ALAMBIQUER (S
1339 Pour moi, j'ai vu déjà cent contes de la sorte;
Sans nous alambiquer, servons-nous-en; qu'importe?
L'J^t.,IV, t.
18 ( Var.), .. De qui le cerveau s'alambique à chercher. - Malb., I, 45.
C'est luy (Guillaume Crétin, le Rominagrobis de son siècle) lequel jadis. . . s'est, en pensant et repensant sur le mot de penser, alatnbiqué la cervelle à penser et repenser sa pensée phantastique.
Le p. Garissb, Rech, des Rech, de M* Est, Pùsquier, 169a, p. 639.
Si j'avois esprint et alambiqué mon esprit en choses si ridicules, je craindrois qu'on ne m'estimât entièrement perclus et désordonné de cervelle. - Id. , ibid, , p. 87a.
Ces deux bergers passèrent la nuit en de semblables contestations, où ils s*alam^ biquerent si fort l'esprit, qu'ils pensèrent perdre si peu qu'il leur en restoit.
SoREL, Berg. extrav,, 1697, p. 896.
Oh 1 que c'est une belle chose , n'avoir point l'esprit alambiqué autour de nouvelles modes de vestir et de vivre I - Chipelain, Trad. de Guzm. d*Alfar,, II, 44.
S'aller alambiquer le cerveau plusieurs nuits pour ce qui ne rapportera pas un triste souper au bout du conte, c'est niaiserie en relief. - Id., ibid,, III, 199.
Mon maistre. . . s'entrelenoit avec moy de choses de grande importance; il faisoit en cela de moy comme les distillateurs ; il uCalambiquoit , et , après en avoir tire la substance et l'essence qu'il desiroit, il se retiroit à part. - Id., ibid,, III, 5i4.
Dis-moi, n'e^tu pas bien béte
De Caiambiquer la teste
Pour de petits différends? - Brkbbuf, Lucain trav., iG5G, p. 10.
191 Je n'ay rien appris de nouveau
Pour va alambiquer le cerveau. - Loret, Muze hist,, 8 sept. 1056.
67 El de vouloir s* alambiquer Pour là-dessus épiloguer . . . , C'est ce que ne font pas les sages. - Id. , ibid., 19 mai 1657.
De quoi vous allez-vous alambiquer l'esprit? - Baron, Jaloux, ID, 19.
Quand une chose me plail , je ne vais point nCalambiquer l'esprit pour savoir pourquoi elle me plait. - nECNiRD, Crit. du Légat, univ., 5.
♦ rr Alembiquer. Faire distiller. Ronsard. Mon pauvre esprit se consomme et alembique en démesurées passions. Pasquier.» - Diction, de Nicot, 1578 et 1606.
Cotgrave, 1689, Guy Miege, 1679, Richelet, i68o, admettent aussi cette expression,