BEC
Ma plume est beaucoup fatiguée.
ScARRON, Virg. trar,, Paris, David, 1708, II, p. soS.
(Il) fut pour vous, dont vous ne doutez pas,
Beaucoup zélé jusques à son trépas. - Id., Œuvr,, 1700, T, p. sftS.
Ton maître, cependant, en est beaucoup épris. - Quuiault, Lm RivaUe, I, s.
Sans mentir, votre sort est 6eaticoi«/i' pitoyable.
Id., t^., II, 6. - Cf. Id., ibid., IV, 5. - Io.|, ComSd. eam comédie, 1, 7.
* Cesi le sens du mot anolais much, en espagnol mucho, en portugais wwiio, en fnolto, en vieux français tnouU, tous employés de même.
Bbg , terme d'amitié.
i586 Mon pauvre petit bec, tu le peux si tu veux.
Éc. des Fem.^ V, 4
* (Test ainsi que La Fontaine a dit :
aâ Un sien valet avoit pour femme
Un petit bec assez mignon. - Li Fort., V, 607 : Contêi, lY, 1 1.
Bec : passer la plume par le reg, hcution.
^ Voir Plume : Paeeer la plume par le bec.
Bec ou Begque cornu.
1 169 Et sans doute il faut bien qu'à ce becque cornu Du trait qu elle a joué quelque jour soit venu.
Ec. des Fem. , IV, 6.
Que maudit soit le becqtte cornu de notaire qui me fit signer ma ruine! - Méd. malgré lui, I, 1.
n faut bien qu*ii en soit venu
Quelqu^un à ce bègue cornu, - Sc4rro?i, JodeUt duellitle, IV, 7.
4c Nous avons consulté tous les dictionnaires du temps de Scarron et de Molière oa antérieurs : Palsgrave, Rob. Ëstienne, Nicot, Cotgrave, Oudin, Monet, Guy Mlège, Ri* chelet, Furetière; aucun n'a admis ce mot, qm ne se trouve dans aucune édition de rXcadémie; les dictionnaires italiens, qui donnent becco et comuio, traduisent chacimde ces mots par «rmari trompé. t» — L'édition de Scarron, que nous avons sous les yeoi, ae donne pas becque mais hegue cornu, forme adoptée aussi par Loret :
175 Les pirates de Barbarie Exercent toujours leur furie Sur l'empire de Neptune , . . .
Où ces maudits beguee-cornu»
Dans leurs courses et leurs ravages, Dérobent, par leurs brigandages, La valeur de bien des florins. - Lobet, Muze l.istor,, at octobre t66fl.