BRAVE — BRAVERIE
Brave (Un), un bravo, dans le sens italien; bretteur, assassin, propre a toutes les mauvaises besognes, moyennant finance.
Pai donc été trouver le frère de celte fille qui a été épousée. (Test un de ces braves de profession, de ces gens qui sont tous coups d'épée, qui ne parlent que d'échiner, et ne font non plus de conscieiKe de tuer un homme que d'avaler un verre de vin.
Fourb. de Seap.y II, 5.
32 9 Je crains peu, direz-vous, ces bravei du Parnasse. - Despr., Sat, IX.
Braver.
755 Comment? — Oronto et lui se sont tantost bravés.
Misanth.y II, 6.
1 i3o C'est peu pour lui de vaincre, il veut encor braver. - Goiir. , Horace, IV, a.
Cet Crante me fourbe « il me joue , il me brave.
Th. Com.^ Amour à la mode, \\ 9.
1679 Voici le Capitan , tout prêt de nous braver. - La Font. , VII , t o5 : L'EuMique, V, a.
/161 C'est donc vous qui tantôt braviez notre officier? - Rac, Plaid., II, 6.
* Le dictionnaire de Rob. Eslienne (iBSg et iS^g) traduit brave par elegans;îl ne donne pas braver. Nicot, en iSyS, donne ffse braver^ faire le brave n, et traduit par tptdoté ingredi; nous dirions : Se pavaner. Hiérosme Victor (161/1) : ft Brave, superbe et hautain ; braver, faire le brave, n
C*est dans le Parallèle de Monct (i6ao) que nous trouvons, pour la première fois, brm dans le sens de hardi, vaillant aux arme», et braver dans le sens de défier, frferociore dido aut facto aiiquem insolentiùs appetere, impetere, lac^'ssore.n En i63d, Alonet appuie sur ce sens : te Braver autrui, lui faire bravade, lui faire insulte avec mépris, r»
Cotgrave (1611, i63a, i65o) traduit braver par to brave, abuee, affront , insulter, défier; ie braver, parfaire le brave, ci faire le brave par to brave it, or play the galmUt or to itand upon hie pantojlei, etc. En 1680, nichelct ne donne plus braver que dans te sens de intulter, ie moquer, gourtnander; de même Furetière (1690) et T Académie (169&). C'est ce dernier snns qui a prévalu.
BrWERIE, élé{jaace (rajustement.
Adieu notre braverie! — Préc. rid., se. i5.
Pour moi, je tiens que la braverie, et l'ajustement est la chose qui réjouit le y)lus les fiHes. — Am. inéd., I, t.
Kt d'assembler lous ces lopins De ces vocables transalpins.
Ne juffez csire braverie Mais bion oslrc une baverie.
H. KsTIE^^e, Contlolpance. . . en It'le des Deux Dialogue* ê» Inng. frnnç.-itnl.j ô(\\[. Liseiix, 1, }>. 7. - Cf. p. 01.