‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 197 sur 455 · Je ne m'y suis pas pris peut-être · texte numérisé non relu

Je ne m'y suis pas pris peut-être

Comme il faut et du bon biais, - Lobbt, Muze histor., 1 1 octobre 1699.

996 Ils ne sçavent quel biais prendre. - Id., ibid,, 5 février 1663.

9/Î1 Je ne sçay quel biais ils ont imaginé. - Rac, Plaid,, I, 7.

Le Vicomte, qui étoit là, n'eût peut-être pas pris la chose d*an bon hims,

Babon, Rendez^vous des Tuileries, 1, 6.

Ohl vous prenez la chose du bon biais, - Rbgnabd, Hom, à h.forL, U, t.

biaiser — biau 247

Puiser.

Il y a de certains esprits qu il ne faut prendre qu'en biaisant

LAv.y I, 5.

Le critique,. . • biaUant au reproche qu'il pourroik encourir.

Gtbaho m BiBGBiAG, Mfocê 9n Uu de $ê$ cmvreê.

Cette pensée, cependant, dont la hardiesse hiaiioit k mon humeur, affermie par la contradiction, se plongea si profondément chez moy. . .

Id., Hitt, Com. dêê Eitat et Empin de la Litm, i665, p. a.

Mariez-vous, sans biaùer; Faire autrement, c'est niaiser.

ScABBOH, Virg,trav,, Paris, David, 1706, 1, p. 976.

Procureur qui vaux mieux qu'un juge , . . . Tu ne veux jamais biaùer Pour un procès éterniser.

Id., CKttvr.y Paris, David, 1700, I, 108-109.

io5 Moy-mesme qui parle, ouy, moy-mesme. • • Sans héziter ny biaizer, Je voulus mascaradizer. - Lobbt, Muze hittar., i** mars 1666.

J'ai de l'esprit, et ne fais point difficulté de le dire : car à quoi hon tant façonner là-dessus? Tant biaiur et tant apporter d'adoucissement pour dire les avantages que l'on a, c'est, ce me semble, cacher un peu de vanité sous une modestie aj^Murente. - Portr. de Li Roghbfoocauld par lui-même.

Mais ne biaitons plus; à quoi bon ce scrupule?

Mohtflbubt, Dupe de ê<n-méme, III, 9.

Les Religieuses de Pori-Royal, persuadées qu'il ne falloit point biaiser avec Dieu. . . - Rac, IV, 547.

En ce temps, il (Mélanchton) rejettoit le sens figuré. . . ; et encor< que, dans la mite, il ait biaisé en plusieurs manières ^Jamais il ne l'a ouvertement approuvé.

B088UIT, Hist, des rar,, a vol. iD-4*, 1688, II, p. 79. Cf. Id., ibid., I, p. 3i5, et II, p. 186.

BlAU, BIAUX, beau, beaux; carriauXy carreaux.

Les planches que vos biaux maîtres viennent crotter.

Bourg, genU, III, .3.

Oui , cela est biau ! — Ibid. , ibid.

Déraciner tous les carriaux de cette salle ? - Ibid. , ibid.

4c Nicole, comme Martine des Femmes savantes, reste fidèle à son parler paysan. — Biau pour beau était et est encore du patois des environs de Parts. L't, dans les patois du Centre, remplaçait e devant au,i, u, etc., et l après les labiales b, p,f, etc.; en Anjou, en Normandie, en Saintonge, dans le Morvan, etc., on dit encore bianc, bieu, flanc, piume, piante, etc., pour blanc, bleu, flanc, plume, plante, etc.; et ce fait est d'autant |das remarquable que cette mutation produit une similitude entre ces mots et les mots

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