‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 65 sur 395 · APPUYER DE... — APRÈS (ÊTRE · texte numérisé non relu

APPUYER DE... — APRÈS (ÊTRE

Appuyer de ... , s'appuyer de . . .

Mon cœur, pour sa défense, a tout votre mérite, appuyé du secours d'une reconnaissance où le Ciel m'engage envers vous. - VAv., I, i.

La concurrence de deux princes, appuyés de tous les grands titres qui peuvent soutenir les prétentions de leurs flammes.

Am.fnagnif.,h i.

Je veux me faire un gendre et des alliés médecins, afin de itCappuyer de bons secours contre ma maladie. - Mal, imag., I, 5.

343 Porte-la dans Trévoux, à ce beau tribunal Où de nouveaux Midas un sénat monacal , Tous les mois , appuyé de sa sœur Tlgnorance , Pour juger Apollon tient, dit-on, sa séance. - Dbspr., Sat. XII.

8&6 Appuyé de Sénèque et du tribun Burrhus. - Ric, Btit., III, 3.

ââo Après mille serments appuyée de mes larmes. - Id., Bérén,, II, a.

Il vouloit être appuyé de la présence de Monsieur le Prince. - La Roguef., U , 37/i.

Ces louanges en détail, et appuyéee <2'une personne qui n^est point flatteuse, m*ont paru dignes de vous être mandées. - Se?., VIII, 346.

Après : être après ou après à . , . , être occupé à.

477 On est venu lui dire, et par mon artifice.

Que les ouvriers qui sont aprhs son édifice ... — UEU , II , 1 .

Je dois partir pour Tarmée ; je suis aprhs h m'équiper.

Fourh. de Scap.y II, 5.

La Nature est toujours après à produire de nouveaux hommes. - Malh., II, 5. Pendant qu'on étoit après à me saigner. - Rac, VII, a36-a37 (Letlr.).

Laissoz-moi faire; je suis après à établir une manufacture de glaces exprès pour les vieilles. - Regxard et do Fresjtt, La Foire Saint-Germain, 1,7.

* 9 Après. Ce mot devant un infinitif pour dénoter une action présente et continue est françois, mais bas; il n*en faut jamais user dans le beau style. Ex. M. de Malherbe, parlant de certains vers, dit : Je suis après de les achever; et, eu un autre endroit : La Nature est toujours après à produire de nouveaux hommes. . . Il en a usé fort souvent, tantôt avec la particule de, tantost avec la préposition à, et tantost aussi sans verbe ensuite, comme quand il dit : Les livres nVn apprennent rien; je m'asseurc que les Q, que vous me dites être après, en sçauenl aussi peu.n - Vaugbl., édit. Ghassang, II, 11.

Th. Corn, et TAcadémie française, dans leurs Observ, sur Vaugelas, s'expriment auisi i propos du passage qui précède :

«M. Chapelain appelle : Je suis après de les achever, fausse phrase, et dit qu'il faut : Je suis après à les achever. Je crois que eslre après à produire, eslre après de faire, ou tout tÀm^ficmeni être après , sans aucun verbe qui suive, sont des façons de parler dont nos auteurs ne se servent pas.-n - Tu. Corn., ibid.

«Toutes les phrases que rapporte M. de Vaugelas dans cette Remarque ont quçlque chose de dur, dont 1 oreille a peine à s'accommoder. Ainsi l'Académie ne croit pas qu'on s'en

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