AVARE — AVARICE
]|c fs Avantager, donner plus à l*un qu'à Tautre. Une femme convolant en tecondei ne peut avantager . . . n - FuRiriâm , Lhct. — Id, Furetière cite, en le modifiant iëgèrenoâ, le début de l'article 379 de la Coutume de ParU, article ainsi conçu : «Femme contoUÉl en secondes ou autres nopces, ne peut advantager son second ou autre subaéquent naïf; de SCS propres et acquêts, plus que Fun de ses enfants.» -1'' tome des CmuL gm, â partie, du Royaume, i58i, fol. 8 ^^
Certaines coutumes défendaient au mari d'avantager sa femme ; d'autres permetUient traui conjoints de i* avantager Tun Tautre de leurs meubles, acquêts, et du quint de Imh propres.» - Jacq. Bbillor, EHct, de» Arrêts, v** Avantage, I, 3o3, a' col. — Voir IhL
Avare, Avarice, avide, avidité; cupide, cupidité.
1767 Voilà le châtiment de sa basse avarice. - Fem. sav.y V, se. dern.
le 11 s'agit de Trissotin , qui refuse la main d'Henriette quand il la croit ruinée.
Vavarice luy faisoit attendre beaucoup d'elle.
D'Uapé, UAetrée, 161&, I, p. 998*.
33^1 L'autre, qui fut gagné d'une sale avarice.
Fit un prix de sa vie. - M\lh., Lartnet de saint Pierre,
Puisque Monsieur ne joue pas , ... je prendray bien sa place , . . . pounreu que ce ne soit que pour plaisir, sans avarice,
GaAPBLAiN, Trad, de Guzm, d'Al/ar., i63o, UI, p. 107.
Votre aimable beauté rend mon désir avare
De la possession d'une chose si rare. - Pichou, Folies de Cardenio, i633, V, 3.
Lorct, parlant d'un faussaire, qui avait extorqué de grosses sommes, dit :
Et pour pénitence finale
D'une avarice délovale ,
Selon le juste arrêt rendu ,
Il fut publiquement pendu. - Aftire histor., 3i mai ]66Â.
Vavarice perd tout en voulant tout gagner. - La Font. , I , ào5. - FahUs,\j i3.
a 1 5 Cent machines sur Tonde
Promcnoient Vavarice en tous les coins du monde. - Id. , VI , 369.- Le QvmfKÔM.
Qui diable te Ta fait épouser ? — L'intérêt.
Avide de son bien, sans connoitre son âme.
Eu moins de quatre jours je l'ai prise pour femme . . .
Faut-il m*étre immolé moi-même à Vavarice !
MoNTrLEURT, Procès de la Fem, juge et partie, se. l.
* U Avare, titre d'une pièce de Molière.
L'homme avare est moins, alors, celui qui se refuse à toute dépense que celui qui recherche avidement l'argent : il est plutôt cupide qu'il n'est avare, dans le sens actuel du mot. C'est bien avec le sens de cupide et de cupidité qu'il faut comprendre les mots aven et avarice dans le vers des Fem. sav. , cité plus haut.
(]e sens est d'ailleurs conforme à Tétymoiogie : avère, désirer, convoiter ardemment. Aussi le Dict. lat.-fr. de Rob. Estictme (i53i) Iraduit-il avant» pwr fort convoiteur d'argent; plus lard, dans sa Precellence du langage français , Henri Estienne rapproche atêrus du grec Çt^6x,pvaot, amateur de For, et le dérive de avère aurum. (Édit. Fcugèrc, p. 106.)
Quand au mot avulité. Ménage {Obs.y 1679 , p. 7G) l'attribue à Ronsard.