‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 177 sur 455 · BÂT — BÂTI (BIEN OU MAL · texte numérisé non relu

BÂT — BÂTI (BIEN OU MAL

Outre les fléaux, famine, guerre, peste,

Il en est encore un fatal aux rimailleurs, Fort connu de tout temps, en France comme ailleurs. C'est un mal qui se prend d*ordinaire aux épaules. Causé par des l>astons, quelouefois par des gaules; Son nom est boêtonnade, ou nien coup de baston. Qui vous en donneroit. Messieurs, qu*en diroil-on?

ScABBOif, Œuvr,, Paris, David, 1700,1,79.

Us reçurent des battotinadn, Ils donnèrent des sérénades.

Id., Virg, trav,, Paris, David, 1706, II, p. aSi. - Cil 1, 67. Son dos même, endurci, se fait aux boitonnadeê, - Rbgnabd, Tomb. d§ Deipmut,

BÂT : OÎJ LE BÂT LE BLESSE, locution.

bliU SuflSt. Vous savez bien où le bât nie fait mal. — âjg^on., se. 9i.

4( La première édition porte : où le boit me fait mal; l'édition de 168s a vouh rKlilier. - Voir Boù.

Je cuide que le batt vous bUuê Où vostre dos est échauffé.

Farcê d'un g maryjahux. Ane. Th.fr., bibl. elsév., I, iki.

Cherchant seulement à espouser les femmes toutes dressées, . . . qui senlisKoA, sans se le faire dire, où le boit let bleaoit.

CHAPiLÂin, Trad, de Guzm, d^Alfar., i63o, il, &a7.

Mais bien que cela m'intéresse , Ce n'est pas cm le bast me blette.

Rica En, Ovide bouffon, 1669, p. 1518. - Cf. p. 307.

Il sent bien où le bât le blette, le coquin. - Babor, Ecole det Pèree, IV, iS.

Ah t Ah I voUà donc où le bât vout blette. Monsieur l'amoureux.

Rbonard, La Coquette t I, is.

BÂTIR, employé sans complément direct, au fguré : compter sur. . ., fonder des espérances sur. . .

io3o Mon cœur aura hutx sur ses attraits naissants.

Éc. des Fem. , IV, 1 .

19^9 . . .Ddtittant eu Tair tur le malheur d'autrui. - Corr. , Hor., IV, A.

BÂTI : BIEN OU MAL BÂTI, bien ou mal fait, en parlant de quelqu'un; en mauvais état.

77 II est ainsi bâti. — Je vous en plains, ma sœur.

Éc. des ilar.y I, s.

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