‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 14 sur 455 · La perte irréparable D^nn maître si considérable · texte numérisé non relu

La perte irréparable D^nn maître si considérable

Dans Tennuy m^ayant abimê, . . - Lobbt, Muze hist,, 10 juin i656.

111 Enfin, sous mille crocs la maison abîmée, - Dbspb., Sat, YIU.

Abîiibr (S'), se plonger, au fîg., sombrer.

&7 Et sachant dans quels maux mon cœur s^est abîmé.

Princ. ffÉl., , 1.

Gette agréable idée où ma raison ê'abtme. - Gorr. , Poét, div, , 5

Dans le temps qu*on alloit â Fontainebleau pour $*abîmer dans la joie, voili M. de Turenne tué. - SéT., Hl, 35/i.

3(c Pour $*ab(mer, dans le même sens, on employait aussi abùner, neut., sombrer.

Incomparable créature. . .

Qui me préservés d'abyemer Dans la plus horrible tempeste.

Art. Gobr., sur Thymnc Ave, marié etdla.

Tiens, Marton, que la terre abime sous mes pas. - Babor, Jaloux, I, h.

ABOIS (RÉDUffiE AUX) — ABORD (D') 17

Abois (Réduire aux), loc. ; terme de chasse; (Tse dit proprement de Textrémité où le cerf est réduit quand il est sur ses fins . . . -n ; au fig. , (T d'une personne . . . qui est réduite à la dernière extrémité t). — âcad., 1878.

Ouf I cette idée est capable

De me réduire aux abois, - Piine. d^Él.f 1^ nUerm.y se. 3.

io83 Lliymenl ihl ce mot seul me réduit aux aboie!- Gon., Place Boy,, IV, 6.

D sembloit, à me voir, que je fiiMe aux aboU, - La Foht., IX, 307.

99 Dès que j*y veux rêver, ma veine est aux aboù, - Dupi., Sat, VIH.

1 1 Mais souvent, dans ce style, un rimeur aux ahoii, - Id., Art poét,,\h

. . . Près de quelque objet, vous jurez quelquefois, Quoiqu^en pieme santé, d*étre presque aux aboù.

Th. Gobr. , Amour à la mode, 1 , 3.

Âhl Nymphe, je sub mort ou du moins aux aboie, - Id. , Berg, exIran,, II, 5.

Enfin ce fou, depuis un mois.

Lasse ma patience et la met aux aboie, - Haotibogbi, Crieip, mueic,, I, 1 1.

1^ Â propos de ce terme de vénerie, voir Uurre, leurrer.

Abondant en . . . appliqué à une personne.

876 Le testament d'un oncle abmdani en richesses. . .

Dép, am. , II , 1 .

4c L*ÂcADi]iiB, 1S7S , donne les exemples suivants : «Maison abondémte en richesses ; il est abomdatU en paroles, en comparaisons.» — Malgré ces exemples, nous ne croyons pas qu^ soit aujourd'hui du style usuel, en pariant d une personne, d'employer des locutions analogues à celles de Molière ou à celles qui suivent, et qui sont purement latines.

Puissions-nous dévider une longue jeunesse. Et saine parvenir en heureuse vieillesse. Abondante en enfants, abondante en honneurs. Abondante en Tamour du Roy, nostre seigneur I

RoB. Gabribb, Lee Jui/vee, 11, 3.

71 Abondante en richesse ou puissante en crédit,

Je demeure toujours la fille d*un proscrit. - Cobb., Cinna, I, 9.

La Nymphe campagnarde, abondante en hon sens, S*étoit, dès ses plus jeunes ans.

Rendue admirante en lésine.

ScABBON, Œuvr,, Paris, David, 1700, I, 170 {La Baron^ide),

Abord (D'), tout de suite, aussitôt, de prime abord.

Ils n'ont point cet air qui donne d'abord bonne opinion des gens.

Préc. rid.y se. i.

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