‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 318 sur 395 · COMMERCE · texte numérisé non relu

COMMERCE

1 375 Le sang de mon époux

A rompu pour jamais tout commerce entre nous. - Corn., Pompée, TV, h.

169 Avez-Yous en ces lieux quelque commerce? — Aucun. - 1d., SophonUbe, 1, 3.

La Grammaire est le fondement du commerce et de la société, et si on sappe le fondement, Tédifice peut-il demeurer debout? La Politique peut-elle subsister sans la Grammaire?

Balzac, Le Barbon, dans Sallencrk, Hist, de P. de Monlmaur, a in-8% 1715, II, p. 111.

Les sacrifices sont un commerce entre Dieu et les hommes.

Bac, VI, 969, Lwreê ann.

Ce même homme, d^un commerce si agréable. - Id., VII, 1 1 : Lett,,

Le rapport de nos fortunes . . . rendoit notre commerce agréable.

La Bocbbp., n, ho.

Il se couche assez tôt, se lève assez matin

Et n*a point de commerce avec le médecin. - CHAMPMSSLé, Pariiien, I, 1.

Quel est ce Monsieur, avec qui ma nièce a commerce f

Hadtbbochb , Le Cocher, se. 3.

Ni la Grèce, ni TAsie mineure, ni la Syrie, ni FÉgypte, ni enfin la pluspart des autres Provinces n^ont jamais esté sans guerre que sous TEmpire Bomain; il est aisé d^entendre qu*un commerce si agréable des Nations servoit à maintenir dans tout le corps de PEmpire la concorde et Tobéissance.

BossuBT, Hitt. univ,, in-A", 1681, p. 533-53/i. - Cf. Id., ibid., p. 36, 59, 5i3, etc.

Sa pdinodie (de Widef) devant le GoncUe. . ., la honte qu^il eût de sa lascheté ... luy fit rompre commerce avec les hommes.

Id., HûL de» Var,,^ in-/i% U, 1688, p. a8A.

Vous entretenez si bien le commerce de mes amies, que je n^ai qu*à vous prier de le continuer. - Sév., VIII, 111. {Aulogr.)

Une belle femme qui a les qualités d^un honnête homme, est ce qu*il y a au monde d*un commerce plus délicieux. - La Bbut., I, 376.

J^entreliens commerce avec les anciens, et je fraye aussi avec les modernes.

Rbonabd, Coquette, III, 3.

i^ «r Je lui contai comme j*avois remarqué la sottise étrange qu^ils faisoîent paroltre, usant à tous coups de sept ou huit mots afiîectez entre eux, et qu ils croyoient s^étre montrez bien habiles hommes quand ils disoient : indubitablement il» allarent, il» parlarent, vou» e»te» admirable. . ., vou» e»te» dan» le grand commerce du monde. . . » - Sobbl, Francion, i633 ; édit. de Leyde, 1731, 1, 34 1.

Ce passage montre que le mot était nouveau dans la langue en 1 633 ; le passage suivant de M"* de Scudéry, cité par M. hlQTiyAjikyeBUX (lexique de Com.)^ confirme ce fait : (rNe voyez-vous pas, dit Dorinice, qu^au lieu de ces mots que Tusage avoit introduits et quW autre usage a bannis, on voit naître de notre temps. . . Texpression de manège, qui a quitté la chevalerie pour devenir une expression figurée des courtisans adroits; relie d^un bon commerce, qu^on a dérobée aux marchands pour exprimer que ceux à qui on rapplique sont gens avec qui on peut vivre commodément.»

Ce sens figuré existait en latin; Cicéron a dit, dans ses Ta»culane» (rcum Musis commercium haberen. - V, 66.

Déjà aussi Malherbe Tavait employé :

Il répare en la contemplation des choses divines ce quUl a accueilli de vicieux et de sale dans le commerce de Thumanité. - II , 119.

■AflCBAta.

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