‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 91 sur 395 · ATTENTE — ATTIRAIL · texte numérisé non relu

ATTENTE — ATTIRAIL

71 3 Mes iransporU aujourd'hui ê'attendoient d'échier. - Rac, Bérén., 111, 1.

Attente, objet de l'attente, raison d'espérer.

335 En un mot, ce vous est une attente assez belle

Que la sévérité du tuteur d'Isabelle. - Ec. des Mar., I, i.

Le Messie devient Vattente des peuples.

BossuET, Hist, univ,, in-A*', 1681, p. 197.

Jacob ... luy prédit que le Christ , sorti de sa race , seroit Vattente des peuples.

Id., Catéch. de Meaux, 1687, in-i9, p. 61.

735 Cet enfant de David, votre espoir, votre attente. - Rac, Ath., II, 7.

Attirail, attirail de gens.

Je ne saurois plus voir mon ménage propre, avec cet attirail de gens que vous faites venir chez vous. —Bourg, gent.y III, 3.

* Molière emploie ici, par mépris, en rappliquant aux personnes, un mot qu*on ne trouve d'ordinaire employé qu*avec des noms de choses. Aucun dictionnaire, ancien ou moderne, aucun lexique particulier n'en fournit d'exemples; nous pouvons cependant citer, à Tappui de Molière , la phrase suivante du P. Garasse :

La Nature a soubs soy des sujets qui sont des hommes; l'un sert i Tautre, en sorte que le premier qui manque à son devoir desbauche tout l^attirail.

Le p. Garasse, Doctr. curieuse, 1696, p. 365.

Attirail, équipage, costume.

1 185 Je sais où glt le lièvre, et me puis sans travail

Fournir en un moment d'hommes et dî'attirail. - UEt.j III, 5.

Il est vrai que (e voilà bien ; et je ne sais 011 tu as été déterrer cet attirail ridicule. — Oui? cVst l'habit d'un vieux médecin.

D. Juan, III, 1.

£h ! bien, suit-il la mode? — 11 comble la mesure,

Avec son attirail de rubans, d'affîquets. - Th. Gorii., Comt, d'Org,, I, 1.

lia I qu'on m'a trop prise pour duppe I

L'un me promettoit une Juppé,

Une cravate, un éventail,

La garniture et VattiraU. - Highbr, Ovide bouffon, 1669, p. 1&9.

Quittez et l'équipage et l'air d'un trépassé; Renvoyez promptement ce convoi mortuaire. Croyez-moy, Valtirail u'en est plus nécessaire. - ChampmesU, Paritien, IV, h.

J'allois sortir de la cuisine, quand un grand homme vétn de noir y entra. II estoit chargé de l'une de ces lances dont l'illustre Lully s'escrimoit de si bonne grâce au divertissement de Porsognar (Pourceaugnac), et de tout VaUiraU nécemaire k

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