‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 192 sur 455 · FM., UI · texte numérisé non relu

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3|( On employait plutôt, même au zfii* siècle, la forme primitive benoù, benoUe, dans i sens ironique :

7 Un vieux garçon de cinquante ans N*cn fait guère en beaucoup de temps.

Et ne va pas tant d*une haleine A la benoîte cinquantaine. - Gout., X, i58; Poét, div,, Bagatelle,

195 En ce benoU et sacré lieu

La Reine pria donc bien Dieu. - Loin, Muze hUtor,, i*' mars i656.

i58 Les benoiu Pères de Picpus. - Id., ibid,, ii octobre i66â.

Quand les épouses font un récipiendaire

Au oenoUt estât de cocu , S'il en peut sortir franc, c^cst lui beaucoup faire.

La Fo!it.,V, 456 : Coniet, IV, 8.

Ce benoSt hôtel de Bellîèvre. - Sév., IV, 1/17.

Bossuet dit, mais dans le sens religieux, et en plaçant aussi Tadjectif devant le suIh antif :

Il esloii déjà grand ce bénit enfant (Isaac),... Quand tout k coup Dieu luy commanda (à Abraham) de Timmoler. - Bossobt, Hiet, univ,, in-&% 1681, p. 186.

lERGER, aufg.

63 1 Dût le mettre au tombeau le mal dont il vous berce.

Éc. des Fem,y II, 5.

3 i 5 L'espoir, il est vrai , nous soulage

Et nous berce un temps notre ennui. — Misanih.y I, 9.

a 07 Dès longtemps d*un bruit on nous berce,

Lourtf Muzê kiitor. , 19 août 1669.

95 Mois quelque fol espoir dont Iciu* orgueU les berce,

Bientôt on les connoit et la vérité perce. - Dbsph. , Sat, XL

Ehl Monsieur, ne parlons point de cela. Voue voue bercet-là d*unc chimère, ou le diable m*emporte. - Do Viroibh, Le Flatteur, 1696, II, 1.

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