‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 277 sur 455 · CANONS · texte numérisé non relu

CANONS

36 1 Camus en chien d^ArloiB d*avoir compte sans son h6te.

Li Fort., VII, p. 586 : Je votu prendê tan» veri, se. i&.

Voilà ce qui compose la pièce de Molière (D. Juan). Le Maiatre et le Valet jouent la Divinité différemment : le Maistre attaque avec audace, et le Valet drffend avec foiblesse ; le Maistre se moque du Ciel, et le Vdet se rit du foudre qn le rend redoutable ; le Maistre porte son insolence jusqu^au trône de Dieu, et le Valet (T donne du nez en terre», et devient camuM avec son raisonnem^it.

De Rocbbhort (?Babbibb d*Aucodb), Ob$erv, tur le Fe$tin de Pierrt, 1669; Genève, Gay, 1869, p. i3.

Elle m'envoya voir qui préchoit à SaintJosse.

Personne n'y prèchoit, mais je fus bien eamuê,

Car quand je retournai, je ne la trouvai plus. - Poissoh, Fem. coq,, II, 8.

Faites-les venir, ma tante. — Eh? — Si je ne m'abuse. Nous allons voir tantôt notre sœur bien camuêe,

MoRTFLBDBT, Cométi, pokt , V, h.

Vous approuvez la chose? — Oui, qu'ils partent; le père

Se trouvera, ma foi, bien eamut, — Je l'e^ère, - RBGHAai», Vendangea, se m.

Canons.

35 Et de CCS grands canons où, comme en des entraves. On met tous les matins ses deux jambes esclaves.

Éc. des Mar.j (, 1.

1 7 Un homme à grands canons est entré brusquement. — Fâch. , 1, 1.

187 Vos canons. . . — Laisse-les, tu prends trop de souci. — Ils sont tout chiffonnés. — Je veux qu ils soient ainsi.

Ibid., ibii,

653 Ils ont de boaux canons, force rubans et plumes.

Éc, des Fem., III, 1.

Voyez comme mes canons. . . sont ajustés.

Crit. de VÉc, des Fem,, se. 4.

AS 3 Sont-ce ses grands canons qui vous le font aimer?

Misanth,^ II, t.

En parlant de la beauté de la taille, j'avois oublié celle de ses jambes, en un temps où les vastes canons cachent les défauts des plus câbleuses , et que les godelureaux de profession, les mieux faits en apparence, ne les ont pas souvent bien droites. - Scarrox, Dem. Œuvr,, Paris, David, 1700, I, p. 107.

Parleray-je des jouvenceaux, Tous argentez par leurs manteaux.

Tous encherissans sur la mode , Commode soit ou non commode , Ayant tous canon trop plissé, Rond de bottes trop compassé . . .

Id., Œuvr., ihid.^ 1700, I, p. s3i.

Mais lasl G'étoit au temps que je marchois. . . Que je chargeois mes jambes de canons ,

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