ABOIS (RÉDUIRE AUX) — ABORD (D
Abois (Réduire aux), ioc. ; terme de chasse; (Tse dit proprement de l'extrémité où le cerf est réduit quand il est sur ses fins . . . 7) ; au fig. , (V d une personne . . . qui est réduite à la dernière extrémité t). - Acad., 1878.
Ouf! cette idée est capable
De me réduire aux abois. ~ Prme. J^Él., i^ interm., se. s.
ioS3 Lliymenl ahl ce mot seid me réduit aux aboi»!- Gom., Piaee Roy., IV, 6.
n semUoit, i me voir, qjoe je fiiMe aux aboio» - Li Font., IX, 307.
s 9 Dès que j^y veux rêver, ma veine est aux aboi», - Dispb., Sat. VIU.
1 1 Mais souvent, dans ce style, un rimcur aux ahoU» - Id., Art poéi,,U,
. . . Près de quelque objet, vous jurez quelquefois, Quoiqu*en pleine santé, d*étre presque aux aboi»»
Th. Gobn., Amour h la mode, I, 3.
Âh I Nymphe , je suis mort ou du moins aux aboi». - Id. , Berg, extrav, , II , 5.
Enfin ce fou, depuis un mois,
Lasse ma patience et la met aux aboi», - Hadtirocbb, Ori»p. mutic,, I, 1 1.
'^ A propos de ce terme de vénerie, voir Uurr», hurrer,
I Abondant en . . . appliqué à une personne.
9 876 Le testament d'un oncle abmidant en richesses. . .
I Dép. am. , II , 1 .
'^ L*AciBiMiB, 1S78 , donne les exemples suivants : «Maison abondant» »n richesses ; il est abottdamt êu paroles, en comparaisons.» — Malgré ces exemples, nous ne croyons pas qu^ soit aujourdliui du style usuel, en parlant d une personne, d'employer des locutions analogues i celles de Molière ou à celles qui suivent, et qui sont purement latines.
Puissions-nous dévider une longue jeunesse. Et saine parvenir en heureuse vieillesse, AbondanI» »u enfants, abondante «n honneurs. Abondant» »n Tamour du Roy, nostre seigneur I
RoB. Gabmiib, Lsf Jui/v»», II, 3.
71 Abondant» en richesse ou puissante en crédit,
Je demeure toujours la fille d*un proscrit. - Gobn., Cinna, 1,9.
La Nymphe campagnarde, abondant» en bon sens, S*étoit, dès ses plus jeunes ans.
Rendue admirable en lésine.
SciBBOii, Œuvr,, Paris, David, 1700, I, 170 {La Baronéid»).
Abord (D'), tout de suite, aussitôt, de prime abord.
Ds n'ont point cet air qui donne d'abord bonne opinion des gens.
Préc. rid,, se. &.