BARRETTE
Faut-il tant barguigner i connoltre son père? - Th. Gobh. , D, Cet, d^Affml,, H, â.
Tiens, vois-tu, sans barguigner, rends-moi la bague, et voilà le cachet
Bâbor, CofUêUa, se iS.
J*enrage de vous voir sottement barguigner, - Hiutbbogbb, GrûpûimiiMc.,!?,},
le ft Barguigner est un mot de la lie du peuple, dont il ne faut jamais se servir. 11 ta si lias et si abject, que je ferois même scrupule d*en user en une lettre que j*eacrirabà mon fermier. Au lieu de dire tane barguigner, dites eant marchander, eanê hmûer,9 - f ai- GBL4S, édit. Chassang, II, 378.
V Le mot de barguigner est très ancien dans notre langue. Il se trouve dans Huoii de Mery,. . . dans Ville-Ilardouin, et dans plusieurs autres auteurs cités par M. du Gange... M. de Vaugelas. . . ne doit pas être suivi. . . Sans héeiter ne représenteroit pas Inea k signification de êam barguigner, San* marchander pourroit se dirè.» ~ M£haob, Orig^ie la lang, franc,
L^article barguigner occupe près de deux colonnes dans Tédition de Mëoage doonéa par Jaulten 1760, 9 vol. in-fol.
Dans les Variéth hiet, et litt, de la BibL elzév,, III, 196, M. Ed. Foumier a laissé iw barguigner une note intéressante :
ffLe mot barguigneur ou harguineur, qui, comme le verbe dont il est dérivé, vendit d'une métaphore empruntée au jeu de Toie (voir Bibl. de l'Éc, des chariee, a* série, t II, p. 80/1), signifioit marchandeur à outrance. Il étoit ancien dans la langue. (Voir Ducê' tiana, t. II, p. /iSS-^iSg.) Parmi les ordonnances que Monteil possédoit manuscritei, il s'en trouvoit une du xv* siècle sur la taxe du blé, par laquelle aéfense est faite aux ftsrguigneurs de barguigner, c'est-à-dire de marchander avant Touverture du marché.! - MoNTXiL, Traité det mater, mu,, t. II, p. 306-807.
Barrette, sorte de coiffure.
Et moi, je pourrois bien parier à ta barette, — UAv.^ I, 3.
♦ Notons en passant ce vers dans la prose de Molière.
Il tint le langage suivant.
Exposant sa perruque au vent, C*csl-à-dirc ôtant sa barette Ou son chapeau ; mais un poète , Pour exprimer l'étuy du chef.
Dit bonnet, chapeau, couvre-chef, Toque , tapabor, bourguinotte Béguin, turban, calle, calotte.
Casque, salade, heaume, pot, Capuchon, barette; en un mot, Le plus éloigné synonyme Chez nous ri meurs passe à la rime.
ScARROR, Virg, trav,, Paris, David, 1706, II, p. 989.
Le mot barette, pour l>onnel ou coiffure, et parler à la barette de quelqu'un pour donner un soufflet, étaient très anciens dans la langue. Dans la Farcf de la Cornette, qui renHWte à la première moitié du \vi* siècle, M. Aubertin, cité dans la Collection des Grands £mvains , a relevé ce passage :
Puisqu'ils parient de ma cornette ,
Je parlerai à leur barette
Si bien qu'il leur en souviendra.
BAS — BASIUQUE S19
* Le premier dictionnaire où paraisse bareltê est le Trétor dêi troit langueê (i 6 1 A ) ; on y lit : vBarêtte, mol quasi italien, beretta.n Le mot reparaft dans les DicL Jranç.-flam, de 1618 et i636 et dans ie Cotfprave de i65o; Monet Va omis en i6ao et ]636; Borel donne ffarret et renvoie k birrH; à i*en croire, barret, mot languedocien, viendrait, non pas de ritaiien , mais des barra de passement qui ornaient cette sorte de bonnet d'enfant. Bichelet n'accepte ni barret ni bereUê, mais birette; pour lui, c'est «rune sorte de bonnet en forme de calle de laquais?). Qu'est-ce, maintenant, qu'une calle de laquais? Cest un «bonnet d'étoffe qui est large et froncé, avec de petits rebords, en forme de petit chapeau que portent de jeunes laquais qui servent des demoiselles. G^ sortes de callcs commencent (1680) k n'être plus en usage. ?> — D'après cette déGnifion, la barette ne serait autre chose que le bér$t qui sert de coiffure au Scapin sur nos théâtres. Furetière réserve le nom de ealle pour cette coiffure, qui servait, dit-il, «aux laquais de femmes, aux bedeaux et aux pâtissiers?), lesquels l'ont passée, de nos jours, aux cuisiniers. U note fexpression parler à la barrette : «rOn dit proverbialement et bassement parler à la barrette de ^Iqu'un pour dire le quereller, luy faire quelque reproche, quelque réprimande.» — Quant à barrette, Furetière et les Jésuites de Trévoux n'y voient que la coiffure des cardinaux; J.-B. Thiers, dans son Traité des perruques, a censacrë un chapitre aux barrettee ecclésiastiques.
Bas , bas carreaux , basses cartes en carreau , terme de jeu.
319 Mais mon homme avec Tas, non sans surprise extrême,
Des bas carreaux sur table étale une sixième. — FAcK., II, 3.
Bas : mettre a bas, abaisser, terrasser.
Cest maintenant que je triomphe, et j'ai dequoi mettre à bas votre orgueil. - G. Dand., III, 6.
h ... Le malheur ne m'ose mettre à bae, - Malh., I, 56. 8^48 11 le veut élever, il ie peut mettre à bas. - Corti., PoL, III, 9.
Bas :