‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 15 sur 455 · ABORD (D') — ABSENT DE · texte numérisé non relu

ABORD (D') — ABSENT DE

177 Sous ces arbres, de loin, mes yeux font reconnu,

Cher Marquis, et d'abord je suis à toi venu. - Fâeh.y f, 3.

I s 1 1 Dieu sçait ce que d abord tout le monde en croiroit I — TarL , IV, 1.

Nous autres grands médecins, nous connoissons dabord les choses.

Méd. malgré bdy H, &.

Les filles ont toujours honte à témoigner dabord ce qu'elles ont dans rame. - UAv., III, 5.

908 Qui le soumet dabord à ce que veut sa femme. - Fem. sav., 1,3.

Quoy que tout ce que vous me dites soit véritable, la réputation d^ÉloiiiiR (Molière) est si bien établie que, si un autre avoit fait quelques pièces sur ces mtièrot» du temps, beaucoup plus belles que les siennes. Ton diroît JPabvrd que a sont des copies. - ZAïndê, i663, se. 3.

II Ou trouve aussi : dan» Vabord.

Elle m\i, dans F abord, servi de bonne sorte.

Écd^Fem., III, &.

Gel homme, dtau l'abord, me paroi^^it plus sage.

Migrai», ÈÊàieckmm, Ul, 80.

.\bord (D*) qlb. . ., aussitôt que. . .

1773 Je n'en ai point douté, dabord que je Tai vue.

Ec. des Fem. y V, 9.

Lo Docteur continue de parler, dabord que Sganarelle ôte la main.

Mar. forcé, édit. 1689, &.

Pai vu un jeune homme avec elle, qui sVst sauvé d'abord {«il ma vue. - Mai imag.. Il, 7.

D*ûhor\{ que ji' vous ay vue. . . - SciUOïi. Roman €om., liv. I, chap. 11.

/>*dSW if'\f je tus arrive, ou me pre«4Mita à cinq ou $ix visages vénérable!!.

RKHia», Dkforce, 1, s.

Aboyer. . .. au tig.

Nous avons de tous ci^tés des gens qui aboient aprh nous.

Fourb, deSeap.y 1, 5.

Il ^' mi: Ji i ^ffer K^-unt Bra;îra>. *ur le Ja!i<êai<me. - Siv.. T. 4S9.

Je >-TrAÎ vLMn.ii:i. . . iiu uUv>' de Bu#y. dvHit les touri«r>?$ ont ^hofi »wr moî, qiK jt» îiVtois ^M-i eur,'j\» alvriUv. - Ip.. ML :?79.

AliSEM DK oloijîuo do. . .

a6C> Kt «lu'im "i\al. ab^ffit .u \i^ divins a|t|wis. - D. Gare., I, 3.

3/^6 Un esprit amoureux, ab$erU de ce qu*il aime. - Gorii., La Veuvê, I, 5. i835 Quoi quHabietU de ses yeux il me faille endurer. - hi,. Le Cid, Y, 7. 739 De ce même rivage abeetU depuis un mds. - Ric, fyhig,, II, 7.

ACCESSOIRE, danger, malheur.

1 i5o Mais à peine tous deux dans sa chambre étions-nous, Qu elle a sur les degrés entendu son jaloux ; Et tout ce qu^elle a pu dans un tel aceesêoire, C'est de me renfermer dans une grande armoire.

Éc. des Fem.j IV, 6.

Les cardinaux an conclave se tronvans particulariseï en brimies, des François pour vouloir se maintenir en leur possession de je ne sçay combien d*ans, depuis laquelle on n^avoit veu Pape que de la nation firançoise ; au contraire les Italiens craignans de tomber au mesme aeee$êoire qu^auparavant si on eslisoit un François , jettèrent toutes leurs opinions sur un qui fîist ae leur nation.

Pasqvibb, Reeh, de la France, Uv. III, cbap. xxv, 1691, pp. aAg-aSo.

Gcéron, Virgile, Âristote, s*ils avoient eu Tàme aussi lAcbe que vous, sentiroient aujourd^nuy de grandes alHictions et de terribles acceuoiree de damnation.

Li P. Gabassb, Rech, dee Reeh, de Ht Eet, Paequier, 16a 9, p. gSS.

Un autre, aussi fallot que le premier, disoit:. . . Je me trouvay un jour en telle nécessité qu*il me fallut consacrer le sang de J.-G. dans un chauderon.^. . En cet aeceeeoire , je me trouvay en peine. - Id., Doctr, cur,, 169A, p. 987.

n (Garasse) blasme Pasquier de ne garder point d^ordre en Texplication des proverbes . . . , et cependant il tombe dans le mesme acceeeoire, - Deffence pour Est, Paeqmer, 169Â, p. 558.

Comme la pauvre dame laissoit son amant en tel acceteoire, elle sentoit aussi fièrement sa douleur. - Ghapilaxn, Trad, de Guzm, d^ÂXJar,, i63o, I, p. i&5.

Considère, je te prie, combien j^estois mortifié en cet acceuewey n*ayant pas seulement osé m^asseoir dessus son coffre, de peur de Taigrir contre moy avec ma boue. - Id., \\Àd,t III, p. 68-69.

Il souffre autant que vous de ces actxeeovree, et ne se plaint pas.

Id., tfrii., III, p. 35A.

if En 1578, Nicot traduit : «Se voyant en cest acceeewren^ par ^dettiiuiiene illa perculsusj), et, en 1606, il ajoute : «pour en ce danger n, — 1690, Monnet : tt Accetsoire , accident, cas fortuit; adversité de fortune; accident qui arrive au corps, à Tâme et autres choses, au moyeu de quoy que ce soit.» — 1611, i63a, i65o, Gotgrave : ^ Accestoire . . , a danger, great mischiefe, or trouble; also, an error, or discordes.» — 1676, Pomey : »Se voyant en cet acceuoire, en cet état.» — ^^771 Gandin : Acceeeoire, état : tril me fut extrêmement fâcheux de me voir en cet accee»oire,i» — 1680, Richelct regarde Toceeuoire uniquement comme : ce qui s*ajoute au principal. — 168 3, Danet marque accèssoire d^un signe qui veut dire que le mot se prend figurément : <r Se voyant en cet acces^ eoire, en cet état extraordinaire et fâcheux.» — 1690, Furetîère donne le mot, mais seulement dans le sens de : ajouté au principal. — 169 4 et 1718, l'Académie française: ff Accessoire, U se prend aussi pour le mauvais estât où Ton se trouve. . . En ce sens, il est vieux.» — A partir de Tédit. de 1760, ce sens disparaît.

12® A, prép., selon y (Taprès.

A votre mine et à vos discours, il faut que vous soyez ce Monsieur de Pourceaugnac. - Pourc, III, 4.

iUk'j J'ai grand regret. Monsieur, de voir qu'a vos visées

Les choses ne soient pas tout à fait disposées. — Fem. sav.ylV^ &.

Aoi i4 sa iettre, il paroit qu'il a beaucoup d'esprit. - Cobn., Suite du Ment., IF, i.

n nous dit tous les jours qu'au mérite qu'il a, Il devroit être né pour le moins. . . Le voilà.

MoRTPLKDBT, Critpiti gent,, I, /i.

J'ai besoin de tes soins, en cette conjoncture,

Pour faire, à mon désir, attacher la clôture. - Rbonârd, Fol. am., I, 3.

Je nomme, à mes désirs, un ample légataire. - Id., Ugat. univ., V, g.

i3® A, prép., sous.

27 Vous devriez leur mettre un bon exemple aux yeux. — Tart. , 1 , 1 .

359 Je lui mettois aux yeux comme, dans notre temps,

Cette soif a gâté de fort honnêtes gens. — Misanth., 1,2.

3&7 Me mettre aux yeux que le sort implacable

Auprès d'elle me rend trop peu considérable . . . , N'est-ce pas une idée à me désespérer? - Mélic., II, 1.

37 Vous avez notre mère en exemple à vos yeux. - Fem. sav.y I, 1 .

1 01 3 Il vaut mieux

Que l'on ne trai^ point cette affaire à tes yeux. - Corn., La Veuve, III, h.

a a Furent des sots esprits à nos yeux rebutés. - Dbspr. , EpU. VIII.

33 Au joug de la raison sans peine elle fléchit. - Id., Art poét., I.

lû"* A, prép., sur.

i&3 Bien que Ton pût avoir des sentiments tout autres,

C'est au Prince, Madame, à se régler aux vôtres. - D. Gare. , I, 1 .

261 Quand je me justifie à vos plaintes frivoles. — Fâch.y I, 5.

269 Et je souhaite fort, pour ne rien reculer.

Qu'à l'heure, de ma part, tu l'ailles appeler. - Ibid., I, 6.

Quelque chose que je puisse voir moi-même de mon déshonneur, je n'en serai point cru à mon serment. — G. Dand., II, 6.

3o2 J'approuve la pensée, et nous avons matière

D'en faire l'épreuve première Aux deux princes qui sont les derniers arrivés. - Psyché, l, 1.

6&6 Vous savez mieux que moi qu'atu; volontés des Dieux,

Seigneur, il faut régler les nôtres. - Ibid. , II , 1 .

88 Votre visée au moins n'est pas mise à Glitandre. - Fem. $av. , I , i .

11 faat que vous re^ei vos voiontex à la raison.

D*Uiri, L'Aêtr^, i6i6, H, p. 667.

i3 ... Mars s^est mis lui-même au trône de la France. - Malh., I, s 60.

1 Allei i la malheure, allei, âmes tragiques. Qui fondei votre ^oire aux misères publiques. - Ib. , 1 , 919.

Ag5 II failoit qu'il lui vit sa couronne à la tôte. - Coin., Sophon», II, 1.

i5** A, prép. parmi; aux y parmi les. . .

3o6 Aux choses que mon cœur m'offre à vous répartir.

Je dirai qu Henriette à Thymen est rebelle. - Fem. $av.y I, A.

lô"* A, prép. de : après un subst., — après un adj., — après certains verbes :

a. Après un substantif :

lib'] La curiosité qui vous presse est bien forte,

Ma mie, à nous venir écouter de la sorte. - Tart., II, 2.

b. Après un adjectif :

i3oo Et que toute âme est libre à nommer son vainqueur.

Misantk., IV, 3.

i58& Je vous trouve plaisant à me parler ainsi» - Fem. sav,, V, 9.

* Dans la même pièce, au vers 167, Molière avait employé de après plaUant : 187 Je vous ironye plaisante de vous le figurer. — Fem. sav., I, 9.

c. Après certains verbes :

Être, dans la locution : c'est à. .. ^ (de).

1Â3 Bien que Ton pût avoir des sentiments tout autres,

Cest au Prince y Madame, à se régler aux vôtres. - D. Gare, I, t .

Cest à Monsieur à me mettre de la façon qu'il veut.

SicU. , se. 11.

Cest à elle à m'obéir, et je sais me montrer le maître.

Pourc.f III, 7.

a 4 Ceit à vous à goûter les délices du port. - Malh., I, 387.

^91 Cest aux commencements des foibles passions

A s^amuser encore aux protestations. - Gobn . , Illue, corn. , II , G.

Cétoît à Poncet à parler. - Si?., I, 478.

* Yinrfnndm à. . .; honte : awnr honte à, . .; nuinfuer à. . .; oublier à» , .; rtequer à; tdeher à, , ,

17® A, prép., de manière à. . .

1010 Le monde n'est point dupe; et j'en vois qui sont faites

A pouvoir inspirer de tendres sentiments. - Mûanth.^ III, &.

18° A, prép., avec.

3 1 7 Cest-à-dire qu il faut toucher au doigt la chose. — Sgan. , se. 19.

683 Holàl notre galant, aux belles entreprises!

Ec. des Mar., II, 7.

1 7 Un homme à grands canons est entré brusquement.

Fâch., I, 1.

Mais quelque ami que vous lui soyez. ~ D. Juan, III, 3.

Pour rhomme aux rubans verts . . .

Misanth., V, 5 {Lett de CiUmène).

II a retiré des hommes de la corruption, pour les réconcilier à Dieu.

Pascal, Pen»^», éd. Molinier, I, 3i3.

Je vous prie, à quel droit le portez-vous si haut?

Hadtiiocbb, Bourg, de quai, II, 6.

, , . A quel droit ose-t-il y prétendre? - Te. Coin., Feint AitroL, V, a.

Je veux, en tapinois, faire la g^uerre à l'œil. - Rborard, Le Bal, se. 1.

19® A, prép., que de. . .

57 C'est un étrange fait du soin que vous prenez A me venir toujours jeter mon Age au nez, Et qu'il faille. . . - Ec, des Mar., I, 1.

20^ A, prép., au sujet de. . ., à propos de. . .

999 Je ne sais si quelqu'un blâmera ma conduite,

Au secret que j'ai fait d'une telle visite. - Z). Gare, III, 3.

21® A, prép., à la vue de. . ., en présence de...yà voir. . ., à entendre. . .

9&1 Et je n'ai pu vous voir, parfaite créature. Sans admirer en vous l'auteur de la nature,

Et d'une ardente amour sentir mon cœur atteint Au plus beau des portraits où lui-même il s'est peint.

TarU, m, 3.

1699 ^^^ menaces du fourbe on doit ne dormir point. - Ilnd.,yy 3.

1709 II est vrai, mais qu'y faire? A Torgueil de ce traître,

De mes ressentiments je n'ai pas été maître. - Ibid. , ibid.

1 801 A cette audace étrange,

Tai peine à me tenir, et la main me démange. - Ibid., V, &.

569 Mais, si j'ose le dire, un scrupule me gêne

Aux tendres sentiments que vous me faites voir.

Afnpk.y I, 3.

339 Mais je ne puis du tout approuver sa chimère Ni me rendre l'écho des choses qu'elle dit. Aux encens qu'elle donne à son héros d'esprit. - Fem, sav.y 1,3.

Vous me voyez, Tircis, triste et mélancolique Aux apprêts de l'hymen dont vous vous alarmez.

Mal. mag.y II, 5.

22® A, prép., contre.

&60 Toutefois n'allez pas sur cette sûreté

Donner de vos revers au projet que je tente. - L'JfcV., II, i.

Je. . . vous supplie. . . de Ireuver bon que je quille la complaisance pour me courroucer à votre douleur. - Malh., IV, 196.

28® A, prép., contre, avec charger.

Enfin, je m'en vais être le plus heureux de tous les hommes, et je ne changerais pas mon bonheur à toutes les choses du monde.

D. Juan, II, 3.

&37 Et des Rois les plus grands m'offrlt-on le pouvoir.

Je n'y changerais pas le bien de vous avoir. - Mélic., II, 3.

N^esl-ce pas changer un cheval borgne à un boiteux?

Gbapilaiii, Trad. de Guzm. d'Alfar,, i63o, III, i56.

59 Peut-être avant la nuit rheureuse Bérénice

Change ie nom de reine au nom d'impératrice. - Bac. , Birén. ,1,3.

24® A, prép., vers.

996 L'histoire n'est pas longue ; à vous je m'avançai. - Amph. , II, 3.

ià A

Celui s'appelle proprement ingrat, (foî penche plus à ce vice <m^à un autre.

Malh., II, 118.

1181 Prenant à Tempire un chemin éclatant. - Cobh., HéracliuM, IV, 1.

25^ A, prép., occupé à. . .

&85 J'étais sur le balcon à travailler au frais. - Éc. des Fem., II, 5.

Ils sont à méditer des propos amoureux. - Ghiybiau, Avocat dvppé, IV, 9.

Ces frdampiers-là sont toujours à lanterner autour d'une fille.

RiGNABD, Grit, de VHom. à h. fort, se. â.

Je suis toujours dans les coulisses, à badiner avec les actrices. - 1d. , ibid,, se. 9.

26** A, prép., à ne point. . ., sans.

76 Toujours dans une chambre, à ne point voir le monde?

Éc. des Mar,, I, 2.

27® A, prép., inutile.

67 Un bruit vient cependant à répandre à ma cour

Le célèbre mépris qu'elle fait de Tamour. - Prmc. d'El. , 1 , 1 .

28^ A, prép., en vue de. . .

983 Je vois qu'il a, le traître, empaumé son esprit.

Qu'à ma suppression il s'est ancré chez elle. - Éc. d. Fem. , 111 , 5.

29® A, prép., envers.

Un père venir faire des remontrances à son fils I . . . Cela se peut-il souffrir à un homme comme vous, qui savez comme il faut vivre?

D. Juan, IV, 5.

Antoine fut in^t à son dictateur. . . Il fut ingrat à sa patrie.

Malh., II, i55.

3o^ A, prép., auprès de :

16 SA Cet Enrique, dont hier je m'informois à vous, Cause tout le malheur dont je ressens les coups.

Ec, des Fem., V, 6.

C'est aux vrais dévots que je veux partout me justifier sur la conduite de ma comédie. — Tari. , préf.

Je ne dirai point, Sire, ce que j'avois à demander pour ma réputation, et pour justifier à tout le monde l'innocence de ma comédie.

Tari., i"^ plac. au Roi.

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