CORBILLON
97 Et s'il faut qu'avec elle on joue au corbillon. . .
Éc. des Fem.y I, 1.
Changement de corbUlon fait appétit d'oubliés.
Comte DE Cramail, Com, de» Prov,, III, 3.
H oublie un endroit eflroyablement bon , Où l'on parle d'Agnès et de son corbillon,
BoDRSAULT, Porir. du Peintre, i66d, se. 8.
492 GORBLEU — CORDE
Premièrement, dit Herminius en raiiiant, je croÎB que le jeu du eorbilUm fut inventé par les premiers poètes, qui, ayans beaucoup de peine à mettre de la raison en rime, accouslumerent les enfans à jouer à ce jeu.
M"* DE ScuoéRT, MaihUde, 16G7; Préf., p. 99-30.
Uhomme et la femme ctoient heureux;
Ils jouoient à de petits jeux.
Comme au Pont-Neuf, a Climusette,
Ou bien à Ry, ry, Bouliette,
Au Pied de bœuf, aux Osselets ,
A d*autres plus beaux ou plus laids.
Au Corlfillon, à la Pantouflle,
En veux-tu plaider, siffle, souille,
A Colin-Maillard, aux Combats,
A Cache-cache, Mitoulas,
Au Combien, à la Sa^^e-femme,
A TAccouchée, au Trou-Madame. - Poisson, Le Sot vengé, se. 6.
Voulez- vous que je dise cela . . . par le moyen de Tinvocation , imprécation , multiplication, indiction, spéculation. . . ? — Côrbillon, qu'y met-on?
Rbgn AID , Hom. à b, fort. , 111 , i .
De là ce jeu que chacun aime ,
Où Ton demande «qu^y met-on»?
Agnès répond tr tarte à la crème/).
Malgré la rime et la raison. - Armand Gourri, Le CorhiUon, chanaon.
t Au propre, le côrbillon étoit un t panier à mettre des oublies, étroit par le milieu, large par les extrémités». - FuRBriàRs.
Le jeu du côrbillon étoit un jeu dans lequel, à cette question : fx Côrbillon, qu*y met^on?» il fallait répondre par un mot terminé en on.
GORBLEU, PAR LA GORBLEU , juron.
10 Par la corbleu! gardez d'ëchauffcr trop ma bile. - Sgan., se. 1.
Corbleul dans la maison de Sotenville on n*a jamais vu de coquette.
G. Dand., I, L
^ Voir JuroM.
Corde : si la corde ne rompt . . . , locution proverbiale. 13 18 Nous allons voir beau jeu, si la corde ne rompt. — UEt., III, 7.
Nous verrons beau jeu, «t la corde ne rompt. - Toubrbbu, Le» Contente, I, 8.
679 Laissez-moi faire, et le drôle et sa belle
Verront beau jeu, si la corde ne rompt. - La Foirr,, IV, p. 70 : Contes, I, 9.
169 Viennent ces sœurs; toutes, je te répond.
Verront beau jeu it la corde ne rompt. - la., V, p. 535 : Contée, IV, 19.
3te Nous pensons, comme le savant éditeur de la Coll. dee Gr. Écriv., que nous avons affaire ici à une métaphore empruntée au jeu de Tare.
GORNEILLIUS — CORNER 493
Corde, aufg.y toucher une corde.
Ne savez-Yous pas bien que lastrologie est une affaire d'Élat, et qu'il ne faut point toucher à cette corde-lh. — Am. tnagnif., 1,2.
Tu sçais assez ce que peut la concorde , Sans qu^en ce lieu je touche cette corde.
Saiiit-Amjliit, (JEuvr,f bibl. elzév., I, 36/i.
Mais, pour toucher une autre corde
Finissons le prezent exorde. - Lobbt, Muze hietor., a& juillet i655.
83 Cessons de toucher cette corde. - Id., la août 1669.
Après que j^aurai fait ce que font les amans, G est-à-dire poussé tous les beaux scntlmcns, Je toucherai tout franc deteue la groste corde.
Poisson, Le$ Femmee coquettes, lll, 1.
Mais nous parier de lui, c'est toucher une corde
Bien triste. . ., et qui pourroit. . . Mais il étoit bien vieux.
Regicard, Ménechmes, lU, 3.
âf (Test une métaphore empruntée à la musique, aux instruments à cordée :
Dans le concert d'hymen, lorsque quelqu'un discorde,
Je sais juste baisser ou hausser une corde. - Rigrard, Le Bal, se. 10.
CORNEILLIUS.
191 Sganarelle est un nom qu'on ne me dira plus.
Et Ton va m'appeler seigneur Qfrneiltius, — Sgan., se. 6.
♦ ComeilUue, dans la première édition : Comeliui dans les autres.
Cette jolie expression de Molière ne parait avoir été ni empruntée par lui à des auteurs français, ni imitée par d'autres. Mais le savant éditeur du Molière de la Coll. det Gr, Écrit, a trouvé, dans une comédie du théâtre italien, la Zerla (la hotte), une plaisanterie analogue :
Serviteur, seigneur Comelio. — Je ne m'appelle pas ainsi, mais bien le docteur Balloard.
Corner : corner aux oreilles.
279 Les oreilles me cornent. — £c. des Mar,, 1, 3.
Ne m'avez-vous pas appelée? — Moi? non. — 11 faut donc que les oreilles m'aient corné. - Mai imag., III, 9.
Écoutez, je l'entends, ou les oreillet me cornent.
Comte DB Cbamail, Coméd, det Prcv., se. 1.
Dieu sçait si Segrais et Scarron De l'héritière de Beuvron