CAUTION — CAVALIER
Caution : être caution que . . •
93 /e vous suis caution qu^il est très honnête homme. ~ Sgan.y se. i.
Je te iuii caution ^'une fille n'est piquante qu'autant qu elle a pris sel dans la coquetterie. - Rbonird, Coquette, I, 5.
Cavalier.
Que cherchez-vous, cavalier, dans cette maison? ~ 5tct7., se. lo.
J'entre ici librement; mais, entre cavaliers, telle liberté est permise.
Ibid., se. 19.
Je vous laisse aller sans vous reconduire; mais, entre cavaliers, cette liberté est permise. - Ibid., ibid.
Ah I seigneur cavalier, sauvez-moi , sMl vous plait I - Ibid. , se. i &.
1995 Entre des cavalien, une offense reçue
Ne se contente point d'une si lâche issue. - Cobr., La Veuve, IV, 3.
869 Dorante est-il le seul qui, de jeune écolier.
Pour être mieux reçu s'én^e en cavalier, - 1d. , L0 Menteur, 111 , 3.
Ma femme, vous vouliez ce cavalier pour gendre : Il le sera. - La Thuillbrib, Critp. Bel-Etprit, se. 16.
L'on ne voit point ... à des personnes consacrées à l'Église le train et l'équipage d'un cavalier, - La Bruy., Il, 171.
* Le mot cavalier, emprunté à l'étranger, ne parait pas dans les dictionnaires avant 1606; on le trouve, à cette date, dans le Diction. Jr.-etp. de Hier. Victor; en 1607, dans celui de Ces. Oudin , avec l'équivalent : cavalier, gentilhomme de race ; Nicot , qui ne l'admet pas en 1606, le donne en 1618 et en lôaS avec la même signification; Cotgrave (1611) traduit : nCavaHer^ a horseman, or man of armes; a cavaleere; also, a gailant; a noble or worthie fellow», c'est-à-dire un homme de cheval ou homme d'armes ; un chevalier; un galant, noble et distingué personnage.
On lit dans H. Estienne : (r II y en a qui, ne pouvant faire pis, changent en partie la prononciation française en l'italienne : tellement que les mots se trouvent estre comme mestifs. Dequoy nous avons exemple en cavalier et cavalerie pour chevalier et chevalerie : vray est que chevalier n'est pas du tout (tout à fait) banni, mais si bien chevalerie. n - Deux Dialogue» du nouv, lang. fr.-ital. ,i. I , p. 110, édit. Liseux.
En Italie comme en Espagne, on usait beaucoup des mots cavalière ou caballero, en parlant à un personnage quelconque, et on le fait encore on Espagne : t Les cavalieri, dit Furet ière, sont communs en Italie, à cause qu'il y a plusieurs ordres de chevalerie. Le cavalier Bernin a esté un grand architecte et sculpteur. Le cavalier Marin, un grand poète, n C'est précisément à l'époque de la venue et du séjour en France du cavalier Marin
3ue le mot cavalier s'est introduit dans notre langue. - Voir dans le Lexique de Corneille, e M. Mnrty-Laveaux, une note intéressante sur ce mot. ir Cavalier se dit proprement de quiconque est à cheval ou va à cheval ... II se dit aussi d'un soldat qui sert dans une compagnie de cavalerie , et il se dit encore de toute sorte de gentilshommes qui portent l'épée.» - M^haob, Ob»erv., I, 1679, p. SgS.