‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 244 sur 455 · S86 BRANLER LE MENTON — BRAS · texte numérisé non relu

S86 BRANLER LE MENTON — BRAS

Il y alloit de la vie, non seulement à fbir, à qoiter ses armes, i ahiiKiniiiMr son rang, mais encore à se remuer, pour ainsi dire, et à Inyudêr tant soit peu nai le commandement du général - Bossobt, UUt uni»., i yoL in-&% 1681, p. 5o^

Elle a toutes ses dents qui la rendent plus belle ;

Vous n^en avei plus qu'une, encore branlê-t-ettê. - Rimaid, Fol, owl. II, 1.

Jupirn. Pai fait provision de quantité de foudres de poche, et le premier âfileur qui branlera, par la mort I . . . Je lui brûlerai la moustache.

Id., Dkfareê, proL, se S.

Branler le menton, manger.

1&96 Soit, pourvu que toujours je brank le menton:

A table comptez-moi, si vous voulez, pour quatre.

Dip. am.,S^ 1.

Quand on mange d'un potage Succulent comme un consommé, Si nostre corps en est charmé, Nostre âme 1 est bien davantage ; Aussi Satan, le faux glouton, Pour tromper la femme première , N'alla pas luy monstrer du vin ou de la bière , Mais dequoy branler le menUm.

ScABBON, (Éuvr,, Paris, David, 1700, I, p. 71 ; Chanson à manger.

Bras, en parlant d'un fauteuil.

De grâce, Monsieur, ne soyez pas inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras. — Prie. rid. , se. 9.

Je ne sçay comment je ne nie suis pas laissée emporter à un furieux édat de rire lorsque, pour imiter Tauteur des PrécieuMes, il a donné des brae à nos sièges qni n'en ont point. - Robihbt, Panégyr. de l*Éc, dee Fem., 16/i/i, k* entrée.

^ Le nom de hra$ donné aux accoudoirs des fauteuils ne se trouve ni dans Nieoi (1606, i6q5), ni dans Monct (1690); mais on le trouve dans Gotgrave (1611, i63i, i65o), et dans le Monct de i636 : chaire à Ira».

Bras (Tendre les), locutimi.

274 Et le charme qu'elle a pour attirer les cœurs.

C'est un air en tout temps désarmé de rigueurs. . . Un souris chargé de douceurs.

Qui tend les bras à tout le monde. — Psyché, I, 1.

^ On remarquera ce touri» qui tend le» bras ; il rappelle ces vers de Bcnsserade dasi le Ballet de» Mit»e», 4' entrée, pour M"' de la Vallière, bergère :

Ne pensez pas que je veuille en ce jour Vous cajoler ni vous parler d'amour; Je sçai qu'il est dangereux de le faire Et je craindrois plus que vostre colère ;

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