AVOIR
199 Qui vous a fait {vùu$) am$er de ce tour?
La Fout., VI, 87. - ConU$, V, 3.
Ciel I Qu*entend8~je 7 — Ah ! parguë, je Tavoue à ta gloire,
Tu me fis (m') avUer d^une bonne avisoire. - Mohtplburt, Crisp, ^<ii/.,V, 3.
Aviser, apercevoir.
37 Et se seroit tenu comme il s'étoit posé,
Si, pour mou infortune, il ne mVàt avUé, — Fâcheux, I, 1.
OiAKTB, apercevant Érastb :
38 1 y avise un homme ici qui n'est pas ignorant. — Ibid., II, &. Je les ai le premier avisés , avisés premier je les ai.— D. Juan, II, i.
Mab j^aperçois Tyrene et quelqu*un qui le suit. — Je VavUe à propos, et le Ciel nous conduit.
RoTROD, La Célimène, H, & et 5.
i56 Dieu sçait avec combien de joye Ils se sont i*un Tautre baisez , Soudain quHls se sont avitezl - Loret. Muze hUtor,, 9 doy. 1607.
4c Dans le Manuel lexique de i^abbé Prévost, aviser est donné comme terme de chaste, et de même dans Littré. Les lexiques n'en fournissent aucun exemple dans Malherbe, Corneille, Racine, M*"' de Sévigné, ni La Fontaine.
Vaugelas, Patru, Th. Corneille et l'Académie française se sont occupés de ce mot.
nAviêer, dit Vaugelas, pour appereevoir ou deteouvrir, ne peut pas estre absolument rejette , comme un mot qui , en ce sens-là , ne soit point françois ; mais il est bas et de la lie du peuple. On n'oseroit s'en servir dans le beau stilc, quoy qu'un de nos meilleurs escnvains en use souvent. Pour le faire mieux entendre , il en faut donner un exemple : J'avùajf un homme sur une tour ou sur un arbre , pour dire : Tapperçui oa je dieouvri» un homme, eicn
A quoi Patru répond : «J'aoùay un homme sur une tour» est très bien dit. Ce mol n'est point bas, mais il faut regarder où on le met.n
Th. Corneille reprend : <rM. Chapelain dit qu'aritfr pour apercevoir n'est point trop bas, et que c'est un synonyme qu'il ne faut pas perdre. M. de La Mothe Le Vayer, qui ne peut souflfrir qu'on dise qu'il est de la lie du peuple , prétend que les Princes et les Princesses le disent tous les jours, et qu'il s'escrit de mesme.7)
L'Académie française conclut : vAviter a paru bas dans la signification d'apfrrfv.tr.9 - Remaniuee de Vaugeloê, édit. Chassang, II, 195.
Tel n'était pas l'avis de La Mothe Le Vayer : ff Aviser pour apercevoir est bas, dit-il (dit Vaugelas), et de la lie du peuple. Les Princes et les Princesses neantmoinsle disent tous les jours, et il s'écrit de mesme.n - La Mothe Le Vater, Œuvr., 1669, X, p. 5ii.
Dans son Dict. néoL (1798), l'abbé Desfontaines revient sur ce mot : ft Aviser, dit-ii, pour dire : découvrir de loin, selon Vaugelas et le Dictionnaire de Trévoux, est un mol Las et de la lie du peuple ; mais il faut qu'il soit noble , puisque notre fabuliste moderne (Lamothe) s'en sert dans la deuxième fable du quatrième livre.»
Avoir, avec un adjectif: avoir contraire , avoir agréable, etc. 8 ïaiy dans ma passion, toutes choses contraires. — LEl, I, 9.
AVOU 189
i6g8 Ayez, je vous prie, agréable De venir honorer la table Où vous a Sosie invités. - Amph., III, 5.
De peur qu^elle ne s^égarast, il luy feroit compagnie, si elle Vavoit agréable» D'Ubp^, UAUrée, 1616, 1, p. âai'. Cf. Id., Und.yW^ p. ao5, 446» â6i.
1 a Un bien que j*at si cher, — Malb., 1, 38.
Je les baiilay à i^homme à qui ils ëtoient destinés, qui les tui extrêmement agréableê, - L»., 111, SS-dg.
1 1 63 Dieu n'a pas toujours agréable
Tout ce qu'un dévot trouve aimable. - Corn., Imt., liv. IV.
i5 La haine que pour vous elle a si naiurMle, - Id., Nicom,, i, 1.
Elle ne m*a pas payé pour cela, comme on paye les historiens qu*on veut avoir favorablet» - Fuibtièrb, Aoti». bourg,, Biblioth. elzév. , p. ao5.
11 avoit ouy dire que les Muses estoient des Divinitei qu'il falloit avoir favorabUê pour bien faire des vers. - Id., ibid., p. a 88.
Il y a une maison icy près, où vous serez peut-estre mieux, si vous avez agréable d'y venir. - Ara$pe et Sifimndref 167*2, 1, p. 71.
Pourquoi prie-t-^n Dieu d'avoir agréabUê les prièjres que les. SainU luy font pour nous? — Pour faire concourir dans ce SacnGce (de la Messe) les vœux de toute rÉglise. - Bossubt, Catéch. de Meaux, 1687, in-ia, p. an.
Avoir : avoir pour agréable.
3o Et je vous supplierai d'avoir pour agréable
Que je me fasse un peu grâce sur votre arrêt. - Misanlh., I, i.
A quoy te sert cette beauté, . . . puisqu'elle. . . n'est plus que la vile despouille d'un berger, voire si vile qu'il ne l'a pas seulement pour agréable?
D'Uiri, L'Aêtrée, i6iil, 11, p. 48o.
AVOIB AFFAIRE \. . .
4e Voir Affaire {Avoir) «l. . ., ci-dessus, p. 65.
Avoir (En) à. . .
271 A qui donc en a-t-il? — Sgan., se. 9.
Quelle mouche la pique? — A qui donc en a-t-elleT
Rbcnard, Démocrite, IV, 3.
Dis donc à qui tu en a«. - Id. , Iai Coquette, 1, la.
Avoir, v avoir.
a83 Et pensez-vous, Seigneur, puisqu'il. me faut parler, Qu'il eut en ce péril dequoi imil m'ébranler?
Princ. d'EL, I, 3.