‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 219 sur 395 · CABRIOLER — CACHE · texte numérisé non relu

CABRIOLER — CACHE

Plusieurs mousquets des deux partis. • . En leviers furent convertis Pour escraier mainte caboche.

Saint-Amâiit, Œuvr. , bibl. eixév. , 1 , 398. - Cf. ibid, , p. 188, 3a5.

116 Mainte caboche y fiit félëe. - Lorr, Muze hiêtor,, a 5 août 1667.

1 3 Et pas une sage caboche

Ne m^en a fait aucun reproche. - Id., ibid., 19 juin 1660.

Cerbère à la triple caboche Fit trois abois tout en un coup.

RiCHBR, UOvide bouffon, i6Ga, p. à5i. - Cf. p. nio, 918, ^^07.

Je veux venger l*affront que je viens de souffrir. •^ Ehl bien donc, tu mourras, frénétique caboche.

Li BouLiiiGKi Di Chalussât, Élomire (Molière) hypocondre, 1670, I, 3.

» Le mot caboche vient de Tespagnoi cabeza, tête.

Cabrioler, faire la cabriole.

48a Parbleu! si grande joie à l'heure me transporte, Que mes jambes sur l'heure en cabrioleroient Si nous n'étions point vus de gens qui s'en riroient.

Sgnn., se. 18.

* Voir Capriole.

Cache, cachette.

On n'est pas peu embarrassé h inventer dans toute une maison une cache fidèle. - VAv., I, &.

Je suis venu devant pour vcoir la cad^e où repose ma bourse, car je ne me puis garder que tousjours je ne luy jette quelque œillade.

Labivby, Le» Etprite, IIl, 9; bibl. elzév., Th.fr., t. V, p. 339.

Il sortit de sa cache, pour voir et parler à la dame.

Chapelain, Trad. de Guzin. d'Alfar., iG3o, I, p. a8.

J^ay fureté partout sans pouvoir descouvrir leur cache.

Comte DB CaiMiiL, Coméd. de» Prov.

Quoyquc le diable soit bien 6n , J'ay descouverl sa cache enfin.

RicuBR, Chide bouffon, i66*j, p. 598. - Cf. Id., ibid., p. 7/1, adi, 33o, 610-611.

Je sais, Sire, une cache

El ne crois pas qu^autre que moi la sçache. - La Font. , H , a 1 : FabL,\\ , 6.

Vous sortirez tous deux de votre cache.

Rborabd, Attendez-moi iotu l'orme, se. h.

« Dans son Récit de la farce des Précieuta , M"* Desjardins prétend que les canons de Mascarille ((semblent n'être faits que pour servir de cache aux enfants qui jouent a la dinemusette».

CACHEMENT — CADEAU 313

Ce mot était peu en usage; on ne le trouve pas dans les dictionnaires de iSSg, iS/îg, 1673, 1606, 1618, i6do, i634, i6/î3; il parait dans ceux de 161&, 169/î, i636, 1637; le Diction, de* ritnei de 1GA8 Técrit en italiques, comme il fait pour tous les mots frbourlesques, bas, ou vieux». — Duez (1671), Ricnelet (1680), Furetière (1690), l'Académie (1694) Tont admis.

GaghemeNT, action de cacher.

Il y avoit l'autre jour des femmes à cette comédie, . . . qui,. . . par leurs détournements de tête et leurs cachements de visage, firent dire. . . cent sottises de leur conduite. - Crit. de TÈc. des Fem., se. 3.

* Cachement se trouve dans Rob. Estienne (i539, 1069), Nicot (i573, 1606, 1G18), J. Palet (i6o4), Cot(;rave (1611, i63a, t65o), Mellema (1618), Ouain(i649, 1660), Duez (1660); il ne parait ni dans Richelet (1680), ni dans Furetière (1690). G^est un ae ces mots en tnent, comme Aèvement, effac9minU, prottemement , britement, aMgêtnmt, qui indiquent Taction d'élever, d'eiïacer, de prosterner, de briser, d'abréger : tous mots relevés par le P. Boubours dans les Écrivains du Port-Royal. - Le P. Bodbouis, Doutêi »ur la lang.Jr., 1674, p. i5 et 16.

Molière a dit de même rompemenL - Voir, ci-dessus, Caboche; citation de Larivey.

Gagoghymie, mauvais état des humeurs.

Pour remédier à cette cacochymie luxuriante par tout le corps, . • . je suis d'avis qu'il soit phlébotomisé libéralement. - Pourc, I, 8.

La mort suit de près la colère. . .

Elle produit en lui cette cacochymie

Nuisible à la santé. - Hadtbbochb, Criip, muêie,^ IV, i3.*

^ De cacochymie, cacochyme, ou vice vena.

Pour moy, cacochyme animal ,

Je suis comme un bomme qu'on roue.

SciBBOH, GEuvr,, Paris, David, 1700, 1, p. i55.

Cadeau , partie de campagne.

Nous mènerions promener ces Dames hors des portes, et leur donnerions un cadeau. — Préc. rid.y se. 1 1.

Qâ5 Et chez vous iront les damoiseaux?

— Et quoi donc? — Qui joueront et donneront cadeaux?

Éc. des Mar.y I, 9.

796 Des promenades du temps.

Ou repas qu'on donne aux champs, Il ne faut pas qu'elle essaye :

Selon les prudents cerveaux.

Page 1