‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 169 sur 455 · BALORDO — BARAGOUIN · texte numérisé non relu

BALORDO — BARAGOUIN

Que ce voyage célébré

N*étoit au fond qu'œuvre de balle,

Lb Fbarg de PoMPiORÂii, Voyage en Langmeiee,

BALORDO (Syllogisme IN).

Sais-tu bien ce que tu as fait? Un syllogisme in balordo.

Mar.forcéy se. i.

* Le syllogisme m balordo est une iavention de Molière ; balordo ne figure pas dans les fameux vers techniques qui aident à se rappeler les modes et figures des syllogismes.

Voir ci-dessus, p. ido : Argumente in barbara.

Baptiser, aujig.

291 Chacun a ses plaisirs qu'il se fait à sa guise;

Mais pour ceux que du nom de galants on baptise.

Ils ont en ce pays dequoi se contenter. - Éc, des Fem.y 1,4.

Quand on juge d'une action particulière, il faut considérer plusieurs circonstances et rhomme tout entier qui Ta produite, avant de la bfi^tieer,

MoifTAiGRB, in-fol., Paris, iGSa, U, 11, p. 3oS.

Baragouin, langage inintelligible : du breton baraj pain, et gûin, vin.

Je ne puis rien comprendre à ce baragouin. — Prie, rid,y se. &.

Retournons à nos moulons (dist Panurge). Vos parollcs, translatées de baragmtii en françois, veulent dire que je me marie. - Rabelais, Pantagruel, III, Sa.

La Motte . . . forgea sur-le-champ ... un certain langage inconnu et barrageum. N. DU Fail, Contes et Disc, d'Entrapel, Paris, Jouausl, 1876, I, p. 190.

Pourrois-je donc point deviner D*où vient ce baragouiner?

D*où vient ce jargon si sauvage Appelé courtisan langage?

H. EsTiixHK, Autre Retnonstrance , etc., en tête des Deux Dite, d» lang, fr,^ital, , édit. Lisieux, I, i5-i6. Cf. p. 11.

Les antidotes et contre-poisons ont esté appeliez par les Arabes en leur tangoe bezahar (bezoard)^ c^est-i-oire eu leur barragouin, conservateur de vie.

Amer. Par^, liv. XXI, ch. xux, édit. i65&.

1 ] 7 Avec proportion se départ la louange ;

Autrement c'est pour moi du baragouin estrange. - Rboriii, Sai, XY.

Main et chemin, tain et médecin, un homme vain et du vin, , , Ceux qui dsKOt qu'une partie de la France prononce ces syllabes diversement, ignorent-ils que nous autres purs François devons détordre et redresser, non pas suivre les 6arfgouinef - M"* db Gocbnat, L'Ombre, 1637, p. 689.

Page 1