‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 64 sur 395 · APPUYER · texte numérisé non relu

APPUYER

273 Sur un plus fort appui ma croyance se fonde. - Psyché, I, 1.

i3i& Mais prenez moins à^ appui sur un cœur usurpé. - Gobk., ToUon d^ar, III, 4. 93 Et sans chercher Vappui d*une naissance illustre. - Dbspa. , Sat. Y,

Appuyer, terme de chasse,

* Appuyer les chiens, c'est les encourager de la voix et de la trompe.

5i3 Voilà d'abord

Le cerf donné aux chiens. Tappuie et sonne fort. — Fâch., II, 6.

bUU Tappuie alors mes chiens et fais le diable à quatre. - Ibid.

ff Alors que le veneur qui Taura détourné (le cerf) verra tous ses compagnons auprès de luy avec les chiens de la meute, se doit mettre devant tous les autres et frapper à route, car fhonneur luy appartient, et puis tous les autres après luy, criant : Voy-le-cy aller! Yoy4e-cy, Va avant. Voy-le-cy par le» portée», Rotte, roUe, rotte.Ti - Du Fouilloux, chap. xxxix.

« Et si les chiens de la meule estoyent trop loin de luy, il doit crier : Approche le» chiens ! ou bien sonner deux mots de la trompe. » - Id. , ibid.

Appuyer, peser sur. . ., faire ressortir.

Là, appuyer comme il faut le dernier vers. - Impr. de Vers., se. 1.

Cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les syllabes.

Ibid, y ibid.

Il ne faut point appuyer sur cet endroit. - Sév., 111, 3/i6.

Appuyer, soutenir, favoriser, protéger.

La représentation de cette comédie. Madame, aura besoin d'être appuyée. — Impr, de Vers., se. 5.

Ne devez-vous pas rougir d'appuyer une passion qui n est qu'erreur, que foiblesse et qu'emportement? - Princ. d!El., II, 1.

Ils. . . ap/;tit^/aveuglémentlessingesdeleursactions.-Z).Jtiaii, V,9.

Il faut tâcher. . . d'appuyer toute sa mascarade. - Bourg. gent,,\, 9.

iog Oui, mais pour appuyer votre consentement. - Fem, sav,, II, 4.

773 C'est que vous appuyez vous-même son courroux. - Rac, Brit., III, 1.

Bien que nous ne soyons en ce lieu que pour appuyer les prétentions ou le droit d'autrui. . . - Patru, ù' plaidoyer, pour T Université de Paris.

On ne la considëroit pas comme une personne qui voulût se cx)ntenter d'appuyer un des deux partis. - L4 Rochep., 11, i!i77.

Il ne se contentoit pas d'appuyer les prétentions. . ., il appuyoii encore les espérances. " Id., II, 6à.

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