CÔTE
Est-ce que nous sommes, nous autres, de la cote de saint Louis?
Bourg, gentilh., III, la.
Il fait l'entendu comme s'il étoit sorti de la côte de saint Louis, et cependant il ne découvre point qui il est ni d'où il est. - ScianoN, Rom. com., 1706, I, p. 9 a.
CÔTÉ , aspect.
353 Mais je lui disois, moi, qu'un froid écrit assomme, Qu'il ne faut que ce foible à décrier un homme. Et qu'eût-on, d'autre part, cent belles qualités. On regarde les gens par leurs méchants côtés. - Misanth.^ 1,3.
Ils sont six mois à raisonner sur une nouvelle de la Cour, et à la regarder de tous les câtéi, - Sir., II, 896.
Je n'ai qu'à tourner cette phrase de tous côtét, - Id., VIII, ad6.
♦ Nous traduisons par aspect, parce qu'il ne s'agit pas ici, comme dans le vers suivant de Corneille ou de La Fontaine , des deux câtét des gens :
a6 Un million de traits, un million de flèches
Tomberont à vos deux câtét. - Corn. , I, /Î79 : Office de la Vierge, V.
COTILLON — COUCHANT /i97
i65 Voilà pourquoi je lui conseille De dormir, s'il se peut, d'un et d'aulre côté.
Li Font., V, nU : ConUi, III, U.
Côte : mettre a côte, mettre de côté.
Ehl de grâce, mettez^ pour un momeut, votre gentilhoramerie à coté.
G. Dand., I, U.
Cotillon.
Sa Et de ces cotillons appelés hauts-de-chtiusses. - Ec. des Mar. , I , i .
Le cotillon, un peu retroussé par mégarde, ne cachoit pas entièrement la beauté de la jambe, et, aautanl que sa jupe la serroit un peu, elle s'esloit délassée (délacée), et n'avoit rien sur le sein qu'un mouchoir de réseul.
D'Urpé, UAitrée, i6i/i, II, p. 6/16-5/17.
Mais veut-on sçavoir. Madame, en quoy consiste la particularité du langage de ceste Cour des aygrettes et des mignardes? C'est à i'afiectation ou rebut ae vingt mots ou manières de parier. . . Porterons-nous nostre argent à leur escole pour apprendre à dire une Juppé de femme au lieu de cotillon f
M"* DE GouRNAT, L'Ombre, 1627, p. 6o3, 60/1.
Telle et plus admirable encor.
Dans son cotillon de drap d'or Et sa fraize goderonnée , Parut Didon à nostre iEnée.
ScABRoif, Virg, trav,, Paris, David, 1706, p. 53.
La fin du brave Chastillon
A mon grand regret nous en paye ; . . .
Et sa belle, en noir cotillon,
Le pleure à Saint-Germain-en-Laye.
Saint-Amant, Œuvr., bibl. elzév. , I, p. /Î5a.
L'autre accoustroît son cotillon ;
Celle-cy lavoit sa chemise. - Richbr, Ovide bouffon, 1663, p. 566.
Elle s'arrache son toquet.
Sa ceinture et son aifiquet ,
Déchire cotUlone et cotte. . . - Id., ibid., p. 579-673.
3|c Le mot cotillon est un diminutif de cotte; la cotte s'attachait à la ceinture et descendait jusqu'à (erre ; le cotillon était une petite jupe de dessous que portaient surtout les paysannes, les petites gens et les enfants, dit Furetière. Si étroits qu'ils fussent, ils étaient encore fort larges, comparés aux canons ou jambes des hauts de chausses.
Déjà, du temps de Regnard, on dansait les cotiUom :
Il faut entendre aussi ronfler les violons , Et je veux avec vous danser les cotillom.
Rbgxard, Légal, univ., Il, U, - Cf. Crit. du Légat, univ. se. 8.
Couchant : faire le chien couchant.
* Voir ci-dessus, p. 39 /î. Chien : faire le chien couchant.
larusasiB lAnwttL*.