vous soyez ce Monsieur de Pourceaugnac, - Pourc.y III, &.

iU\] J'ai grand regret, Monsieur, de voir qu'à vos visées

Les choses ne soient pas tout à fait disposées. — Fem, mv., IV, &.

Uoi A sa lettre, il parolt qvC'û a beaucoup d^esprit. - Gobm., Suite du Ment,, II, i.

D nous dit tous les jours qu'au mérite qu'il a. Il devroit être né pour le moins, . • Le voilà.

MoHTTLBDBT, Criepm getU,, I, /i.

J'ai besoin de tes soins, en cette conjoncture,

Pour faire, à mon désir, attacher la clôture. - Rmrird, Fol. am., I, 3.

Je nomme, à mes désirs, un ample légataire. - Id., Légat, unw,, V, 9.

1 3° A , prép. , 8OU8.

a 7 Vous devriez leur mettre un bon exemple aux yeux. — Tort. , 1 , 1 .

359 Je lui mettois aux yeux comme, dans notre temps,

Cette soif a gâté de fort honnêtes gens. - Misanth., I, 51.

3&7 Me mettre aux yeux que le sort implacable

Auprès d'elle me rend trop peu considérable . . . , N'est-ce pas une idée à me désespérer? - MéUc,^ II, 1.

37 Vous avez notre mère en exemple à vos yeux. - Fem. sav., I, 1.

ioi3 n vaut mieux

Que Ton ne traite point cette afiaire à tes yeux. - Goaii., La Veuve, III, 6.

3 9 Furent des sots esprits à nos yeux rebutés. - Dbsph., Épît, VIIl.

33 Au joug de la raison sans peine elle fléchit. - Id., Artpoét,, I.

i4** A, prép., 9ur.

1&3 Bien que Ton pût avoir des sentiments tout autres.

C'est au Prince, Madame, à se régler aux vôtres. - D. Gare, , 1, 1 .

âSi Quand je me justifie à vos plaintes frivoles. - Fâch., I, 5.

969 Et je souhaite fort, pour ne rien reculer,

Qnà l'heure, de ma part, tu l'ailles appeler. - Ibid., 1,6.

Quelque chose que je puisse voir moi-même de mon déshonneur, je n'en serai point cru à mon serment. — G. Dand.^ Il, 6.

3o3 Tapprouve la pensée, et nous avons matière

D'en faire l'épreuve première Aux deux princes qui sont les derniers arrivés. - Psyché, I, 1.

6&6 Vous savez mieux que moi qu'aux volontés des Dieux,

Seigneur, il faut régler les nôtres. - Ibid., II, 1.

88 Votre visée au moins n'est pas mise à Glitandre. -Finn. iov. , I, i .

11 fkut que vous régliez yos volontez à la raison.

D'Uifi, UAêtrée, i6i&. H, p. 667.

i3 . . • Mars s^est mis lui-même au trône de la France. - Màlh., I, 960.

1 Allez i la malheure, allez, âmes tragiques, Qui fondez votre gloire aux misères publiques. - b., I, ai g.

à^h II falloit qu*il lui vit sa couronne à la tète. - Coin., Sophon., II, 1.

i5** A, prép. parmi; auw, parmi les. . .

3o6 Aux choses que mon cœur m'offre à vous répartir,

Je dirai qu'Henriette à Thymen est rebelle. - Fem. sa»,, I, &.

16** A, prép. de : après un subst., — après mi adj., — après certains verbes :

a. Après un substantif :

&57 La curiosité qui vous presse est bien forte,

Ma mie, à nous venir écouter de la sorte. - Tart,, II, s.

b. Après un adjectif :

i3oo Et que toute âme est Ubre à nommer son vainqueur.

Misanth., IV, 3.

i58& Je vous trouve plaisant à me parier ainsi. - Fem, sav.y V, 9.

3|c Dans la même pièce, au vers 167, Molière avait employé de après ploùant :

167 Je VOUS ironve plaisante de vous le figurer. - Fem, sav,, I, 9.

c. Après certains verbes :

Être, dans la locution : €^e$t à. ., à (de).

1Â3 Bien que Ton pût avoir des sentiments tout autres,

Cest au Prince , Madame , à se régler aux vAtres. - D, Gare, , 1 , 1 .

Cest à Monsieur à me mettre de la façon qu'il veut.

SiàLfSc, il.

Cest à eUe à m^obéir, et je sais me montrer le maître.

Poure.f in, 7.

9& Cnt à vous à goûter les délices du port. - Malh., I, 987.

&91 Ceit aux commencements des foibles passions

A s*amuser encore aux protestations. - Gobh., Jflltif. com,, II, 6.

CétoU à Poucet à parier. - Si?., I, hj^.

9(e Noir feindre à* , .; honU : avùir honte à. . •; tnanquer à, . .; oublier à. .. .; riequer à; tâcher à». ,

17** A, prép., de manière à. . .

1010 Le monde n'est point dupe; et j'en vois qui sont faites

A pouvoir inspirer de tendres sentiments. - Misanth,^ III, &.

18° A, prép., avec.

3 1 7 C'estr-à-dire qu'il faut toucher au doigt la chose. - Sgan. , se. 19.

683 Holàl notre galant, aux belles entreprises!

Éc. des Mar., II, «y.

1 7 Un homme à grands canons est entré brusquement.

Fâdi., I, 1.

Mais quelque ami que vous ^' soyez. - D. Juan^ III, 3.

Pour l'homme aux rubans verts . . .

Mi$anth.,\, 5 {Lett. de Céïimène).

n a retiré des hommes de ia corruption, pom* les réconcilier à Dieu.

Pascal, Peméee, éd. Molinier, I, 3i3.

Je vous prie, à quel droit le portex-vous si haut?

Hautiiocii, Bottrg. de quai, II, 6.

, ,, A qnei droit ose4-il y prétendre? - Th. Gom., Feint AetroL, V, 9.

Je veux, en tapinois, fiedre la guerre à Tceil. - Rbonaid, Le Bal, se. 1.

19** A, prép., que de. . .

67 C'est un étrange fait du soin que vous prenez A me venir toujours jeter mon âge au nez. Et qu'il faille ... - Ec. des Mar.y I, i .

âo° A, prép., au sujet de. . ., à propos de. . .

999 Je ne sais si queiqu^un blâmera ma conduite.

Au secret que j'ai fait d'une telle visite. — D. Gare., III, 3.

21® A, prép., à la vue de. . .y en présence de. . ., à voir. . ., à entendre. . .

94 1 Et je n'ai pu vous voir, parfaite créature, Sans admirer en vous l'auteur de la nature,

Et d'une ardente amour sentir mon cœur atteint Au plus beau des portraits où iui-méme il s'est peint.

Tari, y 111, 3.

1699 ^^^ menaces du fourbe on doit ne dormir point. - Aûi., V, 3.

1709 n est vrai, mais qu'y faire? A l'orgueil de ce traitre,

De mes ressentiments je n'ai pas été maître. ~ Ibid. , ibid,

1801 • A cette audace étrange,

J'ai peine à me tenir, et la main me démange. - Ihid.y V, k.

569 Mais, si j'ose le dire, un scrupule me gêne

Aux tendres sentiments que vous me faites voir.

Ampk^y I, 3.

999 Mais je ne puis du tout approuver sa chimère Ni me rendre l'écho des choses qu'elle dit. Aux encens qu'elle donne à son héros d'esprit. - Fem. sav.^ I, 3.

Vous me voyez, Tircis, triste et mélancolique Aux apprêts de l'hymen dont vous vous alarmez.

Mal. mag.y II, 5.

•J3** A, prép., contre.

A 60 Toutefois n'allez pas sur cette sûreté

Donner de vos revers au projet que je tente. - VÉU^ II, 1.

Je. . . vous supplie. . . de treuver bon que je quitte la complaisance pour me courroucer à votre douleur. - Malh., IV, 196.

28° A, prép., contre y avec changer.

EnGn, je m'en vais être le plus heureux de tous les hommes, et je ne changerots pas mon bonheur à toutes les choses du monde.

D, Juan, II, 3.

A 3 7 Et des Rois les plus grands m'offrlt-on le pouvoir.

Je n'y changerais pas le bien de vous avoir. — Milie.y II, 3.

N'est-ce pas changer un cheval borgne à un boiteux?

Gbapilain, Trad, de Guztn, éTAlfar,, i63o, III, i56.

09 Peut-être avant la nuit i*beureuse Bérénice

Oumge le nom de reine au nom d'impératrice. - Rac. , Bérén, ,1,3.

ai** A, prép., vers.

996 L'histoire n'est pas longue ; à vous je m'avançai. - Amph, , II, 9.

Celui s'appelle prt^rement ingrat, qui penche plus à ce vice qa'à un autre.

MiLu., II, 11 8.

ii8i Prenant à Tempire un chemin éclatant. - Gom., HéracHui, IV, i.

35** A, prép., occupé à. . .

A 8 5 Pétais sur ie balcon à travailler au frais. — Éc. des Fem., II, 5.

Ds sont à méditer des propos amoureux. - Ghitbiad, AfX)cat duppé, IV, g.

Ces firelampiers-là sont toujours à lanterner autour d'une fille.

RiOHABO, Crit. de VHom, à h. fort, se. 2.

Je sois toujours dans les oodisses, h badiner avec les actrices. - lo. , ihid., se. 9.

26** A, prép., à ne point. . ., sans.

76 Toujours dans une chambre, à ne point voir ie monde?

£c. des Mar.y I, 3.

27** A, prép., inutile.

67 Un brait vient cependant à répandre à ma cour

Le célèbre mépris qu'elle fait de Tamour. - Princ. (f£Z., I, 1.

28"^ A, prép., en vue de. . .

983 Je vois qu'il a, le traître, empaumé son esprit.

Qu'à ma suppression il s'est ancré chez elle. — £c. d. Fem., III, 5.

29** A, prép., envers.

Un père venir faire des remontrances à son fils I . . . Cela se peut-il sou£frir à un homme comme vous, qui savez comme il faut vivre?

D. Juan, IV, 5.

Antenne fut ingrat à son dictateur. • . D fut ingrat à sa patrie.

MiXH., II, i55.

So** A, prép., auprès de :

i63& Cet Enrique, dont hier je m'informois à vous. Cause tout le malheur dont je ressens les coups.

bc. des Fem.f\^ 6.

C'est aux vrais dévots que je veux partout me justifier sur la conduite de ma comédie. -* fart, , préf.

Je ne dirai point, Sire, ce que j'avois à demander pour ma réputation, et pour justifier à tout le monde l'innocence de ma comédie.

Tari, y t"^ plac. au Roi,

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