‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 229 sur 455 · BONNET — BONTÉS · texte numérisé non relu

BONNET — BONTÉS

Elle (cette pièce de poésie) m^a semblé qadquefois ïnea raffinée, et m*a fait souvenir de cet ancien orateur qui ne vouloit pas dire sans figure : crJe vous donné le bùnjour.jt - Balzac, Lett, à Chapelain, i5 mars 16&0, édit i65g, p. s8.

Qui dit amoureux dit impatient, et qui dit impatient suppose un homme qui a plus tôt donné un coup de pied au cul que le boryour. - Rioiiabb, Sérénade, se. h.

Et je viens des premiers vous donner le bor^our, - Id., Méneehfnu, IH, 1 1.

4t On disait également donner le boneoir. - Voir GbampmbsliS, La Rue Saint-Denye, se. 5 ; - QuiNiULT, L'Amant indiecret, IV, la; - Rkorabd, Divorce, I, 8, etc.

Bonnet.

Votre bonnet à la main, le premier : Monsieur est gentilhomme et vous ne Tètes pas. - G. Dand.y 1,6.

Enfonce ton honnel en méchant garçon. — Fourb, de Scap.y I, 5.

Je porteray mon bonnet et mes chausses sur le théâtre.

G0U6ENOT, La Coméd, dee Comédiene, II, 1.

Alors le petit courteau de boutique ne portera plus le castor à Tenvie de la noblesse et des hommes de qualité ; il sera tout honteux (? heureux) de porter le petit bonnet à Fautique, et Madame la bourgeoise, sa femme, sera toute goguelue d^estre habillée de bon cnros drap, au lieu de veslemens de soye, ainsi qu'une trop grande licence a toléré aepuis ouelque temps.

Caqueté de l'accouchée, 1699, bibl. elzév., p. 9 38.

5 ... Si j^osois me croire , J^abandonnerois Técritoire, Le just'-au-corps et le bonnet. - Lobbt, Muze hietor», ih juin 1666.

. . . Après le haut rang où votre amour le met ,

Je n^en doive parler que la main au bonnet, - Th. Coin. , Amour à la mode, III, i.

4c 9 Bonnet, habillement qui sert à couvrir la tète et qui en a à peu près la figure. . . Il y a des bonnets de plumes, des bonnete ronds, des bonnets de fer ou salades. . . C'est dans rentrée de Charles VU à Rouen, le 10 novembre ihàg^ qu'on commença à voir en France Tusage des chapeaux et des bonnets, qui s'y introduisit aepuis peu à peu è la place des chaperons, desquels on s'étoit servi de tout temps. . .» - Le P. Daniel, Hist. de France, II, lao^. — tr... Si ce bonnet étoît de velours, on Tappeloit mortier; s'il n'éloit que de laine, on Tappeloit simplement bonnet, . . Autrefois ils étoient de laine; depuis environ cent ans (i639-i73â), on ne les fait plus que de carte, que l'on couvre de drap ou de serge.» - Diction, de Trévoux.

Bontés pour bonté y le singulier pour le pluriel.

1573 Et ne vous laissez point séduire à vos bontés. — Fem. sav., V, 3.

^ Bontés, au pluriel, signifie marques de bonté; prodiguer ses ^^i(^ à quelqu'un. Mais dans le vers de Molière , il a le sens du singulier.

189 Cette Reine dont les bontés De notre foiblesse mortelle Tous les défauts ont surmontés. - Malh., Sur l'Attentat. . .

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