COUR
La ville n*a pas été de Tavis de la Cour, - La Brut., II, aai.
i85 Entre nous, verras-tu d^un esprit bien tranquille.
Chez ta femme aborder et la Cour et la ville? ~ Dbspr., Sat, X.
. . . Tout en vous est de Cour, nen de ville.
HADTBROcnB, Bourg, de quai,, II, 6.
♦ On se rend mal compte , assez souvent , de ce qu^était la Cour du Roi de France.
La Cour, au dire de Gregorio Lati ( Ceremoniale) , ne comptait pas moins de trois à quatre mille personnes. Elle comprenait, outre le Roi, la Reine, les Enfants de Franco, les Princes et Princesses du sang, tous les Grands Officiers et Officiers de la Couronne.
Je définis la Cour un pays où les gens ,
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indififérents.
Sont ce qu^il plait au Prince, ou, s^ils ne peuvent Tëtre,
Tâchent au moins de le parôlre. - L\ Forrr., 11, 281 : Fabl, VIII, 16.
G^était une population à part dans la ville, ayant jusqu^à ses fournisseurs particuliers sous le titre de marchands suivant la Cour, et places sous Tautorité du Grand Prévôt de France. Les privilèges de quiconque était attaché de près ou de loin à la personne du Roi ou des membres de la famille royale étaient exorbitants. Au point de vue religieux , ils ne pouvaient être excommuniés pour le fait de leur charge ; au point de vue judiciaire , ils avaient le droit de Commitlimuê, qui leur permettait de faire juger par les Requêtes du Palais tous les procès qu'ils pouvaient avoir, même en province ; au point de vue de l'impôt, ils étaient exemptés des tailles, du droit d'aides, etc. Leurs veuves, pendant leur veuvage, jouissaient de la même faveur; tous étaient nobles par le fait de leurs charges, s'ils ne l'étaient de naissance, «rpeu exceptez, dont le ministère est trop ravalé» , et erils peuvent prendre un casque timbré au-dessus de leurs armoiries. . . La plupart prennent le titre d'Ecuyer, s'ils ^sont d'épée , ou bien de Conseiller ; ils jouissent de tous les privilèges de noblesse». - Etat de la France.
Cour , les manières de la Cour ; savoir sa cour.
Laissez-moi faire ; je suis homme qui sais ma cour.
Am. magnif.y II, 1.
Il avoit le don de plaire et sçavoit Tart de persuader. Il tçavoit de plus la vmlle et la nouvelle cour. - Ralzac, Aristippe ou de la Cour, Amst. Elzév., 166/i, p. m.
la/jg Son père $ait la cour. - Corn., Ment., IV, U.
1 1 13 Vous êtes peu du monde et eavez mal la cour. - Id., Nicom., III, 8.
Cour : faire sa cour.
N'irez-vous pas au Louvre? — Il faudra bien wW^^v faire ma cour. — Le Roi sera ravi de vous voir. — Pourc, I, 3.
Il nous fauiyàire notre cour à Sostrato? — Non, Seigneur v vous n'aurez point de cour à faire. — Am. magnif, III, 1.
Il nous U\\ii faire notre cour. — Ibid.y ihid. 973 Héraclius vivroit pour i^ faire la cour! - CoRif., HéracL, III, t.
506 COURAGE — GOURANTE
Elles ont conservé une idée de vous dont ellei tnefont leur etmr. - Se?. , VI , p. 399.
Pay conté au père cette petite inquiétude. . . Je luy ay/osC votre cour de la délicatesse de votre passion. - Du Verdibb, Flatteur, 1696, UI, 7.
Courage, cœur.
i/ii3 Oh! la lâche personnel — Haï le foible courage!
Dép, am., IV, &.
Avcz-vous ie courage si abatu que d'aimer un homme nay du milieu du peuple 7
D*URFé, L'Aetréê, i6i4, 1, p. 96^
h3 C'est bien un courage de glace,
On la pitié n*a point de place. ~ Malh., I, p. 101.
633 L'homme ne voit que le visaee.
Mais Dieu voit jusqu'au fond du cœur ; L*homme des actions voit la vaine splendeur. Mais Dieu connolt leur source , et voit dans le courage
Ou leur souillure ou leur candeur. - Gorh., VlII, p. 907 : Imit,, II, 6.
9/18 Amour avoit amolli ce courage. - Li Fort., V, p. 176 : Contei, III, 5.
Gourante , sorte de danse.
Ma franchise va danser la courante aussi bien que mes pieds.
Préc. rid.y se. 12.
:|e «rExpression comique et burlesque pour dire : J'ai perdu ma franchUe, Elle est de Molière. 7) ~ Diction, de Trévoux.
179 Il faut que je te chante
Certain air que j'ai fait de petite courante, - Fâch., I, 3.
Molière a donné lui-même, dans les Fâcheux, I, 3, la description d'une courante :
Tiens, l'homme passe ainsi; puis la femme repasse; Ensemble; puis on quitte, et la femme vient là. Vois-tu ce petit trait de feinte que voilà ? Ce fleuret? ces coupés courant après la belle? Dos à dos; face à face, en se pressant sur elle.
Nous vîmes le sein de Tarenle, D^où l'inventeur de la courante, Homme certes de grand esprit.
Vint à Pergame et me l'apprit.
ScABRoii, Virg, trav., Paris, David, 1706; I, p. 9/16. - Cf. Id., ibid., II, p. 996.
Là, maintes cordes d'arc, en grosseur différentes. Sous les doigts d'Apollon dansèrent la courante.
SAiirr-AHAirr, Œuvr., bibi. eizév., I, p. 907.