CHAMP — CHANCEUX
Champ.
333 Et Taigreur de la dame à ces sortes d'outrages. . . Est un champ à pousser les choses assez loin.
Éc. des Mar.y 1, 6.
* ffL^dée est claire, dit Génin; mais la métaphore est incohérente : une aigreur ne peut être un champ,7t — Nous ne défendrons pas la phrase de Molière; mais nous ne voyons pas là une métaphore incohérente; Molière, à ce qu^il nous semble, a voulu dire : devient une sorte de champ clos, de carrière où les choses se poussent assez loin.
Champion , championne.
901 5 Tous viennent sur mes pas, hors les deux championnes.
L'Ét., V, g.
* Le féminin, si français pourtant, de champion, n'est relevé ni par TAcadémie, ni par aucun autre dictionnaire, même par celui de M. Littré, bien quM donne, avec une fausse indication de source, Texemple suivant :
Le champion et la championne furent tout un temps à se battre.
(?) BoHAv. DBSPii., Contée, LXV.
Chance.
69 Pavois beau m'en défendre, il a poussé ea chance. - Fâch., I, 1.
* C'est-à-dire : il a continué son jeu.
Chance manque dans le I)ict. Jir.-laL de Rob. Estienne de iSSg; mais Téd. de ibhg dit : tf Chance, quand on joue aux dès», et ajoute : «pour chevance, À cadentia, eive eaeu aleœrit et la même étym. est donnée par Ménagée.
Avoir la chance au jeu de dés, c^était comme avoir Vyvet ou Vivet, ou être lyvet ou livet au jeu de billard , c^est-à-dire avoir le droit de jouer le premier.
Chanceux.
Il s'est allé servir là d'un homme bien chanceux. - G. Dand., Il, 1. 4 18 Me voilà bien chanceuse! - Fem. sav., II, 5.
Plus chanceux qu^un aveugle qui se rompt le col.
Comte Di CiiMAiL, Coméd. de$ Prov,
Aussi chanceux que le chien à Brusquet. - Id. , ibid.
Que je suis mal chanceux! ~ Moiitplbubt, Criep. gentilh., IV, h.
U sera son mari. — La voilà bien chanceuse I
Id., Ambigu com,, 3* interm., se. 9.
Cette petite Leslrangc est chanceuse; elle est mal des deux côtés.
Sév., VI,36a.
J'ai de Targont , oui. — Bon ! Me voilà bien chanceuse avec votre argent I Ce n^a jamais été ça qui m*a tenté. - Rmiiabd , Filles err. , 1 , 10.