‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 341 sur 395 · CONSEILLER DES GRACES · texte numérisé non relu

CONSEILLER DES GRACES

t¥ <rGo!«siLi(JH,. . . Propos que on ba délibère et propose en soymesme de faire. . . Je n'en feray rien, ce n'est point de mon con»eil ne de mon consentement. n - Diction. /«/.franc, de Uob. Estibune, i53i.

Conseil, tetTne de pratique , consultation d'avocat.

H vous faudra de l'argent . . . pour la procuration, pour la présentation, conseils, productions, et journées de procureur.

Fourb. de Scap.y II, 5.

9|c fxCoMeil se dit aussi d'une simple consultation d'advocats.n

FuRETiÈRE, Diction, f 1690.

Le savant éditeur du Molière de la Coll. des Gr. Ecriv. cite ici un intéressant passage de Lamoignon; nous ne pouvons mieux faire que le reproduire après lui :

trLe droit de coMeil étoit de la sols parisis, c'est-à-dire de i5 sols, qui se prenoient par le procureur du défendeur à cause des défenses qu'il faut foum'u* sur chaque demande ; et ainsi autant de demandes, autant de droits de conseil de là part du défendeur. 9» - Confér. de 1667.

Conseil d'en haut.

Il est informé de tout ce qui s'agite dans le Conseil d^en haut du Préte-Jean et du Grand-Mogol. — Comtesse iEscarh. , se. 1 .

* «n y a plusieurs Gonseifs cbez le Roy, dit Furetière : le Conseil d'en haut, le Conseil d'État, le Conseil ordinaire des Finances, le Conseil privé ou des Parties, le Conseil des Dépécbes , le Conseil de guerre et de marine.

(rLe Conseil d'en haut est un Conseil où sont traitées les affaires dont le Roy veut prendre connoissance en personne , dont les arrêts sont signez en commandement par un des secrétaires d'Ëstat.» - FuRETiBRK, Dictton., 1690.

Nous avons cbercbé dans Vbtat de la France, pendant une longue série d'années, le Conseil d'en haut sans en trouver même une simple mention , et sans apprendre , par conséquent, de combien de membres et de quels membres il était composé.

Conseiller des grâces, miroir.

Venez nous tendre ici dedans le conseiller des grâces.

Préc. rid.y se. 6.

K Miroir : le conseiller des grâces, ou le peintre de ia dernière fidélité, le singe de la nature, le caméléon.» - Souaize, Gr. Diction, des Prêt.

Au cryslal d'un miroir, conseiller de leurs grâces.

Ahadis Jahtn, Œuvr., p. aa/i (verso).

Aniarille, en se» rtîgardant, Pour se conseiller de sa grâce, Met aujourd'hui des feux dans cette glace. Et d'un cristal comnmn faut un miroir ardent.

Tristas, Poés. gai. et hérotq., in-4', 166a, p. 58 : Amours.

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