CANONS
36 1 Camu» en chien d\\rlois d^avoir compté sans son hôle.
La Font., VII, p. 586 : Je voui prend» »an» verd, se. lU,
Voilà ce qui compose la pièce de Molière (D. Juan). Le Maistre et le Valet jouent la Divinité difléremment : le Maistre attaque avec audace, et le Valet deffend avec foiblesse; le Maistre se moque du Ciel, et le Valet se rit du foudre qui le rend redoutable; le Maistre porte son insolence jusqu'au trône de Dieu, et le Valet (T donne du nez en terre n, et devient camuê avec son raisonnement.
Di RoGBEMOHT (? Babbibi d'Adgocb), Obterv, »ur le Fettin de Pierre, ]665; Genève, Gay, 1869, p. i3.
Elle m'envoya voir qui préchoit k Saint-Joase.
Personne n'y préchoit, mais je fus bien camu»,
Car quand je retournai, je ne la trouvai plus. - Poisson, Fem, coq., II, 8.
Faites-les venir, ma tante. — Eh î — Si je ne m'abuse , Nous allons voir tantôt notre sœur bien camu»e,
MoRTFLBUBY, Coméd, poète, V, /i.
Vous approuvez la chose 7 — Oui , qu'ils partent ; le père
Se trouvera, ma foi, bien camtu, — Je Tespère. - Rbgnabd, Vendangée, se 10.
Canons.
35 Et de ces grands canons où, comme en des entraves, On met tous les matins ses deux jambes esclaves.
Éc. des Mar. , 1 , 1 .
1 7 Un homme à grands canons est entré brusquement. — Fdch. , 1 , 1 .
187 Vos canons. . . — Laisse-les, tu prends trop de souci. — Ils sont tout chiffonnés. — Je veux qu'ils soient ainsi.
Ibid. , ibid.
659 Ils ont de beaux canons, force rubans et plumes.
Éc. des Fem. , III , 1 .
Voyez comme mes canons. . . sont ajustés.
Crû. de VÉc. des Fem., se. 6.
/i83 Sont-ce ses grands canons qui vous le font aimer?
Misanth.y II, t.
En parlant de la beauté de la taille, j'avois oublié celle de ses jambes, en un temps où les vastes canon» cachent les défauts des plus cagneuses , et que les godelureaux de profession , les mieux faits en apparence , ne les ont pas souvent bien droites. - ScABBox, Dern, Œuvr,, Paris, Da>id, 1700, 1, p. 107.
PaHeray-je des jouvenceaux.
Tous argentez par leurs manteaux.
Tous encherissans sur la mode , Commode soit ou non commode.
Ayant tous canon trop plissé.
Rond de bottes trop compassé . . .
lo., Œuvr., ibid., 1700, I, p. aSi.
Mais las I C'étoit au temps que je marchois. . . Que je chargeois mes jambes de canon» ,