‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 176 sur 455 · BASQUE — BASSE (UNE · texte numérisé non relu

BASQUE — BASSE (UNE

11 faat que û par un de ses rameaux (de la veine médiane) ta vem aussi bien de la teste que du foye, ou au contraire, qu'ayant ouvert (comme exemple) le rameau venant de la céphaJique, tout soudain tu preases avec Isa poulce tout le rameau d'icelle , jusqu à ce que suffisante évacuation de sang soit faite du foye , par la veine batUique ou hépatique.

Ambb. PABi, liv. VI, chap. xx; éd. 166&, p. 137.

Basque.

86 Vous m'avez fait trotter comme un Basque, je meure!

Dép. om., I, 9.

Amour, jeune fallot, petit monstre fantasque.

Qui, pour nous attraper, cours toujours mieux qu'un Basque,

GiLXT DE LA T▲ssoi«^DBII, DesHiaisê, III, 6.

Et les Dieux, pour nous seuls fantasques, Nous font courir comme de» Basques, ScARBON, Virg. trav., Paris, David, 1706, I, ai». - Cf. II, §70.

ad Dans cet hôtel plus de cent masques, Dispos du moins comme des Basques,

LoBBT, Muzê histor., 9 mars ]658.

Vous courez comme un Basque, et moi, las comme un chien. Je cours tout de mon mieux le grand trot pour vous suivre.

MosTFLEDBT, Ecole dêêJUiêê, 1, 1.

Comme dopinoit jadis M. de la Rochefoucauld , qui va présentement comme ni Basque,- Si?., V, 993.

Basques : tambour de Basques.

* Voir Tambour de Basques.

Basse (Une); basse de viole.

Il nous faudra trois voix : un dessus, une haute-contre et une hattt, qui seront accompagnées d'une basse de viole. ... — Bourg, gent.^ II, i<

Je ne pouvois trouver deux hommes plus propres h mon dessein : cW la hêm et le dessus. - SéT., II, ^1/17.

t M. Gaslil-Blaze donne les équivalents suivants : t( Dessus, ténor ou soprano; hmikcontre désignait une voix plus élevée mais moins volumineuse que le ténor ; basse on basse-taille, désignait la voix grave qui chante la basse, n

«Les biuses de viole, le théorbe et le clavecin jouoient les basses continues. La basse n»tinue, dit Furclière, est Tharmonie que font des Ihéorbes ou des baues de vioU, qoi jouent continuellement tandis que les voix chantent , ou que d^autres instrumenta ioociit leurs parties, ou quelques-uns s*arrétent. Ces basses continues avaient leur raison aétre; elles accompagnaient des voix, des chants qui n^avaient aucune mesure déterminée H qu*il aurait faQu suivre à la piste, ce qui était fort difficile. Quant aux violona, 00 lear abandonnait les préludes et les ritournelles, t) - Gastil-Blazb, Molière mueieiêit.

BASTEl — BASTONNADE 221

BASTE ! exclamation : assez !

lâCa Boête! Songez à vous dans ce nouveau dessein. - UÉt., IV, i.

963 Bastel quoi qu'il en soit, je veux par mes travaux. . .

Princ.éTÉl.y I, 2.

Baste! iaissons-là ce chapiti*e. ~ Méd. malgré lui y I, i.

Et quoi ? — Baste y je ne puis pas m'expliquer.

Bourg, gent., III, 3.

Si je n^avois que cesie faschcrîe, batle! - Guill. Bodchit, édit Lemerre, I, 86.

Mais hoitê ! c'est tout un ; j'auray tantost la bourse.

Le capitaine Lasfbbisb, La noue, trag,-com,, Ane, Th,fi;, t. VII, p. ^79.

^ Corneille a employé trois fois ce mot, mais il Ta supprimé dans Mélitê et dans la Go/. du Pal. dès i64Â et dans XÏÏl, eom, en 1680. - Voir Lexique de Corneille, dans la ColL ée9 Gr. ber, — On trouve aussi des exemples du verbe baster.

Mille hommes ne seroient boitons pour me faire quitter un pied de terre.

Labivet, Le FideUe, V, ti.

Elles virent leur procei botter mal et prendre une mauvaise suite.

Gbapblaiiv, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o, III, p. Sai.

Toume-moy le dos, je te prie,

Ou ton cas bottera très mal. - Richbb, (hide bouffon, 166a, p. kSh.

Renaud n'en prit qu'une somme battante.

Pour regag[ner son logis promptement. - La Fout., IV, 969; Contet, II, 5.

Baste est un mot purement italien : botta, il suffit, verbe, et botta, assez I interjection. Le mot ne fieure ni dans Rob. Estienne (i539 et 16/^9), ni dans Nicot (1673, 1606, 1618), ni dans Monet (1690), ni dans les Dict, des rimes de 16Â8, etc. — Monet (i636) dit : ft Baster, faisant sonner TS, estre battant, estre suffisant Ce chasteau est battant à lasser les forces de Tennemy.» — Richelet (1680) dit : fs Botter, verbe neutre. Ce mot signifie tt^h'e, mais il n'est proprement en usage dans ce sens qu'à la troisième Dersonne du subjonctif. Âinm on dit, en parlant familièrement, et dans le style le plus tws : botte! pour dire : t7 tuffit, c'est assez. d

D'après Furetière, qui dit le tenir de Borel, bien qu'on ne voie rien de semblable dans son Trésor, ce mot ne serait en usage que depuis le règne de Catherine de Médicis, qui Taurait apporté d'Italie.

Bastonnade.

Je ne suis jamais revenu au logis que je ne me sois tenu prêt à la colère de mes maîtres,. . . aux bastonnades, aux étriviëres.

Fourb, de Scap., II, 5.

Le capitaine commande au valet du sergent de me donner tant de battonnadet que je vmsse à confession. On m'empoigna à l'instant, et me fustigea-t-on de telle sorte qu'ils en furent las et moy aussi.

Crapblaiii, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o, HI, Sa 1 -Sa 9.

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