CALÈCHE
175 L*on y mangea, chassa, l>alla; L^on courtiza, l^on cajola; On jeta quantité d'œillades. - Lorbt, Muze hiêior,, iA avril 1657.
53 On y danse, on y capriole,
On s*y promené, on y cajole, - Id., ibid,, 5 août 1669.
* D*où vient le mot cajoler, anciennement cageoler f — H parait pour la première fois en 1 596 dans ie Diction, det Eimet d^Odet de la Noue ; Nicot ne le donne ni en 1 673 , ni en 1606, 1618, 1696; mais on le trouve dans le Cotgrave de 1611, i639, i65o:
tt Cageoler, to prattle, or iangle, like a Jay (in a cage); to bable, or prate much; to little purpose.ff
Au mot to prate or prattle, nous avons la contre-partie : ((Caqueter, cacqueter, jaser, cageoler, cajoler, kalivaginer, bavasser, quaqueter, rejaaer.j»
En 1690, le Parallèle de Monet renvoie de cageoler à caioler (cajoler)^ c'est-à-dire : ((Caqueter, babiller comme oiseau en cage; — paistre de beUes paroles; — surprendre, décevoir par de belles paroles.»
Pour Richelet (1680), cajoler c'est trdire des paroles civiles et obligeantes n. Furetière (1690) écrit encore cageoler : (tH s'est dit originairement au propre des enfants qui apprennent à parier. Les pères prennent plaisir à entendre leurs enfante quand ils cageolent. Ce mot vient apparemment de c€ige , ou on apprend à parier aux oiseaux. — Cageoler signiBe maintenant caresser quelqu'un afin d'attraper de lui quelque chose à force de flatterie. . . Se dit ))lus particidièrement des femmes et des filles auxquelles on fait l'amour, et dont on cherche à surprendre les faveurs à force de leur dire des douceurs et des flatteries, n
Vers 1609, dans Lei Ballieux det orduret du monde, on trouve ie mot cageol :
Ballayons encor fermement . . .
Ces esponges de demoyselles.
Leurs fards, leurs pignes, leurs miroérs,. . .
Leurs cageoU , leurs attraito charmeurs.
ffC'ctoient, dit M. Ed. Foumier qui a publié cette pièce dans les Variétéê hittor, et liit, de la bibl. elzév. , t. III, p. 190-191, de petits pièges en forme de cage pour prendre les oiseaux.»
Calèche (galèghe).
76 Marquis, allons au Cours faire voir ma galèche. - Fâch.j l, 1.
Troquons donc de privilège ;
Biquez-moy vostre calege.
Et permettez qu'à mon tour
Je chemine un peu de jour. - Brkdbup, Lucain trav,, iG56, p. 65.
9 90 Le vingt-six du mois où nous sommes Est, enfin, le jour arété Pour la grande solennité Où dans calèche bien lustrée La Reine fera son entrée. - Lorrt, Muze hietor,, 10 juillet 1660,
65 Dimanche, monsieur d'Hautefort, Par un fier caprice du sort , Ou plutôt par l'instinct farouche De quatre chevaux forts en bouche, Dans sa calèche ayant versé Fut si cruellement froissé ... - la. , ibid, , 1 k août 1 660.