‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 246 sur 395 · CE — CÉANS · texte numérisé non relu

CE — CÉANS

Ces souhaits, vous les faites après avoir, c$ dites-vous, repris la forme de demoiselle. - VoiTuii, édit. i656, p. 197.

Encore, ce dit-on, les murailles ont des oreilles. - Id., ifnd,, p. 35 1.

Monsieur, ce luy dit Zclide. - Id., édit. t66o, p. 78.

Et lors, la vieille prophétesse Parla, ce dit Yirgde, ainsi.

ScAiROR, Virg. trav., Paris, David, 1706, II, p. 197.

C^est, ce me dit-il, en ce quHl ne reconnoft pas que les justes ayent le pouvoir d^accomplir les commandements de Dieu. - Pascal, Coll. de» Gr, Écr, , I.

Vous avez, ce dit-on, très mal passé la nuit. - Reorard, Légat, untv. , I, 7.

Gentilhomme normand, assez gueux, ce dit-on. - Id. , ibid., II, 6.

9 Ce dit-il, ce dit-on. On dit tous les jours Tun et l'autre en parlant, mais on ne le doit pas dire en escrivant. Il suffit de dit-il, dit-on, sans ce, et c'est ainsi qu*il s*en faut servir par parenthèse, quand on a introduit quelqu'un qui parle. n - Yauoblas.

(rie ne crois pas qu'on puisse dire en aucun stile ce dit-il et ce dit-on, si ce neat qu'on affecte exprès de le mettre dans la houche d'un homme que Ton peint d'un caractère à ne pas sçavoir parler purement. 11 est bon mesme de s'accoustumer à ne dire que dit-il dans les conversations les plus familières. Quelques-uns disent : ce m'a-t-il dit, ce lui dirent'ili. C'est la même faute, et il la faut éviter.» - Th. Cobhbille.

«Ce n'est pas assez d'éviter ce dit-il et ce dit-on en escrivant, il faut s'en abstenir aussi en parlant , et , comme M. de Yaugelas dit que ces façons de parler sont de stile bas , on doit s'accoutumer, autant que l'on peut, à ne point parler bassement dans les conversations les plus familières. 7) - âcad. fiahç. - Voir Yaugklas, édit. Chassang, I, /iiS.

Ce, devant néanmoins.

Vous n'avez pas besoin d'avocat, Monsieur, et voire cause est juste. — Ce néanmoins, Madame, bon droit a besoin d'aide. — Escarb., se. 5.

* Cette forme surannée se retrouve , plaisamment employée par Racine , dans le plaidoyer de Ulntimé :

735 Mais quelque défiance

Que nous doive donner la susdite éloquence

Et le susdit crédit, ce néanmoins. Messieurs,

L'ancre de vos bontés nous rassure d'ailleurs. - lUc., Plaid., 111 , 3.

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