‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 138 sur 455 · AVISER · texte numérisé non relu

AVISER

AVISER , donner avis , avertir, prévenir.

De grâce, Moron, va le faire aviser que je suis ici.

PrinciTÈ.,]}!, 3.

1 1 90 Mais je ne vis jamais une froideur pareille;

De ta femme il fallut moi-même Vaviser. — Amph., II, 3.

Ils disent tous deux (le médecin et Tapothicaire) : «Point de douche.» Ds croiroient faire un attentat d*attaquer et de mettre eu alarme une santé comme la mienne ; ils croiroient aviter les nerfs d'un désordre à quoi ils ils ne pensent pas.

Se?., VIII, 117-118.

VvisER, examiner.

i388 Voilà dans ces deux choix dequoi vous satisfaire;

Avisez maintenant celui qui peut vous plaire. — D. Gtfrc., IV, 8.

Je vais vite consulter un avocat, et aviser des biais que j^ai à prendre.

Fourb. deScap., Il, 1.

Avitez si vous n*apprenez plutôt à philosopher qu*à vivre. - Malh., II, Sa a.

Aviser (S'), avoir l'idée de. . .

&53 Les querelles, procès, faim, soif et maladie Troublent-ils pas assez le repos de la vie. Sans «'aller, de surcroît, aviser sottement De se faire un chagrin qui n'a nul fondement?- Sgan.^ se. 17.

(Il) fit toutes les démonstrations dont il se put avUer, - Malh., Il, p. ai.

Ésope t'aviaa d'un stratagème. - Li Fort., I, p. 87. - Vie d'Eiope.

Point de critique dout ils ne <e soient avisée. - Rac, Brit,, i** préf.

Quoi I Monsieur, il se peut qu'on se sait avisé De vous faire un présent d'un magot supposé?

MoRTPLBDiiT, Criip, gerU,, V, 8.

A la fm ses devins luy persuadèrent (à Marc-Aurèle) d^attribuer à ses Dieux et à ses prières un miracle que les Payens ne si'avisèrefU pas seulement de souhaiter.

BossvBT, HisL univ,f in-&% 1681, p. 10 A.

Us (les Juges égyptiens) ne tiroient rien des procès, et on ne s'estoit pas encore avisé de faire un mestîer de la Justice. - Id. , ibtd,, p. kàb.

\viSER , verbe neutre , pour s'aviser.

Je vous établis dans la charge. . . de donner à boire, mais. . . non pas. . . selon la coutume de certains impertinents de laquais, qui viennent provoquer les gens et les faire («') aviser de boire lorsqu'on n'y songe pas. - VAv.y III, 1.

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