CAVALIER — CE
Cavalier : aib , sttle cavalier ; — À la cavalière.
La brutalité de la saison a furieusement outragé la délicatesse de ma voix; mais il n'importe, c'est à la cavaliire. - Préc. rid.y se. 9.
« Furetière nous apprendra ce que sont les vers à la cavalière :
(rCe n'est pas (dit Belastre) que je veuille me piquer d'être autheur ny Oedre le bel esprit; mais vous connoistrei que, quand je m y veux appliquer, je suis capable de faire des vers à la cavalière. — Qu'entendez- vous par ces vers à la cavaliire f N'est-ce pas à dire de ces méchans vers dont tout le monde est si fatigué? Belastre se hasarda de répondre que c'estoient des vers faits par des gentilshommes qui n'en sçavoient point les règles, qui les faisoient par pure galanterie, sans avoir lu de livres et sans que ce fiist leur mestier. — Hé! par la mort, non pas de ma vie, reprit chaudement Cbarroselles, pourquoi diable s'en meslent-ils, si ce n'est pas leur métier! un masson seroit-il excusié d'avoir fait une méchante marmite?... Cependant il se coule mille millions de méchans vers sous ce titre spécieux de vers à la cavalière qui effacent tous les bons et qui prennent leur place, n
Rom, bourg,, édit. de la bibl. elzév., p. 988-989.
Régnier, dans sa Sat, VIII , raille un petit-maltre qui force les gens à écouter ses vers :
iSa II les serre, et se met luy-mesme h se louer :
Doncq* pour un cavalier , n'est-ce pas quelque chose ?
188 Je l'ay recueilly d'une lettre Écrite en stile cavalier Par un certain particidier. - Lorit, Muze hiitor., ao septembre t66H,
Dans Criipin Bel-Etprit, de La Thuillerie (1673), Crispin dit à Victorine. entêtée de poésie :
Il est vray, vos vers ont la mine cavalière. Mais, Madame, à propos d'air libre et cavalier, Dites, ne l'ai-je pas, sous cet habit guerrier? - Se. 6.
Il est si bien tourné, qu'il a, dans sa manière.
Avec l'air d'un sçavant , la mine cavalière, - lu, , ibid, , se. 9.
Les vers cavaliers, c'est-à-dire qui sentaient le galant cavalier, n'étaient pas méprisés comme les vers à la cavalière :
Depuis longtemps je vous honore.
Votre esprit me charme, et j'adore Vos vers nobles et cavaliers,
LmièBE à Bensserade, (Carpentariatui, p. 39/1.)
Ce, p'onom, — a. supprimé devant les pronoms relatifs quiy que, dont y — ou b. non répété devant un second relatif, — ou c. parfois exprimé.
a. iBgS Voilà, voilà que c'est de ne voir pas Jeannette. — IJEt., IV, 6.
* C'est-à-dire : Voilà ce que c'est.