BRUTALITÉ
li. . . voit un brutal, qui de paroles insolentes maltraitoit une ber- {{ère. - Mal. imag., II, 5.
787 Tel porte jusqu^aux deux leur vertu sans égale.
Et tel Tose nommer sacrilège cl brutale. - Corn., Hùrace, III, 9.
99.3 Albin, comme est-il mort? — En brutal, en impie. - lo., M. y III, 5.
/i5 Domptez avec le mors, domptez avec la bride Ces esprits durs et fiers, ces naturels brutaux Qui refusent. Seigneur, de vous prendre pour guide : Hommes, mais après tout, moins hommes que chevaux.
Id., IX, *j5i : Pmimm Pénù,
Tant de précautions sentent bien son brutal. - Th. Cobn. , D. Bertr. de Gg. ,1,6.
J'ai de notre brutal réveillé la folie;
II se croit toujours prince. - Id., Geôlier de soi-même, V, 1.
Qu'a de commun le Prince avecque ce brutal ? - Id. , ibid. , V, 7.
La Charité eût ses martyrs, aussi bien que la Foy, sous la tyrannie d*une nation aussi brutale qu'infidèle. - Bossuet, Hiêt. univ., in-â", 1681, p. ihi.
L'idolâtrie, considérée en elle-mesmc, paroissoit seulement TefTet d'une ignorance brutale. - Id., ibid., p. 388, - Cf. Id., ibid., p. 5o, igA, 363, 376, hho- /j/u, A88, 53i.
Époux brutaux et trompeurs, qui unissent les corps sans unir les cœurs.
Id., Ilist. de» Var., a in-a^ 1688; 11, p. 17. - Cf. Id., ibid., I, p. h6h.
Et je tiens que tout homme, à moins d'être brutal,
Doit rire de la chose. - Bocbsaclt, Portrait du peintre, se. 9.
1 5 1 L'homme seul , l'homme seul , en sa fureur extrême ,
Met un brutal honneur à s'égorger soi-même. - Dbspb. , Sat. VIII.
Que je plains Léonor d'avoir pris ce brutal! - Montplbubt, Ée. de» Jaloux, I. i.
Si vous demandez à un homme brutal : rr Qu'est devenu un tel ?» il vous réponJ durement : irNe me rompez point la teste.» - La Rbdy., I, 6ii.
L'auteur est un brutal parrain, d'avoir nommé Bcrgamotte le héros de la piêre.
Rbgnard , Crit. de VHom. à b. fort. , se h.
Brutalité.
588 En vain de la raison les secours sont offerts,
Pour vouloir d'un œil sec voir mourir ce qu'on aime :
L'effort on est barbare aux yeux de l'univers.
Et c'est brutalité plus que vertu suprême. - Psyché ^ II, 1.
♦ Les vers précédents sont cités par à peu près dans le Trécoux, et signés : Goi.
C'est un homme tout médecin, qui. . . avec une impétuosité do pnWention, une roideur de confiance, une bnttalité de sens commuo et de raison, donne au travers des purgations et des saignées.
Mal. imag.y III, 3.
Quoile raison, flisoil FAmoiir, le peut commander que lu meures pour faire vivre quelque autre? Ne faul-il pas appeler cela brutalité T
D'Urfé, I/Afti-ée, 161 A, II, p. âi.