ARGUMENTS — ARGUS
Arguments m Barbara.
Je vous prouverai . . . par arguments in barbara que vous n'êtes et ne serez jamais qu'une pécore. - Mar, forcé, 4.
* Dans rancienne logique, la proposition afiirmative universelle, comme : Le vicieux ett eiclave, clait rcprésenlée par la IcUre A; runiverscUe négative, comme : Le vicieux n'ent pan heureux, par la lettre E; la particulière affirmative, comme : Quelque vicieux eet riche, par I; la particulière négative, comme : Quelque vicieux n'e$t pae riche, par 0; d*où ces deux vers :
Asscrit A , negat E , vcrum gencraliter ambo ; Asserit I, negat 0, sed particulariter ambo.
La signiGcation conventionnelle de ces lettres étant admise, on a forgé des mots dont les voyelles correspondent aux divers modes du syllogisme; ces mots sont compris dans les vers suivants, pour la i'* figure :
Barbara , Gelarent , Darii , Ferio ; — Baralipton , Gelantes, Dabitis, Fapesmo, Fnsesomorum ,
et dans les vers suivants pour les deux autres :
Cesare, Camestres, Festino, Baroco; — Darapti, Felapton, Disamis, Datisi, Bocardo, Fcrison.
Les quatre premiers mots, dans les deux exemples, indiquent les modes directs; les derniers mots indiquent les modes indirects.
D'après ce qui précède , un argument in harhara est celui où tous les termes du syllogisme, c'est-à-dire la majeure, la mineure et la conclusion', sont affirmatils et universels. Exemple :
A. Bar. — Quiconque laisse mourir de faim ceux qu'il doit nourrir est homicide;
A. Bi. — Tous les riches qui ne donnent point l'aumône dans les nécessités publiques laissent mourir de faim ceux qu'ils doivent nourrir;
A. RA. — Donc ils sont homicides. - Port-Rot., La Logique ou l'Art de petuer, 3* éd., 1 668 , poênm.
Argumenter.
Il ne s'y passe point d'acte [dans notre école de médecine] où il n'aille argumenter à outrance pour la proposition contraire.
Mal, imag.y II, 5.
* Argumenter, en terme d'école, c'est présenter des arguments pour soutenir ou discuter une thèse. Le mot s'employait aussi dans le langage ordinaire :
Je suis las d'entendre argumenter, et, pour le trancher net, ma fiUc épousera Philinte dès ce soir. - De Ybrdier, Flatteur, 1696, V, 7.
Voir Acte, ci-dessus, p. 39.
Argus.
363 ErjjasUs le voilà cet .'Irg'ii* que j'abhorre. - Ec.des Mar., I, 3.