CONSENTIR
Je ])oiirrois adjouter icy quo l*excolleiicc du miroir paroU encore en ce qu*il esl le (idellc cnnxeiUer de la Beauté ^ ainsi que le Poète i^appclle. - GaENAiLLEf Plaùir» de» Dôme», 16^11, p. 78.
Ellii appelle : le miroir, le conseiller du vtiage. ^
Robinet, Panégyr. de VEc. des Fem,, 1666, 4* enlréc.
5 Afin de le guérir, le sort oflicieux
Présenloit partout à ses yeux Les conseillers muets dont se servent nos dames : Miroirs dans les lo[ps, miroirs chez les marchands.
La Font., I, p. 99 : FabL, I, 1 1.
Martial, liv. IX, épiçr. m, Consilium formœ , spéculum,,. — trll appelle le miroir le conseiller de la Beauté, n - Gostar , Recueil des plus beaux endroits ae Martial, Toulouse, 1689, II, p. 65.
Conseiller (Se) X. . ., prendre conseil de. . ., consulter.
Je me suis même encore aujourd'hui conseillé au Ciel pour cela; mais, lorsque je l'ai consulté, j'ai entendu une voix. — D. Juan, V, 3.
Si je me conseillois à vous pour ce choix? — Si vous vous conseilliez à moi y je serois fort embarrassé. — Am. magnif,, II, 3.
Et pour ce me veuil conseiller Es clercz, lesquels sçavent donner Conseil de Iwuche et d'esrript . . .
Je veuil aller, poiu* mon honneur, Moy conseiller à ung docteur.
Le Conseil au nouv, marié, I, p. 1 ; Farce, Ane, Th, fr, (bihl. elzév.).
t Voir plus haut, au mot Conseiller des grâces, la citation de Tristan.
Consentir, avec un complément direct.
369 Ceux qui sur moi peuvent avoir empire.
Par de lâches motifs qu'un faux honneur inspire.
Approuvent tous cet indigne lien.
J'ignore encor par où finira mon martyre; Mais je mourrai plutôt que de consentir rien.
Puissiez-vous jouir, belle Elvire,
D'un destin plus doux que le mien. - D. Gare, l, 3.
♦ D. Garde de Navarre fut imprimé pour la première fois dans le i*' vol. des Œuvres posthumes de Molière, t. VII de I édition do 16811. Le mot rien, ainsi que le signe de |>onctuation qui doit suivre, sont tombés à fimpression; mais les exi«rences de la rime, d'accord avec le sens, montrent que le mot rien, suivi d'un point (.), devait terminer le vers, et c'est pour le démontrer que nous avons reproduit tout le couplet.
1/175 Trop heureux accident, si la terre entr'ouverle
Avant ce jour fatal eût consenti ma perte! - Corn., Mélite,Yi ti.