COQUIN — CORBILLON
plus doux. Le mot de galante aussi n'est pas assez; celui de coquette achevée me semble propre pour ce que nous voulons, et je m'en puis servir pour dire honnêtement ce qu'elle est. - Pourc, II, û.
Coquin.
Vous êtes un sot, un maraud, un coquin, — UAv,, III, i.
389 Qui donc est ce coquin qui prend tant de licence?
Amph., I, !2.
De petits coquttu, enfants de bourgeois, que j'avois connus au collège, en me rencontrant par la ville , ne faisoient pas semblant de m^avoir fnkjuenlé autrefois.
SoRBL, FroHcion, IV, a6i-96a.
Ce coquin deviendroit un peu trop glorieux.
Bois-RoBBBT, La Folle Gageure, III, i.
N*est-il point là mon maître avecque ma coquine?
Th. Cobx., Amour à la mode, II, 6.
987 De CCS coquin» déjà Ton se trouvoit lassé. - Despb. , Sat, X.
Un coquin est celui à qui les choses les plus honteuses ne coûtent rien à dire ou à faire. - La Bbut., I, A5.
Vos laquais . . . disent qu^il y a trois jours qu'ils n^ont mangé. — Voilà de plaisants marauds! Est-ce à udre à ces eo^inj-là de manger? Et que feront donc les maîtres? - Regnard, Divorce, II, 5.
* (rEn ce mot de coquin, on abuse de coquina.T) - II. Est., Latig. franç-ital. , I, 196.
Le mot coquin ne parait pas, en loBg, dans la première édition du Diction, frofiç^^ital, de Rob. Estiennc; mais il figure dans la seconde (iS^g), dérivé précisément à coquina,
ff Quant au mot de coquin, c'est un mendiant volontaire, qui halene ordinairement les cuisines, que les latins nomment coqmnas,rt - Pasquieb, Reck, de la France, VIII, Uù,
Cette étymologie exaspère le P. Garasse , qui s'appuie précisément sur H. Estienne pour combattre Pasquicr : (rVous dites que le mot de coquin se dit à coquina, . . H. Estienne et le sieur Ranconnet, plus diligens que vous, ne sont pas de voslre advis, car ils déduisent le mot de coquin dito toCI xoxveTv, qui signifie pleurer, lamenter, se plaindre, qui est la chanson ordinaire de cette espèce dénommes.» ~ Le P. Gabassb, Rech, de» Rech. de M' Est, Pa»quier, 1699, p. 6i6-Ai5. - Cf. Id., ibid,, p. i/i-i5.