‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 263 sur 455 · BUREAU · texte numérisé non relu

BUREAU

i&97 Esprit lAche et grossier, quelle brutaiité

Te fait juger en moi tant de crédulité? - Gobr., HéracL, IV, 5.

La gloire d^un si beau nom (le nom des Antonins) ne fut effacée ni par la molosse oe Ludus Verus. • ., ni par les brutalUez de Commode, son fib et son successeur. - Bossoir, Hiit. unh., in-&% 1681, p. loi. - Cf. Id., ibid,, p. &âo.

La brutalité est une. . . dureté et j*ose dire une férocité qui se rencontre dans nos manières d'agir, et qui passe même jusqu'à nos paroles. - Li Brut., I, 64.

Bureau, réunion, assemblée.

Paris est le grand bureau des merveilles. — Prie, rid.f se. 9.

On apportoit du bureau durant le souper, ou en la serée, tout ce qu^on avoii faict ou apprins là de nouveau. - 6. Bouchbt, Serée$, V, io6*

Les Pretieuses ont esté en conversation toute Tapres disnée : — Les Pretieuses ont tenu le bureau tout le midy.

SoMAi», Grand Diction. dê$ PréUeuêu, I, p. 63 de notre éd.

Paris. — 11 faudroit n'avoir point de raison pour ne pas confesser que toutes les bonnes choses abondent dans Paris : — Il fauoroit estre l'antipode de la raison pour ne pas confesser que Paris est le grand bureau de$ merveillêê et le centre du l>on goût. - Id., Le Gr. Diction,, p. uv (d'après Molière).

hU'j Là, du faux bel esprit se tiennent les bureaux, - Dbspr., Sat, X.

Est-ce ce financier, de noblesse mineure.

Qui s'est fait, depuis peu, gentilhomme en une heure?

Lui qui voyoit jadis, imprimé sur sa porte :

Bureau du pied-fourché , chair salée et chair morte? - Bborird, Joueur, IV, 9.

-¥ Palsgrave (i53o) n'a pas ce mot; dès i54g, cependant, il parait dans le Diction.

fr.-lat, de Rob. Estienne, puis dans le Nicot de 1673, sans qu'on le retrouve dans

Le$ Mot» françaie eeion l'ordre de» lettres (i559, Lyon, Payen). Il est à remarquer que

M. Godefiroy ne l'a pas recueilli, bien qu'il figure dans le Roman du Renard (xiu* siècle),

dans le Roman dee neufe Preux, etc.

D'q>rès le sens primitif, le bureau était, comme la bure, une étoffe grossière.

Plus tard, le bureau qui couvrait, comme un tapis, la table de certains commis, fut pris pour cette table elle-même; et cette table, autour de laquelle on se rangeait, pour ta salle ou était cette table ; puis enfin cette salle où l'on s'assemblait, pour une assemblée, une réunion :

crA la vérité, on appelle bureau une table où écrit un commis; mais, c'est à cause de la 6tir», ou, comme on disoit autrefois, du bureau qui la couvre; c'est ainsi que la petite toile qu'on étend sur la table où la coquette prena et dépose ses appas, fait donner à cette table le nom de toilette.» - Domrrgdr, Manuel dee étrangère, p. 119.

Au XVII* siècle (i636), Renaudot fonda le bureau d'adresse, sorte de bureau de placement, d'agence de ventés et locations, de local de conférences, etc. Les Conférences du imreau ^adresse ont été imprimées en plusieurs volumes, en 16A1.

Donc le bureau d'adreeee en est aux Tuileries.

Th. Corr., Amour à la mode, II, 3.

Voulex-vous qu'une fille aille s'enterrer toute seule avec un vieillard qui est le bureau d'adreeee de toutes les fluxions et des rhumatismes qui se dbtribuent par la vUle? ~ Rrgrard et DoPRéHT, Foire Saint-Germain, II, i.

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