COIFFER (SE
Coiffer (Se). . ., coiffé (être) de. . ., aufig., s'enticher,
être entiché de . . .
995 Faut-ii de ses appas être si fort coiffe! -- bc. des Fem., III, 5.
Parmy ceux qui la convoilèreni Et de sa beauté ie coiffhrent, Tumus très remarquable estoit.
ScARROR, Virg. trav,, Paris, David, 1706, II, p. aoâ.
35o Je sub coiffé de sa vertu. - Lorbt, Muze hUtor,, 8 août i65/i.
Un gentilhomme de Bayeux,. . .
Des erreurs de Calvin coiffé, . . - Id., ibid., 9 février i663.
T'en voilà coiffée ; il t*a dit la fleurette.
Th. Corn., ComU d'Orgueil, III, 3.
39 Fille ee coiffe volontiers
D'amoureux à longue crinière. - La Fort., I, p. 965 : FabL, IV, 1.
Quand un coquet fieffé
D'amour, de bonne sorte, une fois e'eit coiffé,
Gela tient comme glu. - Hautrrochb, Critp. méd., Y, k,
La croyez-vous d'humeur, dites, je vous conjure,
A te pouvoir coiffer de sa sotte figure? - Mortflrurt, Crivp, gentilh,, III, 11.
Que voue votu êtes coiffée bien mal à propos de ce petit vilain-là I
BiBOR, Hom. à h, fort,, 1,6.
Elle étoit au lit, belle et coiffée a coiffer tout ie monde. - Sév., IV, 658.
Mon amie de Lyon m'en parolt moins coiffée. ~ Id., IV, 986.
Mais, tant que tu voudras, parle, prêche, tempête,
Ta maîtresse est coiffée, . . — Et crois-tu, dans ta tète,
Que l'amour sur son cœur ait un si grand pouvoir? - Rbgrard, Joueur, I, a.
Vous auriez épousé Isabelle sans cet impertinent de comédien François . . dont Roquiliard e'eei coiffé, - Rzg.^ard et DuFRïiRT, Chinoie, IV, 1.
:¥ Dans sa Gram. franc., Ramus, en 1687, écrit par oe tous les mots en oi : on ne peut donc rien conclure de son orthographe pour la façon d'écrire coeffe ou coiffe. On ne trouve rien sur ces mots coéffe, boëte ou coiffe, boUe, ni dans Meigret, ni dans Pelletier, ni dans Rob. Estienne, ni dans La Chaussée (Caucius), ni dans Claude Irson, etc. — En 1706 seulement, dans la Gram. franc, de l'abbé Régnier Desmarais, secrétaire perpétuel de l'Académie française, et sou interprète, on lit : «rDaus les autres (mots) ou Vo et Ve ne se trouvent suivis d'aucune autre voyelle, comme boette, coeffe, moelle, pœle et troetne, le son de Vo et de Ve se fait entendre sur une seule prononciation; mais de ces cinq mots les deux premiers ne s'escrivent plus que boitte et coiffe.rt -P. ht.
Si nous prenons les dictionnaires , Rob. Estienne (t539 et 15/19), ^^^^^ (i56à, 1673^ 1606, 1618, i6s)5), Monet (ifiso) écrivent co^e; mais le même Monet, en i636, donne coeffe et coiffe; Cotgrave (161 1, i639, i65o), coeffe et coiffe; Ant. Oudin (i64a), renvoie de coeffe à coiffe, coiffer, coiffure; de même, Duez et Oudin en t66o; en i65o, Ménage {Originet)^ coiffe; en 1676, Pomcy, coeffe et coiffe; en 1677, Gaudin, coeffe; ea 1679, Guy Miège, coeffe et coiffe; en 1680, Richclet, coéfe et coife; en i683, Danet, coeffe; en 1690, Furetière, coeffe; en 169/1 ^^ ^V^^f l'Académie française donne coifflè ou coiffe; en 1740, elle dit : ^Coiffe, on peut aussi dire coiffen; les éditions de 1762, 1799, i835 et 1878 ne donnent plus que coiffe.