COIN — COLLATION
Coiffer (Se) le cerveau, s'enivrer.
i53g Dis-nous un peu : quel est le cabaret honnête Où tu (es coiffi le cerveau? — Amph.y III, a.
le Molière dit : «« coiffer le cerveau ; Jodellc disait : coiffer ion heaume :
Je suis allé à la maison
De vostre Alix, où Tay trouvée
Dès rbeure assez bien abbrcuvée :
Car j'ay bien connu au respondrc
Que, de crainlc de se morfondre,
Elle avoit son heaume coiffé. - L'Eugène, coméd., i559, III, i.
ff Coiffer signifie aussi quelquefois i'enyvrer : Cet bomme n'est pas accoustumé à boire , il ne faut qu'une cbopine de vin pour le coéffer. Gardez-vous de ces vins d'Orléans ; ils sont fumeux, et sont sujets à coiffer, n - FuRBTiàRB, Diction,, 1690.
Coin : tenir son coin.
gSg n peut tenir son coin parmi de beaux-esprits. --Fem, sav., III, 3.
3(e «On dit à la paume qu'un bomme tient bien ion coin, quand il sçail bien soustenir et renvoyer les coups qui viennent de son costé. El figurément on dit qu'un homme tient bien eon coin dans une conversation, dans un pourparler d'affaires, quand il parle juste et à propos lorsque son tour vient de parler.^» - PcREnàRB, Diction,, 1690.
Ces explications de Furetière éclairent et le vers de Molière et le passage suivant de M*"' de Sévigné :
Vos Carmélites m'ont dit encore mille douceurs pour vous ; la balle n'a pas mal été encore aujourd'buy ; mais M"* de Coulanges tenoit ion coin.
Skv,, VIII, p. 398; 1" décembre 1688, à M"* de Grignan.
Colérique.
ÛQi Je hais de tout mon cœur les esprits colériques. - Sgan.^ se. 17.
C'est icy la terre punique ; Le peuple en est fort coleriaue.
ScARBO?!, firg. trav., Paris, David, 1706, 1, p. 36.
Collation, repas léger.
Il nous a fait mille civilités, nous a donné la collation.
Fourb. de Scap., II, 7.
Quel besoin est-il de voir des ivrognes . . . fourmiller sur des bateaux pleins de eoUatiom et de concerts? - Malb., II, hh'j.