‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 66 sur 395 · APRÈS · texte numérisé non relu

APRÈS

doive servir. On pent dire être aprk sans aucun verbe qui suive, pourveu que ce qui précède fasse entendre de quoi il s*amt. Par exemple, si on demande : Avez- vous copié cette lettre 7 celuy qui est cnargé de la copier parle bien en disant : Je suis aprè$; ce qui veut dire : Je suis après à la copier ; mais on parleroit fort mai si on disoit : Je suis aprh à faire cela.» -- Acad. - Voir Vauoblas^ éd. Ghassang, II, 1 1.

Aprâs : PAR APRÈS, après.

1139 J'ai peur, si le logis du Roi fait ma demeure . • . ,

Que j'aye peine aussi d'en sortir |?ar après, - VEt.y III, 4.

Du commencement, elle se montre douce et bénigne, pour mieux nous surprendre ;iar après, - Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar,, i63o, III, p. Âsa.

La connoissance qu^elles ont de cette perfection est cause de Tagrémcnt qu^elies y trouvent, qui, par après, est suivi de 1 amour.

CuBBAD DB LA Ghambrb, Caroct, des postions, I, p. 137.

Ces façons de parler, par après, en après, ont vieilli, et Ton dit cqtrès tout seul, au sentiment de rautcur des Remarques, L*autorité de M. de la Chambre doit-elle remporter sur celle de M. de Vaugelas 7

BouHOUBS, Doutes sur la lang.fr,, 167 6, p. AS.

Apres, prép. pour adv.; ensuite.

9& Allons-lui de nos cœurs découvrir le mystère, El consentons qu'opr^^, Myrtil entre nous deux Décide par son choix ce combat de nos vœux. - Mélic, 1,9.

11 faut premièrement que vous ayez le fouet pour avoir menti. Puis après, nous verrons. — Mal, imag., II, 8.

1680 Tu te justifieras après, si tu le peux. - Gobn., Cinna, V, t. 870 Tout ce qu'il fit après fut à votre prière. - Id., Pompée, III, 3. 660 Après, dans votre camp j*attendrai votre sort. - Rac, Alex,, II, 5.

* ttPar après, en après. Ces façons de parler ont vieilli, et Ton dit après tout seul. Neautmoins ces particules par et eti n*y estoient pas inutiles, parce qu'elles servoient k distinguer Tadverbe après d'avec après, préposition; car il est l'un et l'autre. Au lieu

3u'aujourd'huy, ne disant qvCaprès simplement, le lecteur se trouve souvent en peine de iscerner d'abord s'il est préposition ou adverl)e, et il faut avoir soin de mettre toujours une virgule entre ce mot et le nom qui suit, s'il n'est pas préposition, comme : D'idbord parurent 5oo chevaux; après, 9,000 hommes de pied suivirent.» -- VAceBLis, édiL Gha»sang, I, 357.

Th. Corneille et l'Académie, dans leurs Obs, sur Vaug,, remarquent que par après est hors d'usage, et qu'il «est très aisé de placer le mot après de telle sorte quii ne puisse être pris pour une prépositions.

ApRès, sur, avec un nom de personne ou d'être animé.

Plusieurs médecins ont déjà épuisé toute leur «cience après elle.

Méd. malgré lut, I, &.

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