COMMÈRE DOLENTE (MA) — COMMETTRE
Un livre de l'abbc de Bellegarde est intitulé : Réjli'xiojis t ".r ce qui peut plaire dane U commerce du monde.
Commère dolente (Ma).
83 Et je suis maintenant ma commère dolente. - Sgan., se. s.
* Aucun dictionnaire n*a relevé cette expression, excepté le Diction, de Trévoux, qui cite le vers de Molière et ne donne pas d'autre exemple. On disait aussi ma commère l'entendue :
Du temps que ce drosle estoit auprès de ladite garde, et que sa mannitte bouilloit à ses despens, on n'eust osé luy dire bran en son nez, tant elle faiaoit ma commère l'entendue. - Caqueté de V accouchée, p. i65, bibl. elzév.
Commettre, confier,
1^7 Je n'y veux point, Élise, employer cette lettre:
C'est un soin qu'à ma bouche il me vaut mieux commeUre.
D. Gare, I, 1.
167 Jusqu'ici Dom Louis, qui vit à sa prudence
Par le feu Roi mourant commettre son enfance. - Ibid., I, a,
99 Elles sont sans parents, et notre ami leur père Nous commit leur conduite à son heure dernière.
Éc, des Mot., I, a.
iia3 Reprenez le pouvoir que vous m*avez commis. - Cork., Citma, IV, a.
338 lis commettent aux flols cette douce espérance.
Là Font., VI, p. 900 : Lee Fillee de Minée.
37 Cesi à leurs doctes mains, si Ton veut les en croire.
Que Phœbus a commis lout le soin de ta gloire. - Dbspb. , Disc, au Roi.
1 198 ... Le sort d'Andromaque est commis à ta foi. ~ Ric, Androm., IV, 1.
Ces sacrifices. . . ne faisoient qu'une partie de ces horribles iniquitez des Amorrhéens, dont Dieu commit la vengeance aux Israélites.
B0S8UBT, Hist. univ., in-â% 1681, p. igS. - Cf. Id., ibid., p. 9o5, 936, 365.
Que peuvent sur les consciences des décrets de religion, qui, tirant leur force de rautorité royale à qui Dieu n*a rien commis de semblable, n^ont rien que de politique? - Id., Hist. des Var., 9 in-A% 1688, I, p. Uià.
Commettre (Se), se confier.
1608 Que vous dirai-je? Enfin cette aimable personne. . • N'a plus voulu songer à retourner chez soi, Et de tout son destin s^est commise à ma foi.
Ec. des Fem.j V, 2.