‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 230 sur 455 · BOTTE · texte numérisé non relu

BOTTE

i65 Et les charmes de tes bontét N^ont-ils pas sur les volontés Une si parfaite puissance.

MiLH., Ode à M, le Gr, Écuf/er, texte de i63o (GdL des Gr. Erriv.), t. I, p. lai.

Sur la tendance à employer le pluriel pour le singulier, voir H. Estienne, Langw^fi, italianiêé, t. II, p. iii-iis, édit. Liseux, et, dans ce Lexique, les mots ardeur», mdh menoM.

Ces demoiscaux et demoiselles. . . disent-iis hùntêz d'une âme ou cUtrttz d*im astre au pluriel? amitié pour amourf. , . êolaire pour hyerf toy pour voue k ceux

2u*ils honorent. • . ? Veu que ces nouveaux ouvriers se parent sans scnj^mle de c» içons de parier. - M"* db GouaiiiT, L'Ombre, 1697, p. 691-693.

Botte, teime d^ escrime.

Ah! quelle brave botte il vient là de lui porterl — Princ. d'EL, II, 5.

Soutenez, marauds, soutenez. Allons! A cette botte! à cette autre!

Fourb, de Scap. , II, 6.

Les bons coups s^appellent botte franche.

Le P. Riifé FaiRçois, Affro. de la nature, infU% 1616, p. i55.

Une fille de chambre qui faisoit la Sainte-n'y-touche, luy voulant allonger noe botte franche, luy dit. .. - D'Outilli, Contée, 166/î; Paris, Jouaust, 1 883, II, p. 76.

J*avois cent fois dans le sang chaud Juré dans notre camp tout haut Que je vouloisyôtrs une botte.

Après le retour de la flotte, Contre ce traître empoisonneur.

ScÂRRoif, Ftrg. trav., Paris, David, 1706, 1, p. io5.

Nous portâmes dans leurs posteres

Des estocades mortifères.

Et disions : Je n^y pensois pas.

Quand , portans trop haut ou trop bas ,

Nous n\')justion8 pas bien la botte. - Id., iUd,, p. iA5.

n no parioit que de darder, D'estocader, ae faire Lotte,

Dâssodct, Ovide en belle humeur, t65o, m-h% p. 91.

96 Us mirent l\|pcc à la maui, Et, jetant à bas leurs calotes, Se tirèrent diverses bottet, - Lorbt, Muze histor., 3 novembre 16^7.

U luy porte, ayant bien quarté.

Une botte dans le costé. - Bicder, Ovide bouffon, 16G9, p. h^h.

t Le mot, dans ce sens, vient de Titaiien botta, coup porté.

Au figuré :

Pour un fourbe qui n*a que vos feux pour ressource. Vous avez fait porter cette botte à ma bourse.

MoifTPLBURT, GentUh. de Beauce, Y, 5.

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