‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 230 sur 395 · CANONS · texte numérisé non relu

CANONS

Et que j^avois aux pieds fM>ulier8 trop longs. • . Loin de porter des canonê superflus.

Once de chair aux jambes je n'ai plus.

ScARRON, OEutT., Paris, David, I, 1700, p. 'io5.

Est-il enfin quelque objet plus étrange Que de le voir traîner ses beaux canoiu, Ses pointcouppez à cent sortes de noms?. . .

Saint-Amant, CEuvr,, bibl. elxév., I, àaQ-lia'j,

Je vous ai vue aller vingt fois à la fenestre

Voir si quelques galants ne viendront point paroistre ...

Si ce seront des gens à petites moustaches

Qui portent des canoru par dessus des rondaches.

QciNACLT, L'Amant vidiêcret, i65â, IV, ii.

99 Ces princes , dis-je , en grande joyc , En beaux canom, en bas de soye.

Comme Ton les porte aujourd'huy . . ..

LoRET, Afuzf hUtor,, 11 décembre t655.

a 4 Ma Muze et moy nous maintenons Que ces demezurez eatumê Sont une extravagante mode. - Id., ibid,, 3 juin i656.

i85 ... Néantmoins, par extravagance.

Portant des cawmi d'importance.

Chacun plus grand qu'un parasol. - Id., ilnd., 3 juin i656.

9o5 Ses rubans de couleur exquize Et ses canont d'étofe grize.

Qui de rondeur, mensonge à part, / Avoient deux aunes demy-quart. - Id. , ibid, , 3 juin 1 656.

Je ne vous ressemblcray point , paci6ques poudrez , courtisans armez de peignes et de canons, qui faites la cour à celuy (Mo1ièrt:)'i^i se moque publiquement de vous. - Zélinde, i663, se. 8.

Il (Élomire-Molière) nous habîHe autrement que nout ne tommes; il allonge nos cheveux, il agrandit nos rabats, il apeitise nos pourpoints, augmente nos garnitures , donne plus de tour à nos «mont ; nous fait peigner plus souvent que nous ne faisons; nous fait faire des contorsions au lieu de révérences; et, s'il nous fait dire un mot, il nous le fait répéter cinquante fois; et, en adjoustant à nos habits et à nos actions, il nous veut faire passer pour ce que nous ne sommes pas.

Ibid., se. 10.

S'il (Molière) n'eust joué que les Précieuses, et s'il n'en eust voulu qu'aux petits pourpoints et aux grands canont , il ne meriteroit pas une censure publique.

Db RocBBMoiiT (? Barbiir d'Aocour), Obêerv. $ur le Fntin de Pierre, i665; Genève, Gay, 1869, p. 5.

Pourvu qu'un courtisan, dans ses contorsions, Tourmente sa perruque, ajuste ses canont. . . Qu'esl-il besoin d'apprendre à conduire une armée 7

MoNTPLBURY, Procèt de la Femme juge et partie, se. 3.

Le courtisan autrefois. . . portoit de larges canont. . . Cela ne sied plus : il porte le bas uni. - La Brlt., II, loo.

t On appelait de ce nom plusieurs parties diflérentes du costume : i** les canont d'un haut-de-chausses, c'est ce que nous appellerions les jambes d'une culotte courte; a* c'était aussi un demi-bas qui s'étendait de la moitié des cuisses à la moitié des jambes, une es-

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