‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 245 sur 395 · CE · texte numérisé non relu

CE

535 Son droit? Tout c$ ^'Q dit iùtU autant d'impostures. - Ric, Plaid. , II, 9.

* «rJ'ay remarqué qu*au pluriel nos meilleurs auteurs mettent souvent le pronom a devant le verbe ettre, aussi bien que dans le singulier : «Les plus solides biens dont (rThomme se puisse enrichir, ce sont ceux qu'il a amassez avec justice.» - (Morale du Sage,)

«Il semble néantmoins à quelques uns que ce seroit mieux de dire : «Les plus solides «r biens. . . sont ceux. . . » Je crois cela assez indifférent.» - âhdbt di Bois-Reoard, Ré/l, »ur l'ui. préi. de la lang.fr. , â* édit. , 1 693 , p. ii 4.

Peut-être, au lieu de supposer la suppression de ce, pourrait-on admettre Taccord du verbe avec Tallribut, au lieu du sujet : on y serait autorisé par divers exemples, entre autres les deux suivants, tirés du card. de Retz :

M. Le Teilier. . seroit très volontiers caution que eei mouvements ne seroit qu'un feu de paille. — Rbtz, III, p. 671.

M*"* de Ghevreuse. . . se ressouvint de ce qu'elle avoit oui dire à la Reine,. . . que la seule beauté des hommes éloient les dents, parce que c'étoit Tunique qui fut a usage. - Id., ibid,, III, p. 5 19.

Ce, pron.j il.

5Û9 Qu'avez-vous? Vous grondez, ce me semble, un petit?

Ec, des Fem., Il, 5.

99 Vous vous faites traîner partout où vous voulez.

Mais de moi ce n*est pas de même. — Amph.y Prol.

361 J'entends quelque bruit, ce me semble. - Ibid., I, 1.

Ce, dans une phrase interrogative , après le verbe pouvoir. Qui peut-ce être? — UAv., IV, 7.

Ce, inutile devant un verbe.

74 Sortons, ce mVt-il dit, le monde est écoulé. — Fàch.y I, 1.

Ehl Lucas, p'ai-je fait, je pense que vlà des hommes qui nageant là-bas. — Voire, ce m'a-t-il fait,. . . t'as la vue trouble.

D. Juan, II, 1.

i^ Tout le dialogue continue de cette façon entre Lucas et Pierrot, qui te rapporte.

Vous n'avez pas d'enflure, ce dit Taulre. - Sobil, Berg. extrav., 1627, p. hoi.

1109 Tu m*aimes, ce dis-tu? - Cobn., Place Boy., IV, 6. Var,

1099 En un mot, le péril est pressant,

f ai-jc dit-, tu peux tout, et ton frère est absent. ~ Id., lUus. corn., IV, a. Var.

871 L^amour n'est, ce dit-on, qu'une union d'écrits. - Id., D. Sanche, III, li.

G>meille, dans son édition de 1660, modifie les deux premiers vers, mais non le troisième exemple :

(tTu m'adores, dis-tu.»

ffAi-je dit.»

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